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LIVRE ▼. CHA?. tXIV, I7I

antres parties voisines ^ trouvaient moins de dif* ficulté à s*engager dans la même voie^ et les parties soulevées de la superficie encore molle ^ rendaient plus facile dans la même direction ^ Texhaussement des autres parties voisines égale* ment molles et poussées par quelques courans de gas qui n* avaient pu se joindre au courant principal ; d^où il devait résulter une certaine correspondance de direction dans toutes les par* ût9 mues et soulevées. Si Ton conçoit en outre que les parties de* la superficie avaient le degré de mollesse suffisant pour retenir la situation qu^elles avaient reçue de Timpulsion des gaz ^ les parties intérieures étant animées par une plus grande chaleur et par conséquent encore plus fluides <) devaient , après le passage des gaz, retomber sur elles-mêmes et s^unir en remplissant le vide. Restaient néanmoins ces cavités qui s^étaient formées vers la superficie , et dont les parois n^ëtaient plus fluides <, mais avaient commencé à se consolider: ces mêmes cavités qui n^etaient que des séparations de continuité près de la superficie <, ont donné naissance aut vallées^ et d'après la manière que je les conçois produites, on voit que dans toute chaîne de montagnes , elles doivent avoir entr^eUes certains rapports et certaines communications*

§ 383. La-Métherie^ comme nous Pavons dit dans le § 14^ a considéré la formation des

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montagnes, comme Feffet de la cristallisation. Si son idée a été d^ assimiler les roches primitives qoi composent la • plupart des' hautes montagnes à des substances produites par la force de cristal^ lisation ^ je n^ai rien à lui opposer: telle était Fopinion de Saussure^ et c^eàt celle que je soih tiens avec le plus grand nombre des géologues^ sauf cette seule diffélrence que je substitue là flaiv| dite ighée à la fluidité aqueuse. Mais si Ton veut étendre encore cette idée aux grandes masses, cA concevoir les montagnes comme autant deicrUi^ taux d^une grandeur colossale^ formés par d*autret cristaux agiomérés, on ne pourra se dispenser d* admettre Faction d'une cause capable d^avoir produit, cette configuration qu^on . observe ' dans les montagnes. Lorsque des cristaux .se forment dans un fluide , leur disposition n'affecte aucune régularité, tandis que les chaînes de montagnes les plus étendues présentent certaines .directions constantes. Ce phénomène . doit être Isans doute une présomption ttôsez foi'te pour nous faire exclure toute cause irrégulière qu'on voudrait imaginer à fin d'expliquer l'origine des montagnes, comme les renversemens du sol, les soulèvemens produits par des feux souterrains , et méîne les seuls accidens des cristallisations. Ajoutons que ice même phénomène démontre évidemment Factioii d'une cause qui a agi d'une maoière ' régulière et uniforme. De toutes les grandes chaînes des

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