PROPAGATION
ut^Jrgiques ^^"^ merveilleuse union par un échange de cantiques re* ■ ligieux. Mais on ne saurait trop le dire, la France eut la principale part dans la suprématie des chants; il lui fut donné de conipléter Foeuvre de saint Grégoire, et si, depuis, elle a oublié cette gloire, elle pourra, quand elle voudra, consulter les livres liturgiques des Églises étrangères, ou ceux encore des ordres religieux qu'elle a expulsés de son sein ; elle y retrouvera les douces mélodies que ses évêques, ses moines et ses rois, composaient pour TEurope entière, durant le xi® et le xii^ siècle.
La Liturgie C'est ici le lieu de parler plus en détail de la propasa-
romaine- • j i t ■ • • r r r d
française tiou de la Liturgie romaine-française. Nous venons de la dansTÉptise ^^^^ établie, suivant l'usage de Paris, dans l'Église de
^" eïsiÉ? '' Jérusalem, par Godefroy de Bouillon. Elle Pavait été, auparavant, en Sicile, par les princes normands, comme d'anciens manuscrits liturgiques en font foi. Les ducs d'Anjou Py maintinrent, ainsi que le prouvent des missels et bréviaires contemporains de leur domination sur cette île (i); et, ce qui est plus remarquable, il existe encore plusieurs missels imprimés à Venise, dans la première moitié du xvi^ siècle, qui portent ce titre : Missah Gallicanum juxta usum Messanensis Ecclesiœ, et un bréviaire de 1 5 12, également imprimé à Venise, et intitulé : Breviarium Gallicanum ad usum Ecclesiarum Sicula* rum,
dans les Éelises La bulle de saint Pie V, dont nous parlerons bientôt,
de Rhodes ^ ^ ' -
et de Malte, put seule déraciner de cette contrée les usages liturgiques que nos armes y avaient introduits, et qui survécurent, comme Pon voit, à la domination française.
Nous retrouvons encore ailleurs la liturgie parisienne. Des monuments positifs nous apprennent que les grands maîtres français de Pordre de Saint-Jean de Jérusalem Pinstituèrent jusque dans les Églises de Rhodes et de
(i) Johannes de Johanne, Z)e Divinis Siculornm Officiis, Cap. V, VIII, X, XII et seq.