CHAPITRE LXIV
Conjectures sur Vongine des montagnes.
§ 38i. Dans la Chine ^ dans Flndostan et an nord de r Amérique méridionale, dit "Walckenaçr^ Cosmologie, pag. 89, il y a des montagnes isolées. Au Congo , dans la province de Gonghelle , on voit une montagne isolée, surmontée d^une audre montagne, à la sommité de. laquelle on trouve une riche prairie. A Test de Santa-Fé de Bogota^ d^ns le pays de Salivas , est . une montagne ; ap* pelée Pararuma , qui se présente som. la forme d'une pyramide élevée , tronquée à sa cime. Il est probable que quekpies-unes de ces- -montagnes sont des cônes d'anciens volci^ns éteints , puisque nous voyons que les volcans actifs forment des montagnes isolées : mais si . nous faisons ahstiraction des opérations des volcans , les montagnes, comité nous T avons dit dans le chapitre précédent , sont communément ■. liées entr'elles. en forme de chaînes , ^^ s'étendent par des longueurs plus ou moins considérables , tce qui indique une opération continuée et prolon* gée pendant un certain temps dans la même .diliection. En ouftre, les montagnes soit primitives, soit secondaires sont le plus souvent stratifiéea.vOU
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disposées en lits , ce qui démontre encore twe cause dont Taction a été successive^ et plo8oa|Ril moins régulière dans sa durée et dans son éner-^ gie. Cela posé, on peut concevoir la formadon des montagnes primitives de la manière que nom allons Texposer.
§ 38a. Lorsque la terre était encore fluide, les élémens des différentes roches primitives s^ rent en divers endroits selon les impulsions leurs attractions réciproques , et selon que permettaient les résistances des autres mati interposées. Le premier degré de refroidissemeÉl produit par la séparation du calorique, ainsi qm nous Tavons déjà expliqué , eut lieu à la supcf* ficie qui de F état de parfaite fluidité passai celui de mollesse. Les divers progrès du refiroi* dissement formèrent différentes couches. Cependant le refroidissement se propageait dans le parties intérieures, et comme il dépendait de h Combinaison du calorique avec les principes solide des gaz , à mesure que ceux-ci se développaien et se dirigeaient vers la superficie encore molle ils en soulevaient les parties qui en continuant toujours à se refroidir de plus en plus , priren de la consistance et se consolidèrent dans II situation qu'elles avaient reçue de Timpulsion du gaz. Lorsqu'un courant impétueux de fluides élas< tiques s^était ouvert quelque principale voie daw une direction, les gaz qui se développaient dff