‹ Institutions liturgiquesChapitre 118 sur 195 · ALTÉRATION DE LA LITURGIE ET DU CHANT · texte numérisé non relu

ALTÉRATION DE LA LITURGIE ET DU CHANT

INSTITUTIONS vcnaît à se morceler non-seulement par nations, mais par

LITURGIQUES ^ 7 r

diocèses et par églises, où était le fruit de tant d'efforts entrepris pour détacher de leurs anciens usages les peuples retombant dans un état au-dessous du premier? Dans un temps plus ou moins long, la prière cessait d^être commune entre les diverses races européennes, Pexpression de la foi s'altérait, la foi même était menacée. Nous verrons plus loin les mesures que prit Rome pour ramener l'unité, et le succès dont elles furent couronnées. La Liturgie suit Au reste, en subissant une dégradation^ dans le xiv®

les vicissitudes

de la Papauté, et le XV® siècle, la Liturgie suivit, comme toujours, le sort de l'Église elle-même. L'abaissement de la Papauté après Boniface VIII, le séjour des Papes à Avignon, le grand Schisme, les saturnales de Constance et de Baie, expliquent plus que suffisamment les désordres qui servirent de prétexte aux entreprises de la prétendue Réforme. Nous plaçons Taltération de la Liturgie au rang des malheurs que Ton eut alors à déplorer. Aussi verrons-nous le saint concile de Trente préoccupé du besoin d'une réforme sur cet article, comme sur les autres. Mais nous ne devons point anticiper sur ce qui nous reste à dire : nous n'avons pas encore signalé tous les abus qui s'introduisirent dans les formes du culte, au xiv^ et au XV® siècle..

Décadence L' architecture religieuse, surtout durant le xv® siècle

simultanée de ^' j a ' a. '^ *^ 11 1 j

l'architecture ^t une partie du xvi% présenterait a elle seule de graves religieuse, sujets ^q plainte. Cet art si pur, si inspiré, si divin au XIII® siècle, se prostitua bientôt jusqu'à donner l'ignoble caricature des choses saintes, non-seulement sur les galeries extérieures, mais jusque sur les chapiteaux et les boiseries du sanctuaire. Des images indécentes de clercs et de moines souillèrent les abords de ces niches où l'âge de saint Louis avait placé l'effigie placide et pure des Bienheureux et de la Reine des Anges. Rabelais n'est pas plus cynique, pas plus indignement contempteur du sacerdoce

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