‹ Institutions liturgiques (volume 3)Chapitre 31 sur 41 · LEÇON VI · texte numérisé non relu

LEÇON VI

Le frère du Roi étant monté sur lo troue, Ken se montra toujours Adèle dans I'eiercice de ses devoirs, franc et loyal dans son langage. Plus tard, le Roi s'étant permis des empiétements, TEvôque se souvint des droits de l'héritage du Christ, et refusa constamment d'abandonner au bon plaisir du Roi la direction des affaires de l'Eglise. Pour le pu* nir, le Roi loi fit subir la prison a la Tour, avec six de ses confrères. Mais le Roi ayant ensuite perdu son trône, Ken lui prouva sa fidélité, en refusant constamment de reconnaître la dynastie nouvelle , et 11 préféra sacrifier sa haute position dans l'Etat, plutôt que son attachement au Roi. Chassé de son Siège par l'autorité séculière, il mourut dans le lieu de sa retraite, en 1710. C'est ainsi qu'il sut rendre a César ce^ui est a César, et a Dieu ce qui est h Dieu. Il était aussi ferme et énergique a la défense de l'Evangile , que doux et agréable dans ses relations particulières, et il supportait les contrariétés avec gaieié et résignation. 11 possédait surtout dans uu haut degré l'amour du prochain Un jour que la somme de quatre mille livres sterling lui avait été comptée , il en distribua la plus grande partie aux Protestants, alors persécutés; et quand il fut destitué de son siège, tout ce qu'on lira de la vente de ce qu'il possédait ne s'éleva qu'a sept cents livres sterling. Quand les intérêts de l'Etat vinrent se heurter avec ceux de l'Eglise d'Ecosse, il disait qu'il avait grand espoir que Dieu aurait pitié de la branche anglaise de l'Eglise Anglicane, si celle-ci avait elle-même pitié de sa sœur d'Ecosse. Etant près de mourir, il coufessa encore sa foi, disant qu'il mourait daas cette foi Sainte, Catholique et Apostolique qui avait été reconnue de tonte l'Eglise, avant la séparation de POrient d'avec l'Occident. C'est ainsi que &en fut une lumière brillante et un reflet des siècles primitifs.

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