‹ Institutions géologiquesChapitre 65 sur 203 · Tome IL la · texte numérisé non relu

Tome IL la

la forme et la position déterminées par la force impulsive qui peut tantôt agir librement ^ et tantôt; être modifiée par des circonstances particulières ^ L et contrainte de changer de direction. Si Too L yeut supposer les. couches des roches soulevées e|^L renversées sous divers angles après leur consolir.L dation^ on aura bien de la peine à expliquer U^ formation de ces couches qui représentent àfiL^ courbes rentrantes ou très-irrégulières* Du resteJ,^ on ne doit pas perdre de vue ce que nous avoniL^ dit ailleurs ( Yoy. §/' 194 et 323 ) ^ savoir, qauL quelquefois la décomposition donne à quelqu€ll montagnes Fapparence superficielle d'une bizaneL stratification. La multiplicité, la variété et Firrè-y gularité des fentes, la facilité avec laquelle la roche ^ se partage et se réduit en morceaux , la tendance \ qu'elle a à s'exfolier dans quelques parties plutôt ■■ que dans d'autres ^ l'altération de la couleur native , sa compacité moindre que celle qu'on observe ordinairement, tout cela pourra servir de cntérium pour nous faire distinguer la structure naturelle d'une roche , de ces fausses apparences que la décomposition aurait pu lui donner.

§ 387. Que si ensuite nous jettons un coup d'oeil sur les montagnes de transition et secondaires, la manière dont nous avons, conçu là formation de ces deux classes de roches, noitf indique naturellement qu'elles ont dû s'appuyer contre les roches primitives , et quelquefois mÀne

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recouvrir celles-ci; et que la position et Tincli-* naison de leurs couches furent nécessairement déterminées par la configuration de la sjiperficie sur laquelle les dépositions eurent lieu. Yoilà pourquoi les montagnes Secondaires, qui sont adossées contre les flancs d^une chaîne primitive quelconque ^ s^inclinent vers celle-ci et lui présentent leurs couches ascendantes. Ces montagnes sont tellement asservies à cette position par rapport à la chaîne primitive qui leur est propre, que lorsque celle-ci change de direction , elles en changent aussi et toujours de la même manière, et conservent, relativement à la chaîne principale , la même inclinaison. Les dépositions qui ont formé ces montagnes secondaires différaient souvent entr^elles, et changeaient de nature selon les combinaisons des diverses matières : aussi Toyons-nous que les formations du calcaire stratifié ancien déposées sur les flancs des montagnes primitives , sont fréquemment séparées des roches primordiales par des couches tantôt d^arénaire à gros grains, tantôt de poudingues ; ici par des mines de fer , Jà par une argile riche en pétrifications, etc.

§ 388. Cependant les dépositions dont Tan-^ cienne mer a couvert les montagnes primitives, ne se modelèrent pas toujours sur la configuration du sol où elles s* opéraient; souvent eues durent céder à ces mouvemens violens qui

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agitaient les eaux de la mer primitive (Voy. g 298), et prendre ces positions qui étaient déterminée» h par rimpulsion des eaux et par \es circonstance» ^ du site. Dans la chaîne des Alpes ^ les matières j^o secondaires se sont accumulées à des hauteun très-considérables du côté du nord^ ce qui a fait dire à Doloinieu que les courans de . la mer qm transportèrent ces matières ^ venaient dans cette to^ direction.. Au contraire dans la chaîne desPyrè-oi nées ^ les substances secondaires s^élèvent à des iô hauteurs de plus de huit ou neuf cents toises da ta côté du sud^ ce qui a fait penser à Ramond que V les courans venaient du midi. En réfléchissant sur {n; le voisinage de ces deux chaînes de montagnes f* et sur la différence des deux directions dont on ii vient de parler ^ il sera facile de concevoir, dit î Kamond , de quelle épouvantable agitation étaient tourmentées les mers qui couvraient alors les montagnes primitives, ce qui s'accorde avec ce que nous avons déjà dit dans le chapitre XLVII, sur le mouvement qui agitait les eaux de la mer primitive. Il est encore possible que les dépositions qui s* opérèrent dans |a mer , sur un côté ou à la base d'une chaîne primitive , furent transportées par le mouvement des courans opposés ou par des accidens postérieurs ( Voy. § 874 ).

§ 389. Uagitation de la mer peut avoir empêché dans beaucoup de lieux cette régularité , de précipitations de laquelle auraient résulté-dee ^ couches distinctes, et avoir donné Ucu à cje t

grandes accumulations qui dans ]a suite s^étaât consolidées , ont formé des montagnes de tran* eition ou ces montagnes secondaires qui ne présentent pas encore de véritables couches. La stratification aura donc éU lieu partout où le court régulier des précipitations né fut point troub}é par des mouvemens violens et extraordinaires* Comme ensuite à Tépoque de la formation de» roches stratifiées^ le, globe n^était pas encore réduit à sa température actuelle^' il est très* vraisemblable que des courans de fluides aéri«» formes se développant au fond de cette mer encore animée par beaucoup de chaleur ^ altéi^ rèrent la régularité des couches et en changèrent la position originaire pendant qu^elles étaient encore molles ^ et flexibles^ c'est-à-dire, avant qu'elles se fussent consolidées. Il nie paroît donc qu'on peut expliquer les irrégularités qu*on observe* dans la direction et dans l'inclinaison des couches, des montagnes secondaires , d'une ma^ nière ^ analogue à celle que j'ai indiquée cinlessus pour les couches des montagnes primitives. C'est ainsi qu'on pourra rendre raison de quelques formes bizarres de couches calcaires , comme . sont celles décrites par Saussure dans les §.** 47''» 1935 et 1937 ^ lesquelles ont la figure d'une S et d'un C, toutes les fois néanmoins que des( ob-» servations exactes indiqueront qu'il s'agit non d'apparences superficielles produites par la décomposition ) mais de véritables couches.

iSa iKSTiTUTioirs géologiques.

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