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CHAPITRE XCIV

De la dernière catastrophe du globe.

§ $7 1 • Li observation que dans les couches solides terrestres ( Voy. § 480 ), on n*a jamais trouvé des os humains réellement pétrifiés^ donne lieu de penser que les bouleversemens les plus grands que notre planète a éprouvés ^ ont été de beaucoup antérieurs à Texistence de Tespèce humaine, et par conséquent aux annales de noti*e histoire qui ne remonte qu^à peu de siècles : mais la dernière catastrophe après laquelle la superficie du globe n^a plus changé , au moins notablement, ne doit pas être d'une date très-ancienne. Il n*est pas nécessaire d'imaginer que . cette dernière catastrophe qui a déterminé Tétat actuel de la superficie terrestre, a été simultanée et générale sur toute F étendue de cette superficie; la révolution qui a produit son état dans une partie, peut avoir influé' jusqu'à un certain point sur les autres parties, et dans celles-ci, il a pu s'opérer à des époques diflPérentes divers bouleversemens. Lors donc que nous disons que la dernière catastrophe n'est pas très-ancienne, nous n'entendons parler que de cette partie du globe que nous examinons. Les coquilles fossiles qui

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éonservent leurs couleurs , leur éclat perlacé et quelquefois même leurs ligamens tendineux ; les restes des corps organiques terrestres ou marins, indigènes ou exotiques , qu'on trouve dans les couches superficielles et dans les terrains mobiles qui ne sont encore ni consolidés , ni durcis; les dépositions des grands fleuves , comme le Nil , le Rhin^ le Pô^ lesquelles ont dû commencer avec le cours de ces fleuves^ et dont on peut calculer la période par une approximation plausible; les montagnes que Ton Toit encore coupées à pic^ quoique la gravité, les eaux pluviales et les influences atmosphériques tendent toujours à niveler la superficie terrestre; la profondeur des lacs situés à rentrée des chaînes de montagnes, et qui recevant toutes les matières que les eaux transportent de Tintérieur des vallées , auraient dû se remplir; Taccroissement progressif des dunes, amas de sables que la mer rejette sur les plages basses lorsque son fond est sablonneux; et beaucoup d'autres phénomènes géologiques démontrent que les révolutions qui ont déterminé Fétat actuel du globe ^ ne doivent pas remonter à une grande antiquité.

§ S^a. Dolomieu (0 dans ses écrits a beaucoap insisté sur cet objet. Il ne s'est pourtant pas

(i) Pendant que Dolomieu soutenait le peu d^aacieuneté de la dernière catastrophe qui détermina l'état actuel de la superficie urrcstre , il avait des idées bien différentes sur Pantiquité da

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