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cle feld-spaths d'îin à deux pouces de grandeur ^ mt même des veines quartzeuses. Je ne crains pas €l^ assurer que sur dix de ces masses erratiques, 11 y en a certainement huit, et des plus volujsiineuses , qui appartiennent à cette espèce de granit. Cependant en examinant Fenceinte des diverses possessions , il n'est pa& rare d'y reconnoître des blocs de siénite , de gneiss , de schiste micacé et de serpentine. Je dois dire qu'ayant parcouru pendant l'espace de trois jours , la plaine de Rovagnate comprise dans le territoire ile Brianza , je n'y ai aperçu aucune masse de porphyre ou de calcaire primitif, quoiqu'il existe dans le voisinage, deux formations porphyritiques, l'une près dû lac de Lugano , et l'autre qui de la colline de S.* Charles , à Arona , s'étend jusqu'au lac d'Orta ; et que le calcaire primitif se montre en divers sites qui sont peu éloignés ^ comme à Fiona et à S.** Euphémie , sur le lac de Côme, à la Candoglia et à Omavasso , sur le lac Majeur. lie même granit qu'on trouve si fréquemment 8ur les monts de Brianza, est différent des granits les plus voisins , c'est-à-dire , de ceux de Baveno, de Montorfano et de S.* Fedelino , ce qui donne lieu de penser que les roches les phis voisines n'ont guère participé à l'influence de la cause, quelle qu'elle soit, qui a effectué le transport des blocs erratiques. Mais reprenons : ces blocs sont très-fréquens dans les plaines de la
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Russie, de la Pologne, de la Prusse, du Danfmarck et de la Suède. Depuis le Holstein jôsqa'à ]a Prusse orientale , quelques terrains d'aUinioD sont couverts de masses de granit: il yenauae hï grande quantité dans la Scanie et dans le Jutland qu^on s^eil sert pour construire reaceinte des maisons et des églises. Mais ce qui doit être un objet de surprise , c^est de voir d'ènonnes masses de granit placées sur la sommité des montagnes calcaires de Rettvick , de Roedaberge , d^Osmund , lesquelles ont presque six miUe pieds de hauteur au-dessus du niveau de la mer, et qui par conséquent sont au nombre des mon^ tagnes les plus, hautes du nord de FEurope. Ce phénomène a été observé dans les Alpes, et peut-être décrit avec plus de soin que partout ailleurs.
§ 576. La chaîne centrale des Alpes dont le Mont-Blanc est la cime la plus élevée , se compose de granit. Presque parallèlement à cette chaîne , et à la distance de $4 milles , au nordouest , on trouve la première ligne du Jura qui a 5o ou 6g milles de longueur , et est entièrement calcaire. Entre ces deux chaînes sont situés le lac et la vallée de Genève ainsi que les xrollines et les, vallons qui en dépendent. Ce n'est que dans la chaîne centrale qu'on voit le granit en place ; mais dans l'espace qui sépare les deux chaînes, on rencontre de très-grandes masse»
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.1 granitiques ^ isolées y irrégulièrement éparses ^ set qui appartenant originairement à la chaîne ï centrale ^ ont dû être détachées de leur site et k' transportées à de grandes distances par quelque - cause mécanique proportionnée à leurs masses. r Dans les environs de Monetier^ près de Genève ^ ; il y a de ces blocs de granit' de 1 3oo pieds cur biques : sur la colline de Boîsi^ non loin du lac ï de Genève , on en voit d^autres de aaSo pieds ( cubiques , et principalement un appelé la pierre 3 à Martin y d^environ lo^dco. pieds cubiques et ..qui doit peser plus de 19,000 quintaux. Quelque , grand, quon suppose un courant dVaUy il est r difficile de concevoir qu'il ait pu être doué d'une. ^ force impulsive pjcoportionnée au transport de pa-> reilles masses^ qu'on trouve non-seulement dana le fond des vallées ou dans le lit des fleuves ^ mais- encore çà et là sur le dos et presque sur la cime des montagnes calcaires ; car on en voit qoi ont été déposé^ , jusqu'à la hautear dé' deux xsâUe pieds au-dessus du niveau du lac^ sur la péate du Jura qui est en face des Alpes. Sansaura ; a observé que derrière la première lignedes.: montagnes, du Jura i^ on. ne rencontre plu9 de ces masses , -excepté dans' les. lieux d'où l'on peut apercevoir la sommité de» Alpes ^ au. moyeip de quelque . kitjerruption de continuité ; et que ce n*est ;que dans ce oas^ qu'on voit de nouveau det. Idoc0 de grapit.qui ont roulé* jusqu'au * pied des