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DURANT LE XÎV® ET LE XV*^ SIECLE

la superstition, nous parlons comme les Conciles et les Docteurs de ces temps héroïques ; mais par la nature même des reproches que nous leur adressons, nous les mettons déjà infiniment au-dessus des siècles que dégradent le rationalisme et les doctrines matérialistes.

L'antique dépôt de la Litureie courait donc de grands .V^^

. , ^ empiétements

risques, au milieu de cette effervescence d'un zèle peu cies nouvelles

, , . , . , . . , . . . formes

éclaire qui produisait de jour en jour, en tous lieux, des liturgiques

w. 1 , TT- • 1^-1/ portent atteinte

dévotions chevaleresques. La Liturgie, comme la foi chre- à l'œuvre des tienne, appartient à tous les siècles. Tous font professée, précidents, tous Font ornée de quelques flieurs ; mais il n'eût pas été juste que Tantique fonds élaboré par les Léon, les Gélase, les Grégoire le Grand, fût totalement recouvert par les superfétations de deux ou trois siècles privilégiés qui, ravisseurs injustes de la gloire des âges précédents, enlevassent aux suivants l'honneur et la consolation d'écrire aussi leur page au livre des prières de TEglise, et, par elle, du genre humain. La fête et Toffice du saint Sacrement sont la seule œuvre liturgique que TÉglise ait voulu garder de ce xiii* siècle si fécond d'ailleurs en toute sorte d'inspirations pieuses ; et, certes, la gloire de ce siècle est grande d'avoir doté le peuple chrétien d'une si sublime institution, que l'on serait tenté de la regarder comme le complément de l'année liturgique, si l'on ne savait d'ailleurs que l'époux ne cesse jamais de révéler à l'épouse de nouveaux secrets.

Un ffrave péril, outre celui dont nous parlons, était né ^}, '^^ menacent

c i- ^ ^ ^ l œuvre a unité

de l'anarchie en matière liturgique. L'oeuvre d'unité accomplie par

.^ . les Pontifes

accomplie par Charlemagne et les Pontifes romains, en romains et les

Princes

même temps qu'elle garantissait la pureté de la foi, con- chrétiens. solidait une nationalité unique en Occident. C'était ce grand bien que les rois guerriers et législateurs de l'Espagne, d'accord avec saint GrégoireVII, avaient voulu assurer à leurs peuples, en embrassant la Liturgie romaine. Mais si cette Liturgie, livrée aux caprices des hommes.

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