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CONTRE LA LIBERTE DE LA LITURGIE

« tique. En conséquence, vu le désir des parties de ter- « miner l'affaire d'une manière légale, la cour permet que « l'on suive, dans la collégiale de Saint-Maixme de Chi- « non, le Bréviaire romain qui (on en convient), est le c( plus repiirgé de tous^ à la condition d'y joindre les « offices des saints qui sont particulièrement en vénéra- « tion dans cette église. « Après quoi, on lit ces curieuses paroles : Et c'est la voie qu'il faut tenir en telle occurrence, laquelle si l'évêque d'Angers eût voidu prendre lorsqu'il voulut introduire le Bréviaire romain en une église de son diocèse, la grande controverse qui fut plaidée sur ce sujet, eût été abrégée promptement ; au lieu qu'icelui évêque n'ayant voulu recourir au roi en ce regard, la cour a improuvé ce qu'il aurait fait de son mouvement^ et à lui fait défenses, par [son arrêt du 27 février i6o3^ d.' innover aucune chose en V exercice et célébration du service divin, sans l'autorité royale. Le recueilque nous citons produit ensuite des lettres patentes de Louis XïII, en date du 9 juillet 161 1, par lesquelles la permission ci-dessus mentionnée est octroyée au chapitre de Saint-Maixme de Ghinon, dans des termes analogues à ceux de Tarrêt que nous venons de rapporter.

Ces détails suffiront pour faire voir combien les vrais principes sur la Liturgie s'altéraient déjà en France, et comment la dépendance à Tégard du pouvoir séculier, sur cet article, commençait à s'établir. Nous avons indiqué, au chapitre xiv^ ce caractère comme un de ceux qui constituent le système destructif de la Liturgie. Nul catholique, nous le pensons, ne contestera ni le fait ni l'application. Ce n'est pourtant encore ici que le commencement des douleurs de l'Église de France. Hœc autein initia sunt dolorum.

Avant de dérouler le triste tableau de la révolution liturgique qui s'ensuivit bientôt, nous dirons du moins que cette première moitié du xvii^ siècle, malgré les fautes trop

I PARTIE CHAPITRE XVI

Caractère de

la première

moitié

du xvii<^ siècle

en France.

5o6 TRAVAUX DES PONTIFES ROMAINS SUR LA LITURGIE

INSTITUTIONS fécondes que nous venons de raconter, fut pour l'Efflise

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