LIVRE Y. CHAP. LXI. I
renferme les cailloux sont souTent entièreinent verticales. Or si une même cause avait redressé Jes couches horizontales de la montagne 1, elle aurait dû donner à toutes ces couches le même degré d^élévation. Nous avons déjà plusieurs fois signalé les difficultés qu^on rencontre dans Thy^ pothèse du soulèvement des montagnes primitives postérieurement à leur consolidation 1, et Ton a ^m que la disposition de leurs couches soit ver^ locales ^ soit inclinées ou même horizontales peut aisément se concevoir comme un effet produit par les combinaisonei du refroidissementi, et que comme les séparations de continuité occasionnées par le refroidissement^ ont beaucoup d* analogie avec celles qui résultent du dessèchement ^ on ne doit pas trouver bien extraordinaire que les mêmes dispositions soit verticales ^ soit inclinées ou même horizontales se fassent remarquer dans les substances pierreuses qui se sont consolidées dans la mer ou qui avaient été mêlées et déposées par les eaux.
§ 369. Saussure trouve beaucoup de difficulté à concevoir que des pierres de la grosseur de la tête se soient arrêtées au milieu d*une fente verticale 1, jusqu'à ce que les petites parcelles pierreuses soient venues les envelopper et les fixer dans cette position. Cette invraisemblance^ dit-il , s'accroît lorsqu'on observe la texture de la pâte qui unit les cailloux et se compose d'un
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schiste clont les feuilles élémentaires sont excessif vement minces. Mais j^ observe que Saussure en parlant' de la grosseur des cailloux^ dit qu^il y en a de toutes les grandeurs et que quelques-uns peu- j vent être comparés à des grains de sable ^ ce qtâ h donnerait lieu de croire que cette poudingue est j une espèce de grauwake. Je ne vois donc pas qu'il y ait de TinTraisemblance à supposer que la mer^ g quand elle couvrait cette montagne^ ait transpo)rtè ] tous ces cailloux unis avec un sable et une bout ^^ atténuée^ et les ait déposés dans ce lieu oh ils ont l. rempli le vide de quelque grande fente; La booe subtile. en séchant ^ a formé le schiste dans lequel les grains de sable et les cailloux sont restés j^ enveloppés. [
Si ensuite on ne veut pas absolument se ^ départir de Fidée que la position originaire d'un ^ grand nombre de couches primitives fut horizon- ^ taie ^ il me semble beaucoup plus naturel de , penser que leur position subséquente fat Teffet ^ de -diverses combinaisons qui purent avoir lieu ^ lorsque ces couches n'étaient pas encore conso- ^ lidées ; et Fon trouve dans le développement des ^ gaz^ une cause proportionnée à Feffet qu'ion veut ^ expliquer. Du reste, ceci ne peut point s'ap- ^ pJUquer aux couches de brèches observées par ^ Saussure. î
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