LIVRE VI. CHAP. UOiXYlïU
î poisqu^en traversant une atmosphère plus chaude
5 et plus raréfiée^ ils sont moins sujets à se réfracter.
5 § 538. Voici une autre hypothèse du même
< auteur i> et qui n'est pas moins difficile à sou-
«tenir. Il imagine qu'il y avait dans la mer pri-
.mitive ^ des îles ou des terrains plus ou moin»
-^élevés , et que les corps organiques terrestres
^i]ont nous trouvons maintenant les dépouilles ,
jetaient dans les lieux les plus bas. Il suppose
ensuite qu'il s'opéra un déplacement de la mer par
.rabaissement de quelques parties de son fond;
'dans ce cas^ les terrains qui étaient ori^naire-
ment bas devinrent fort élevés au-dessus du niveau
de la mer ^ et plus froids. Il me paroît cependant
qu'on doit distinguer entre la température qui naît
de l'élévation du sol ^ et celle qui résulte du climat.
Dans la zone torride ^ nous pourrons avoir les
corps organiques des climats tempérés et même
^ roids , sur le dos ou sur la sommité des mon-
~ tagnes. Ainsi Linné pour expliquer comment il
pouvait y avoir dans le Paradis terrestre , des
animaux et des plaiîtes de tous les climats ^ ima*
^jgàïa une île sous l'équateur, et au centre de
^cette île ^ une montagne très-haute dont la cime
pouvait être peuplée de corps organiques des
''climats froids (i) ; les plantes et les animaux des
gll. (i) Cette ingénieuse hypqthèse de Linné a été réfutée par j^inn, Bergman, Zimmerman, etrécenunentparle danoisM.' Scboiiw, dans une savante Dissertation qui a pour titre : De sedièus plan" imrum originariis.
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climats chauds faisaient rornement de la base; et les corps organiques des climats tempères troa-* valent un asile entre ces deux extrêmes, vers le milieu du dos de la montagne. Mais dans la zoae tempérée, et bien moins encore dans la zoae glaciale , même au niveau de la mer , les corps organiques de la zone torride ne pourraient se développer spontanément , ni se propager ; aussi sur les côtes de la mer du nord y ne voit-OD aucune de ces plantes qui végètent sur les plages de FAmérique , dans les régions èquatoriaies.
§ 539. Pour expliquer Torigine des empreintes des plantes exotiques , particulièrement du genre des fougères qu^on trouve si fréquemment danl l les schistes calcaires et argileux , De Luc forme JD^ encore une autre hypothèse. Ayant divisé en mx périodes ou époques , la série des opérations qsi durent , selon son système , précéder Tétat actuel k| du globe ^ il assigne à la troisième époque, li o premier développement des végétaux , et à II itfe quatrième , la formation du soleil ; d^où il dëddlNar que lorsque les rayons solaires coniniencèreotàLç réchauffer l'atmosphère et la superficie terrestn* ttg les espèces des végétaux que nous ne conaoîisons aujourd'hui que par les restes qui sont demeurés ensevelis dans les couches minérales ^ {q* rent aussi modifiées. Faisons quelques remarque! sur cette idée de De Luc , laissant de côté tooi Tabsurdité qu'il y a de vouloir raisonner sur r^lpcf
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lyeiqaè' dWe planète ': appartenant au système laire, et qa*il suppoise néanmoins avoir existé ême avant le soleil. Comme Fenterrement des antes dont il est question , aurait eu lieu à la oisième époque ^ lorsque les roehes secondâii^e» étaient pas encore formées et antérieûremetit IX révolutions de la superficie terrestre que ' De je assigne à des époques postérieures , on 'he îvrait trouver les empreintes que dans les' couches ternes et profondes du globe. Mais Tobserva- )n qui nous présente ces empreintes ^ dans ' les ruches superficielles, nous indique que nous ^vons les attribuer à une des dernières révolu-* ms qui ont déterminé F état actuel du globe, e Luc assigne à la cinquième époque la'preière formation des couches calcaires, et beaufup d'empreintes se trouvent dans les - schistes Icaires. En outre ^ toutes les espèces de plantes »nt nous observons les empreintes, n*ont pas b détruites ou modifiées; plusieurs manquent jis les lieux où Ton découvre leurs empreintes; lelques-unes végètent néanmoins ' encore dans s mêmes lieux, et d^aûtres* existent dans des ys et dans des climats différens. Pourquoi Fac-* In des rayons solaires n*aurait-*elle modifié que lélques espèces, et dans certains climats? N'^au^ it-elle pas dû au contraire -produire le même Nst sur toutes les plantes et sur toute la sutrficie du globe? Il semble que les plantes fo^ftiles