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CHAPITRE LIV

Des arénaires et des grès,

§ 328. Le grès^ suivant Brochant, est une roche composée de grains plus on moins gros de quartz , quelquefois de schiste siliceux , et très-rarement de feld-spath. Ces grains sont liés par un ciment tantôt argileux ou argilo-fenrugineux , tantôt marneux ou calcaire, et rarement qaartzeux ou siliceux. Le ciment est plus ou moins abondant, mais il ne forme jamais la partie dominante. La grosseur des grains est très-* variable , et il y a des passages gradués depuis le grès à grains gros et très-gros, qu*on appelle communément poudingue , jusqu^au grès à grains fias qui semble compacte et a Taspect d'aune roche simple. Si nous comparons cette description à celle de la grauwake (Voy. § 3ii), nous verrons qu'il est bien difficile de reconnoître avec certitude, m une pierre doit être rangée dans la classe des grès ou dans celle des grauwakes; et par conséquent pour mettre plus de justesse dans le langage, il conviendrait peut-être d'abandon^ ner les termes de grauwake et de grès ^ et de substituer celui (Sarénaire , qui est entendu de tout le monde , et qui présente à F esprit , le

caractère extérieur de la pierre dont on pcat déterpiiner la structure, en ajoutant, à gros grains^ à petits grains^ etc., et la nature, en se servant des épithètes , argileuse , calcaire , siliceuse , fer* rugineuse, etc. Ainsi le grès de Fontainebleau sera une arènaire siliceo-calcaire. Si ensuite les grains de Farénaire sont très*gros , alors nous avons les termes déjà reçus de brèches et poudingue dont le le premier exprime les pierres formées de graiofe tB ou parties angulaires , et le second celles doM ' ^ les parties composantes sont arrondies. ;^

% 329. Saussure avait observé la nature des '^ arénaires d'après leurs divers gisemens, et vok» jb cpmme il s'exprime sans aucune confusion: ' de ^ termes dans le § 699 de ses Voyages daris hs jt Alpes : « Fendant que les grès et les poudingoci ji a> des collines et des monts de nouvelle forma* ) y> tion , ont presque tous pour* gluten une ma* t » tière calcaire , ceux qu'on trouve immédiate* t » ment dans le terrains primitifs, et qui occupent ; » les intervalles qui séparent ces terrains primi- \ » tifs, des premières roches secondaires, sont 1 » liés par un gluten quartzetix. » L'origine des arénaires doit être attribuée aux matières terreuses les plus menues , restées après la conso* lidation de la croûte teïr^estre , agitées , charriées par les eaux, et puis déposées dans la mer lorsqu'elle couvrait encore beaucoup de parties de notre globe. Gomme ensuite la constitutîoa

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