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des exemples loin de Milan ^ je citerai ces banca de calcaire primitif qu*on voit sur le lac de Côme, qui présentent dans quelques-nnes de leurs parties^ un grain grossier et ècaitleux, et dans d^autres^ un grain si fin que leur fracture ressemble à celle de la cire. J'observe encore que la prévention qui fait qu'on ne veut reconnoître pour volcaniques quelques roches qui par leur gisement ^ par leurs caractères et par leur parfaite analogie avec les laves, ne peuvent évidemment appartenir qu'à d'anciens volcans éteints (Voy.§ 336)^ j'observe , dis-je , que cette prévention oblige les Wemèriens à multiplier à l'excès les formations trappéennes et porphyritiques, et à se perdre dans un labyrinthe de formations. Enfin les observations sur l€»queUes le tableau a été combiné , et qui servent de base aux divers âges des roches y selon leur gisement, sont relatives à différentes localités de l'Allemagne, et il reste par conséquent à vérifier si elles ont lieu dans d'autres parties de la superficie terrestre. Dans ce tableau , par exemple , le muriate de soude appartient à une des formations les plus récentes, et cependant nous avons dans les Alpes , ainsi qu'on le verra daiks la suite , une saline comprise dans une formation primitive. Du reste, je ne fais que proposer mes doutes, et j'ose espérer qu'ils ne déplairont pas au célèbre auteur qui par ses lumières et par ses écrits sTest assuré une place

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distiogaée parmi les gèologuèé de ôotre Age. Ponr se convaincre encore davantage de la vérité de ce que je dis, il suffit de comparer la distribih tion méthodique de M/ Reass , fondée sur des observations faites en Allemagne , avec les phéoo- F mènes géognostiques des (les Britanniques. Ctàr par ce motif qu*à la suite du tableau de M.' Rena^f j^ai placé celui de M."" Conibeare dans lequel éitf représenté Tordre de superposition des rocheiV^ dans les mêmes îles.

§ 359. La généalogie des formations faite par M/ Reuss, ne concorde pas entièrement aveè celles que nous ont données d!*autres géognostev. Jameson, membre de la société 'Wemérienne d^AiH gleterre, dans le Mémoire cité au § '3o8 , établit trois formations de granit , et deux de siénite. 1 Deux des formations granitiques sont primitives; ^ la troisième est de transition. Dans la nomenclur ^ tùre des roches primitives , cet auteur fait men* ^ tion du killa , roche , qui , diaprés une courte -' notice qu^on en a donnée dans la Bihl. hfit., 1 mars 181 2, paroît être un gneiss de formation ^ plus récente : selon quelques naturalistes ^ c*est ^ un schiste dans lequel prédomine la magnésie ^ ( Voy. le même journal^ février 1814); et selon ^ d^autres^ un schiste argileux ou thonschieffer (Voj. ^ Brochant, tom. i, pag. SçS ). Dans quelques contrées de TÊcosse ., suivant Jameson ^ le killa est superposé à la siénité. et au granit , et dans

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d'autres^ il en est recouvert: par conséquent dand le premier cas , il est plus jeune , et dans le second^ plus ancien que la siènite et le granit. C*est pour concilier des observations si contradictoires , qu^on a proposé la doctrine des formations plus récentes du gfanit qui tantôt couvre les schistes argileux^ et tantôt alterne avec eux. De là, On a.^dmis, i.^ une formation ancienne du granit , et c^est celle qiii alterne avec le gneiss -, %.^ une formation plus récente qui forme des masses transversales daiis le gneiss et dans les schistes; enfin une troidième formation, et c^est cette qui a produit de véritables filons dans les

roches de la formation schisteuse. Diaprés les principes que fai posés dans les §.** i8o, i86, 187, 188, 298 et 3o8, on peut du moins en génêi'al rendre raison de ces phénotnènes que présentent les roches primitives dans leurs divers gisemens , et qui ont obligé les géologues à multiplier les formations d^une manière si embarrassante.

§ 36o. Gomme les roches qui composent les montagnes et les diverses parties de la superficie terrestre , appartiennent à des formations différentes , savoir , primitives , intermédiaires et secondaires , toute substance soit pierreuse , soit saline , ou métallique ou bien combustible , et généralement tout fossile se rapporte à quelque formation , ce qui constitue son gisement. Maintenant dans tous les bons cours de minéralogie.

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en traitant des diverses substiances fossiles ^ on indique leur gisement ou la manière dont elles se présentent^ et la nature des autres substances auxquelles elles sopt associées. Plus les observations se multiplieront^ et plus on verra s* accroître le nombre et Texactitude des tables qui en ont ëtè do^nées par quelques auteurs ^ et notamment par M/ Thomson dans szÇhinde, tom. 7^ chap. III; et il est probable que quelques fossiles que nous regardons comme propres de quelques terrains, se trouveront appartenir encore à d* autres formations. On a cru pendant long-temps que Tépidote et la trèmolite n^avaient leur gisement que dans )es terrains primitifs, et que ces substances appartenaient exclusivement à ces terrains : , cependant De Buch nous assure que dans le GieDebach , près de Christiania , en Norvège , la trèmolite associée à TèpidotCi) se trouve dans un calcaire blanc superposé à un calcaire noirâtre, plein de corps marins , et qui par conséquent est plus jeune qu'une pierre de formation secondaire.

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