‹ Institutions liturgiques (volume 2)Chapitre 39 sur 48 · LEÇON VI · texte numérisé non relu

LEÇON VI

Le frère du Roi étant monté sur ie trône, Ken se montra toujours fidèle dans l'exercice de ses devoirs, franc et loyal dans son langage. Plus tard, le Roi s'étant permis des empiétements, l'Eveque se souvint des droits de l'héritage du Christ, et refusa constamment d'abandonner au bon plaisir du Roi la d rection des affaires de l'Eglise. Tour le punir, le Roi lui fit subir la prison a la Tour, avec six de ses confrères. Mais le Roi ayant ensuite perdu son trône, Ken lui prouva sa fidélité, en refusant constamment de reconnaître la dynastie nouvelle , et il préféra sacrifier sa haute position dans l'Etat, plutôt que son attachement au Roi. Chassé de son Siège par l'autorité séculière, il mourut dans le lieu de sa retraite, en 1710. C'est ainsi qu'il sut rendre a César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est a Dieu. Il était aussi ferme et énergique à la défense de l'Evangile, que doux et agréable dans ses relations particulières, et insupportait les contrariétés avec gaieté et résignation. Il possédait surtout dans un haut degré l'amour du prochain. Un jour que la somme de quatre mille livres sterling lui avait été comptée, il en distribua la plus grande partie aux Protestants, alors persécutés; et quand il fut destitué de son siège, tout ce qu'on tira de la vente de ce qu'il possédait ne s'éleva qu'à sept cents livres sterling. Quand les intérêts de l'Etat vinrent se heurter avec ceux de l'Eglise d'Ecosse, il disait qu'il avait grand espoir que Dieu aurait pitié delà branche anglaise de l'Eglise Anglicane, si celle-ci avait elle-même pitié de sa sœur d'Ecosse. Etant près de mourir, il coufessa encore sa foi, disant qu'il mourait dans cette foi Sainte, Catholique et Aposto'ique qui avait été reconnue de toute l'Eglise, avant la séparation de l'Orient d'avec l'Occident. C'est ainsi que Ren fut une lumière brillante et un reflet des sièc'es primitifs.

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