‹ Institutions géologiquesChapitre 192 sur 203 · LIVRE VI. cHAP. xcnr. Sa · texte numérisé non relu

LIVRE VI. cHAP. xcnr. Sa

s: » nécessaire pour remplir d'albâtre une caverne , r 2k il fallait, aussi calculer les temps requis pour î. » la vider. Il fallait^ en outre ^ déterminer si *:. » les deux opérations devaient se suivre si abr, » solumeht , qu'il fût impossible de concevoir is 3> un intervalle entr'elles« Qui ne sait maintenant ■; y> que dans le monde inorganique les évéuemens t » s'enchaînent" non pas selon Tordre des temps, = -» mais selon Tordre des circonstances; et que rr » dans le cours uniforme, des siècles , il n'y a 5. 7> aucune mesure à laquelle on puisse rapporter ^ » T^ction capricieuse et conditionnelle des causes ^ 39 qui tantôt suspendent , tantôt précipitent la ^ » succession des faits dont Thistoire de la terre 1 :» est composée ?»

§ 574. Nous ne trouvons pas moins d'incertitude dans la raison que fait valoir De Luc^ . lorsqu'il a recours à la petite quantité de terre g, "végétale qui dans quelques parties du globe ^ forme la superficie des plaines en les revétissant j d'une couche très-mince. On peut voir les ré- ^ flexions que Saussure a faites sur cet objets en . examinant les plaines du Piémont et de la Lom- . bardie, pays cultivés au moins depuis trois mille ans, et où Ton- trouve à peine, en beaucoup d'endroits , un pied de terre végétale sur les cailj loux , ce qui fit penser à ce. savant naturaliste, , qiie la terre végétale est sujette à une décomposition qui met .des bornes a soq accroissement*

.5a6 INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.

En cflFet , Fanalyse de cette terre démontre qu^elle est composée de fibres et de racines végétales ^ en partie putréfiées , et d^un mélange de fer et de diverses terres imbibées des sucs des plantes qui y ont végété. Ces résidus de plantes doivent à la longue se décomposer en*fièrement, et alors leurs élémens où s^évaporent, ou entrant dans de nouvelles combinaisons, contribuent à d* autres productions , pendant que les pluies qui lavent la superficie de ces terres, emportent les sels , le fer et les parties les plus atténuées qui peuvent rester après la destruction des végétaux ( Voy. Saussure , Foyctges dans les ' Alpes ^ § i3i9 ).

§ 5^5. Il me semble qu*on doit attribuer à la dernière catastrophe Torigine de ces blocs de roches primitives, souvent très-grands, et quon trouve en diverses contrées , épars sur des collines ou dans des plaines qui appartiennent aux formations postérieures. Sur les monts de Brianza^ dans la haute Lombardie , il y a une si grande quantité de ces mêmes blocs erratiques, qu'ils ont reçu une dénomination particulière, et sont indiqués par le terme dé trouanti. Ils sont d'ordinaire fort volumineux , et servent à des travaux d'architecture , comme colonnes , architraves, corniches de portes, etc. La roche dont ils se composent est fréqueniiment cette variété de granit à gros grains , qui contient beaucoup

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