‹ Institutions géologiquesChapitre 191 sur 203 · LIVRE VI. CHAP. XCIV, 5a · texte numérisé non relu

LIVRE VI. CHAP. XCIV, 5a

toujours eervi de raisons bien convaincantes. Il y a dans le Journal des mines ^ n.^ 9^ une de ses lettres dans laquelle ^ en rendant compte des grottes d'Arcy-sur-Aube , et des stalactites qui s^y forment dans un court espace de temps ^ il ajoute que ce genre d'opération remonte à l'époque où notre globe ^ constitué à peu près comme nous le voyons^ fut abandonné à l'action de toutes les causes qui peuvent agir sur les couches externes de sa croûte. Si donc cette époque était aussi reculée que quelques géologues le prétendent ^ la formation des concrétions aurait cessé depuis long-temps dans toutes les grottes qui en auraient été remplies ; et toutes les cavités souterraines dans lesquelles cette opération continue encore, quelle que soit leur capacité^ seraient déjà transformées en mines d'albâtre semblables à celles que l'on exploite dans plusieurs montagnes. Ce phénomène qui concorde avec beaucoup d'autres faits confirmait Dolomieu dans son opinion sur

I I I I I • ■■ I.. M ■ ■ ■ -Il ■ ■ I > I . ■ ■■ ■ l<

globe. Voici ce qa^îl dit à la page 16 de son Mémoire sur les tremblemens de terre de la Galabre , imprimé à Rome eu 1794: « Combien de révolutions a dû éprouver la terre que nous 9» habitons? combien de fois n^a-t-«lle pas changé de forme ? » Nous voyons partout des traces de ses révolutions et de ses 9 catastrophes. Notre imagination «e perd dans les temps anté- » rieurs à Thistoire. La supposition d^une seule révolution n*ex*> 3» plique rien ; nous marchons avec assurance sur les débris » peut-être de dix autres mondes ; et nous frémissons lorsque la » nature change quelque chose à ses effets journaliers.»

5^. INSTITUTIOUrS GÊOLOGlQtirte.

le peu d^anciennetè que Ton peut assigner à ïkat actuel de nos continens ^ et il se reprochait de n*en voir pas fait plutôt rapplication ^ ayant ea occasion de visiter un grand nombre de grottes. § 573. lime semble que Dolomieu aurait pa s^épargner ce reproche ^ par la raison que dans Tètat actuel du globe ^' il peut se fomïer deuou- Telles grottes et des cavités souterraines. Parmi les couches des montagnes calcaires ^ il y eu a souvent de matières terreuses ;» susceptibles d'être transportées par les eaux qui s*y ouvrent un passage^ et y forment des vides. Un tremblement de terre peut faire tomber partie d'aune montagne, et ébranler les parties les plus voisines , de manière à rompre leur continuité, etc. Les grottes souterraines sont des phénomènes si peu considérables , et qui dépendent de tant de combinabons qui peuvent avoir ou ne pas avoir lien, qu'il ne me paroît pas qu'on doive attribuer leur formation à ces grandes causes qui ont influé sur l'état actuel de la terre. Il y a, en outre, des grottes otx l'on ne remarque aucunes concrétions stalactitiques , pour la formation desquelles il est nécessaire que les eaux aient uo passage à travers les couches supérieures de la voûte , et plusieurs causes peuvent ouvrir ou fermer ce passage. « En calculant , dit Ramond » dans son Mémoire sur la structure des mon- ^^tagws dans la if allée de tAdour^ le temps

Page 1