PRÉFACE. XVII
en masse el bâtissant a priori des OUfices nouveaux , qui sont en désaccord complet avec ceux de la ^lère des Eglises , jusque dans les fêtes môme de Pâques et de la Pentecôte. Qu'il soit donc permis de relever le gant , de se faire un instant le Champion de l'Eglise Romaine et de toutes celles de l'Occident (1), qui chantent encore et sans doute chanteront jusqu'à la fin des temps les Offices que saint Grégoire le Grand recueillit , il y a douze siècles , entre ceux que les Pontifes ses prédécesseurs avaient composés. Après tout , n'est-ce pas une chose louable que de faire l'apologie de l'unité dans les choses de la religion ? Est-il donc des points sur lesquels elle deviendrait dangereuse ? N'a-t-elle pas existé , n'existait-elle pas , cette unité liturgique , en France, encore au dix-sepùème siècle ? Depuis que nous l'avons rompue , notre Eglise a-t-elle éprouvé tant de prospérités?
Qu'on ne soit donc pas surpris si , dans cet ouvrage , nous abondons dans le sens de la Liturgie Romaine ; que si quelqu'un le trouvait mauvais , qu'il nous atlaque. Nous tâcherons de le satisfaire , et afin que le public demeure juge de la controverse , nous nous engageons à placer et les objections et les réponses en tête du volume qui
(l) Milan excepté, et deux ou trois Chapelles à Tolède, dont la Liturgie est antique el approuvée.