LIVRE VI. CHAP. XCIII. 5l
avec les mariiiB peut donc avoir été produit par plusieurs causes; les explications que nous venons d'en donner^ ne seront néanmoins applicables qu'à ces lieux dans lesquels le mélange des corps organiques est tel qu'il présente les caractères de cette confusion et de ce désordre qu'on remarque toujours dans les dépôts des matières transportées.
§ 567. Il faudra donc renoncer à toutes ces manières de rendre raison du phénomène que nous examinons, IcTTsqu'il s'agira d'une distribution régulière et d'une alternation de couches telles que celles qu'on observe dans les environs de Paris. Alors il conviendra d'admettre que la mer à diverses époques , a tour à tour couvert et abandonné la même contrée^ phénomène, qui si rhistou'e ne nous en a transmis aucune connoissance, est du moins indiqué par les faits géologiques que nous avons exposés au § 49s. Comme ce phénomène est des plus curieux en géologie ^ il ne sera pas inutile d'en fâ^ire ici un examen particulier. Le rayon terrestre est évalué à 1432 lieues , et d'après ce que nous avons dit dans le chapitre XX, le refroidissement du globe produit par le développement des gaz^ n'a eu lieu qu'à la partie la plus voisine de la superficie* Supposons que cette partie corresponde à la moitié du rayon terrestre. Les cavernes qui se formèrent dans la masse du globe, s'étendirent