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LIVRE VL CHAF. XCII, 5o

i=- Méditerranée^ eussent pu y transporter une masse sd^eau plus grande que celle qui était dissipée

?par Tévaporation; le niveau des eaux aurait été c: .tplus élevé qu^il ne Test à présent: la montagne ^^de Gibraltar qui divisait les deux mers^ venant cl: à être renversée^ le niveau de la Méditerranée

v?te serait abaissé. Au nord-est de cette mer^ il y ^ en avait iine autre très- vaste , et dont les eaux ^4 couvraient les lieiix maintenant occupés par la

^ mer Caspienne ^ la mer Noire et les pays adja- F^ cens (0. La multitude des coquilles qu^on voit ^ èparses dans la contrée du Jatk^ dans le pays ^ des Calmuques et dans celui du Volga ^ coquilles ^ qui sont les mêmes qu^on trouve dans la mer ^ Caspienne^ et n^ont aucune ressemblance avec ^^ celles des fleuves ; la nature du terrain qui est j. . partout un sable léger mêlé 'avec une boue

^ marine ^ et la qualité saline du sol démontrent

^ que cette étendue de pays a été couverte par

^ les eaux de la mer Caspienne. L'hypothèse de

^ Toumefort est donc très-vraisemblable. Cet auteur «uppose que les montagnes du Bosphore de Thrace

(i)Le8 confins, de cette ancienne mer Noire sont indiqués

;:. avec beaucoup de vraisemblance dans la carte annexée an savant

. ouvrage de M.' Dureau-^é-Lamalle» le fils, qui a pour titre:

idéographie physique de la mer Noire» H est k souhaiter que cet

intelligent naturaliste puisse continuer et terminer le travail doafc

^ jDous savons qu*il s^oocupe depuis long-temps , travail qui a pour

l>at de déterminer les changemens qui se sont ojpérés sur le

^he, depuis les premières époques iodiqiiéet par rhittoirjB. .

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ne faisaient anciennement qu^une seule madsf^ qui ^ comme une digue , séparait la mer Noire ^ de la Méditerranée ; en sorte que la première de ces deux mers unie à la mer Caspienne, au lac Aral i» à la mer d^ Azow ^ et grossie par et grands fleuves tels que le Danube , le Dniester^ le Nieper^ le Don- et le Kuban^ fonnait au milieu des terres , un lac immense ^ mais isolé et plus élevé que la Méditerranée et TOcéan : il suppose aussi que les montagnes du Bosphore qui faisaient la séparation ^ s'étant écroulées, une énorme masse d^eau entra dans la Méditerranée. Si la quantité du fluide qui pendant quelque temps se dégorgea dans cette mer ^ était plus grande que celle qui sortait par le détroit de Gibraltar, son niveau dut s'élever jusques à ce que les eaox de rOcéan, de la Méditerranée et de la mer Noire communiquant entr'elles, se furent mises en équilibre. La mer Caspienne qui par suite de cette révolution, se trouva séparée de la mer Noire, n'étant point alimentée par de grands fleuves, son niveau s'est toujours abaissé (i).

(i) MM." Engelhardt et Parrot ont tâché récemment de àéuf miner par une série d'observations faites avec toute Ve-sacâtoik possible, et répétées plusieurs fois, le niveau actuel de U mcf Caspienne. En prenant la moyenne proportioiuielle de leiiniB^ sures , on a pour résultat que cette mer est plus baste que U mer Noire de 3oo pieds. Lorsque ces deux mers communiquaieit entr' elles , elles avaient certainement le même pi veau ; donc depuN

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