‹ Institutions liturgiquesChapitre 15 sur 195 · PREFACE DE CETTE NOUVELLE EDITION XLV · texte numérisé non relu

PREFACE DE CETTE NOUVELLE EDITION XLV

ment d'en presser Texécution, mais même de répondre aux questions qui lui seraient adressées à ce sujet (i).

Ne pouvant obtenir de Rome une solution officielle à L'archevêque

de Reims

ses difficultés, l'archevêque de Reims consulta alors ^ ppse à Dom

^ ^ Gueranger trois

Tabbé de Solesmes et lui posa ces trois questions : ^^lïdroit

1° Quelle est l'autorité d'un évêque particulier en liturgique. matière de Liturgie, dans un diocèse où la Liturgie romaine se trouve être actuellement en usage ?

2° Quelle est l'autorité d'un évêque particulier en matière de Liturgie, dans un diocèse où la Liturgie romaine n^est pas actuellement en usage ?

3° Quelle conduite doit garder un évêque dans un diocèse où la Liturgie romaine a été abolie depuis la réception de la bulle de saint Pie^ V dans le même diocèse ?

Dom Gueranger répondit à ces trois questions par un L'abbé

de Solesmes

traité canonique intitulé^ Lettre à Monseigneur V Arche- y répond par sa

Lettre sur le

vêque de Reims, sur le droit de la Litiirsrie. Nous le droit de

^ ^ la Liturgie,

publions à la suite des Institutions liturgiques. Si l'on publiée>n 1843. veut se reporter, en lisant cet écrit, aux circonstances dans lesquelles il fut composé, à la tempête déjà déchaînée contre Fauteur, aux dangers qui empêchaient le Souverain Pontife de réclamer l'observation du droit liturgique en France, on trouvera, croyons-nous, que Dom Gueranger a déployé dans cet ouvrage, plus qu^en aucun autre, « la constance et Fhabileté singulière « que N. S. P. le Pape Pie IX, a louées dans sa conduite pendant la controverse liturgique (2). Il fallait en eftet poser avec fermeté les

(i) On trouvera ce bref dans la Lettre sur le droit de la LiturgÎQ. (2) Voy. le bref Ecclesiasticis viris ci-dessus.

principes et cependant tenir compte des difficultés, qui arrêtaient les évêques les mieux intentionnés et effrayaient Rome elle-même; la moindre exagération eût compromis la cause de la Liturgie romaine aux yeux de l'épiscopat et provoqué peut-être des manifestations intempestives au sein du clergé du second ordre. Ce double écueil fut sagement évité ; la Lettre sur le droit liturgique est un chef-d^œuvre de tact et de prudence, en même temps que de fermeté dans Texposéet l'application des principes. Devons-nous dire ici que, vingt ou trente ans plus tard, quand le triomphe de la Liturgie romaine était assuré, certains Français n^ont pas trouvé TAbbé de Solesmes assez absolu dans l'affirmation des droits du Pontife romain, en matière de Liturgie. Cette assertion ne mérite pas une discussion ; nous serions en droit de répondre à ses auteurs, que, sans Dom Guéranger, ils diraient encore certainement, et fabriqueraient peut-être des bréviaires gallicans. La vérité est que le vénérable abbé de Solesmes a fait rentrer le Saint-Siège dans l'exercice plus étendu et plus souverain que jamais d'un droit que Grégoire XVI n'osait pas réclamer et que ses prédécesseurs, depuis le xviii® siècle, avaient cru perdu pour toujours en France.

A la fin de cet En terminant sa Lettre sur le droit liturgique^ Dom

écrit, Dom ^ i • • ....

Guéranger Lrueranger répondait sommairement aux incrimmations

répond

sommairement dont les Institutions litursriques avaient été robiet; dès

aux attaques ^ ^ ' ^

^l^lyçH^l^ lors, il pouvait prévoir que cette première défense ne suffirait pas. Dans les préfaces de ses deux volumes, il s^était engagé à reproduire loyalement les objections qui lui seraient faites et à y répondre dans la suite de

Page 1