acte apoetoiique
en tête de ses Institutions liturgiques^ et les rappela souvent, à bon droit, dans le cours de sa polémique, quand on lui reprocha de soulever sans mission des controverses inopportunes. Par Pacte apostolique du i^' septembre 1837, Grégoire XVI n'avait certainement pas eu le dessein de provoquer en France une révolution liturgique, que personne à Rome n'osait espérer ; mais il donnait réellement à la Congrégation bénédictine de France et à son chef le mandat de travailler à la propagation et à la défense des vrais principes de la science liturgique, et il accordait d'avance à leurs efforts cette bénédiction de saint Pierre dont l'efficacité dépasse toute prévision humaine, parce qu'elle est la bénédiction même de Jésus-Christ. Dom Guéranger, de son côté, était un de ces serviteurs que Dieu aime à employer pour ses grands desseins. « C'était, « pouvons-nous dire avec l'évêque de Poitiers, l'homme « de la perfection évangélique, vivant de la vie de l'Eglise « et tenant toutes les avenues de son âme ouvertes aux « vouloirs divins. Dégagé des souillures du siècle, il était « ce vase sanctifié et consacré dont le Seigneur use selon « l'utilité et qui est prêt à toute bonne œuvre : erit vas « sanctijîcatum^ et utile Domino^ ad omne opiis bonum « paratiim (i).» C'est là, c'est-à-dire dans l'ordre mystérieux de la grâce et de la toute-puissance divine, et non pas dans des vouloirs humains, qu'il faut chercher le principe de l'heureuse révolution, qui a renouvelé la face de nos églises de France.
^ToiPçoitTe^'" P^^^ répondre à l'invitation du Souverain Pontife,
projet d'une somme liturgique, sous (0 H Tim. 11, 21. — Oraison funèbre du T, R. P. Dom Guéranger par
d'Ji^tituUons. ^^"^''^^'ëneur Pie, évêque de Poitiers, p. 9.