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UVKE VI. CHAP. XCIV

= Dorance; mais Servières et Guettard en atU'ibueiit

- le >tran8port et la déposition au Rhône. Ces deux ^- opinions ont été rejetées' avec raison par Saus-

' sure^ 1.® parce que les pierres de Za-Craa sont d'espèces différentes de celles transportées par la

- Durance et par le Rhône; a.^ parce que ces cailloux ont en général un plus grand volume

: que ceux qui sont roulés par ces deux flueves:

- la, majeure partie de ces mêmes cailloux sont ;; aussi gros que la tétCi, et Ton en voit même de .: plus grands ^ tandis que ^ vu la distance où ils ; se trouvent ^ ils devraient . être plus petits ; 3.^ i parce qu'il n'est pas naturel de penser que la i{ Durance et le Rhône aient pu non-seulement

tran^ortér., mais niveler cette , immense quanr ; tité de [cailloux sur la superficie d'une plaine , qui a vingt lieues carrées d' étendue. Quelques-uns oùt imaginé que. ces cailloux proviennent de quelque grande couche de brèches ou de pou- . dingues ^ dont les pierres arrondies sont restées . isolées ^ soit . parce que le ciment qui les unissait^ s'est décomposé I) soit parce que la couche a'est écroulée ('). Mais cette .conjecture ne fait

(i) Lort du désastre arriTé. dans le district de Schwitz, en •eptembre i8p6 j une couche de poudingue du Rpsberg s* écroula* Une . grande . quantité de pierres parmi lesquelles il y en ayait de très-grosses » poussées par leur propre poids , firent transportées avec une force, indicible, à de grandes distances, trayer- •èrent.A«ec;la rapidité de .la . foudre ,. une plaine qui a une lieue

Sé^tk INSTITUTIONS GÉOLOGIQUES.

qu'éloigner cVun pat la difficulté , puisqu^il mten 1 i toujours à expliquer rorigine problëmaticpK dei | i cailloux ^ avant quelle ne fussent enveloppèi fu nn ciment et qu^ils ne formassent des coodci de brèches.

§ 58a. L*opinion commune est que les caillom arrondis doivent être attribués au cours des fleavei et des torrens ^ et c*est à cause de cela qd*on leur a donné en général le nom de pierre* roulées. Mais si Ton réfléchit sur leur immense quantité et sur la vaste étendue des terrains quMIs recoo* vrent , on se convaincra qu^il est impossible qa*ii& fleuve ait pu occuper des extensions si considérables ^ et déposer partout presque sur un mÀDe plan horizontal , des pierres qui sont i peu près de la même forme et de la même grandeur. Qad est le torrent qui a pu arrondir les pierres des Alpes amoncelées sur une étendue de 3oo millei carrés du haut IVfilanais , où tant d^obstacles lei auraient empêchées de parvenir? ( Voy. le Mémoire de Venturi déjà cité). Souvent la situation des lieux contredit Texistence de vastes fleuves ; et il est d^autres cas où le voisinage des montagnes paroît écarter l'idée d'un assez long voyage pour que les pierres ^ en perdant tous leurs angles, prennent une forme arrondie. Saussure a

de largeur , et rejaillirent à plusieurs centaines de pie^ de banteur sur le Rigiberg qui est à Toppoeite. Les roches détachéet parcoururent presque en un inttant Tespacc 4e plus d*iiiie licaC'

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