‹ Institutions géologiquesChapitre 64 sur 203 · LIVRE T. CHAP. LXIV · texte numérisé non relu

LIVRE T. CHAP. LXIV

les^ et ont des directions tout>-à-fait coih S0^ trairas^ il est facile de rendre raison de ce fait DO' JMur ce qui a été dit dans le % 882. Pendant que 0fF<ie développement des principaux courans formait ^-'*s chaînes les plus hautes^ les autres gaz qui dégageaient par les cotés ^ s^ unissaient en plus 'tits courans ^ et soulevaient à leur tour , en )f ^ifcieon de leur masse ^ les parties voisines de la idniperficie ^ jusqu'à ce qu'ils pussent y après avoir B^iilllttiinonté tout obstacle , se joindre au courant :ti^[|rincipal , ainsi que ces nombreux torrens d'eau ^«^%ni vont se confondre dans le lit du même fleuve. or* Xn concevant la formation des montagnes de la î^fc Manière que nous venons de l'exposer, on peut ï^ to déduire qu'elles devaient recevoir trèsHrare- •^' «eut la forme conique, et au contraire prendre ^ très-souvent la configuration de chaînes ou de .9^ protubérances longitudinales et prismatiques. -Une ^ certaine quantité de vapeurs et de fluides élas- % tiques qui se développe d'une masse fondue qui •^ te meut dans une direction déterminée «^ participera e elle-m^e à ce mouvement, comme nous l'avons "^ dit • et devra soulever dans la même direction» ^ la matière qui s'opposera à son libre dégorgement. m § 385. On doit donc concevoir toute grande ' chaîne de montagnes primitives comme formée f de plusieurs séries longitudinales et parallèles de y montagnes qui conservent la même direction que -^ la chaîne générale. La série qui occupe le milieu

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de' la chaîne tn est Taxe central. On a vu qa*#| droite et à gauche de cet axe sont les aotnii séries de montagnes qui s* appuient contrées" même axe^ et dont rëlëvation va toujourB dè«> l croissant. Cependant cette configuration a èÉaltérée dans quelques lieux ^ comme nous Yavi prouvé par l'exemple ' des Pyrénées dans \tt^< quelles les montagnes du Mont-Perdu qui }es cimes les plus élevées ^ non-seulement trouvent placées hors de Taxe de la chaîne^' mais présentent encore des '■ sommités foi de pierre calcaire coquillière. La disposition pii^! mitive s* est conservée dans la chaîne des Alpes il le Mont-Blanc qui, placé dans Taxe même ds la chaîne , est le plus élevé , se compose de roches primitives, et vers lui sUnclinent les sommités des chaînes inférieures. Rien de si intérêt* sant que la description que Saussure nous> t donnée . dans le § 9 1 5 , des couches du Gramont et des montagnes voisines qui s'élèvent du côté de la chaîne primitive. Les sommités • de ces couches terminées en pyramides, s'inclinent' vers le Mont-Blanc, et leur position , je pourrais presque dire leur attitude, est tellement unifbrmei que lorsqu'elles se groupent les unes derrière les autres, on les prendrait pour des êtres animés qui veulent s'élancer vers cette montagne 00 du moins la voir , à peu près comme lorsqu'une foule de personnes regardent le même objet,

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if .iMles qui sont les plus éloignées se dressent sur e' ht pointe des pieds ^ et sUnclinent en portant r leur corps en avant.

§ 386. Si^ à cette configuration de beaucoup ^e montagnes ^ nous voulons appliquer la maière dont, suivant notre opinion^ on doit convoir leur origine, nous verrons que le prin-

Ê)al effort des gaz se dirigea vers cette partie la superficie encore molle et qui correspond :i^ • l'axe central de la chaîne. Cette partie fut r^^ulevée avec beaucoup plus d'énergie ; mais en r laéme temps l'impulsion se propagea dans le» w parties latérales qui furent aussi soulevées et se r consolidèrent dans des positions plus ou moin» ? inclinées à l'horizon , selon qu'elle» étaient plus c ou moins distantes du centre de la force imr palsive. La direction dans laquelle agit cette f force qui souleva les grandes masses encore r molles, dut nécessairement influer sur la direà- &' tien et l'inclinaison des couches qui n'étaient » pas entièrement endurcies ( Voy. § laS ). Il me V semble que par ce principe , on peut rendre . raiscm non-séulement de cette loi constante qui / règle la direction et l'inclinaison des couches ^ des montagnes primitives, ainsi que l'ont pensé quelques géologues^ mais encore de quelque* F phénomènes particuliers , comme, par exemple^ i des couches recourbées et repliées. Une matière r molle et par conséquent flexible reçoit facilement

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