CHAPITRE LXV
On ne peut attribuer aux eaux la première
origine des vallées. ■'
§ 390. Plusieurs naturalistes voyant couler |qi ordinairement au fond des vallées , quelques 1^ masses d'eau en forme 4ç fleuves ou de torrena, J ont attribué à ce fluide la force de couper les i^, montagnes , et de transporter au loin les maté- ^ riaux qui forment les parties intermédiaires. L'ob- ^ servation de Burguet sur la correspondance taut 1^ des couches des parois opposées des vallées, que ^ des angles saillans et rentrans ^ trop facilement j^g admise et généralisée ^ a beaucoup contribué i L confirmer cette opinion dont la fausseté a été ,1 démontrée par Saussure. Des nombreuses obser* ^ vations de cet illustre géologue ( Voy. Voyages \i^ ikms les Alpes ^ % 877 ) ^ il résulte que la pro» j position de Burguet ne se vérifie qu^à Tégard des j^ vallées transversales , étroites et de formation ré« !>g cente ^ tandis qu^au contraire les grandes vallée» j^ longitudinales dont Texistence semble aussi an-' jf^ cienne que celle des montagnes ^ et qui méritent ^ seules d'être considérées dans une théorie gêné* raie, présentent des dilatations et des resserremens successifs^ et par conséquent le contraire de ce