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PUBLICATION DU MARTYROLOGE ROMAIN

à parler au Ions: du calendrier et de la nature des réformes ^ partie

^ , , CHAPITRE XV

qui ont été faites. Il suffit de rappeler ici que tous les Etats " catholiques adoptèrent immédiatement le calendrier grégo- Les nations

, . T/v V 1 • V protestantes

rien ; les nations protestantes dmererent plus ou moins a refusent accepter ce service rendu à la société, parce qu'il venait d'adopter^ie d'un pape; néanmoins, elles finirent par se rendre; mais ?r|gorYe^n TAngleterre, seulement au siècle dernier. Il ne reste plus ^^^ ^^ Russie aujourd'hui, en Europe, que la Russie qui tienne encore autres États

... - -y r 11 -1 schismatiques

pour 1 ancien style^ et cela afin que les hommes voient dans repoussent

/ . / , . • 1 , . encore

tout son jour cette vente historique, que le schisme est aujourd'hui. encore plus haineux et plus aveugle que Thérésie ellemême. Mieux valurent à l'Afrique chrétienne les ariens eux-mêmes que les donatistes.

Grégoire XIII eut bientôt à accomplir une œuvre intime- publication ment liée à la réforme du calendrier, savoir la publication ^^romaYn pa?^ du Martyrologe romain. Il avait déjà étéjmprimé plusieurs ^^^^^^H^ '^ fois en Italie et notamment à Rome ; mais il appelait une correction. Le pape nomma, pour préparer ce travail, une commission composée de César Baronius, Silvio Antoniano, Robert Bellarmin, Louis de Torrès, archevêque de Mont-Réal, Jean-Baptiste Bandini, chanoine de Saint-Pierre, Michel Ghisleri, théatin, et Barthélemi Gavanti. La commission donna successivement trois éditions du martyrologe ; les deux premières ayant paru fautives, ainsi que l'atteste Baronius lui-même (i), ce ne fut que la troisième qui fut présentée à toute l'Église par Grégoire XIII. Le bref de promulgation est du 14 janvier 1584, et porte obligation pour tous les patriarches, archevêques, évêques, abbés et autres supérieurs des églises, monastères, couvents, ou ordres, tant séculiers que réguliers, de s'y conformer dans l'office du chœur. Quant aux saints dont on a coutume de célébrer la fête dans certaines églises ou localités, on ne les insè-

(i) Prœfat, ad martyrolog. Rom., cap. viii.

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