PREFACE DE CETTE NOUVELLE EDITION XXXV
pouvaient être de véritables enfants de saint Benoît qu'à condition de le célébrer non-seulement avec ferveur^ mais avec une pleine intelligence de ses mystères. Il voulait qu'ils eussent comme lui une piété à l'antique, avide des aliments qu'ojBPre directement la main de l'Église et n'acceptant les autres qu'avec réserve et par surcroît* Cette direction donna dès le premier jour à l'humble communauté qui se formait à Solesmes, au milieu de difficultés incessantes, un caractère à part, et fut le principe de cohésion et de vie auquel elle dut de subsister et de grandir malgré de rudes épreuves.
La conséquence nécessaire d'un pareil enseignement était La congrégation
^ i o bénédictine
de placer les études liturgiques au premier rang parmi les j^ S ^o^re^xvr travaux des moines de Solesmes. Cette direction, donnée à ^^fo ^Vi^l^,i^^'
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la naissante famille bénédictine par son'chef, reçut la sanc- les^saines^
^ 11, •/ T iirr traditions de
tion suprême de 1 autorité apostolique par le bret nimi- la Liturgie. meras inter de Grégoire XVI, qui établit canoniquement la Congrégation de France, érigea Solesmes en abbaye et conféra la dignité abbatiale à Dom Guéranger, le i^^ septembre iSSy. Dans cet acte solennel, le Souverain Pontife, après avoir déclaré que la nouvelle Congrégation avait pour objet de restaurer la pratique de la Règle de Sainte Benoît en France et de secourir les âmes désireuses de la vie monastique, ajoutait qu'après ce but suprême, elle devait travailler à ranimer, dans la mesure de ses forces, la science de l'antiquité ecclésiastique et spécialement les saines traditions de la Liturgie près de s'éteindre, Sanas sacrœ Litiirgiœ traditiones labescentes confovere.
Dom Guéranger inscrivit ces paroles comme épigraphe Portée de cet