‹ Institutions liturgiquesChapitre 175 sur 195 · BRÉVLVIRE MONASTIQUE DE PAUL V 5 I I · texte numérisé non relu

BRÉVLVIRE MONASTIQUE DE PAUL V 5 I I

ministration des sacrements, les bénédictions, etc. La ^ partie

' CHAPITRE XVI

publication de ce livre fut le complément de la réformi liturgique. Toutefois, les souverains Pontifes des âges suivants jugèrent à propos de faire quelques améliorations ou additions aux livres approuvés par leurs prédécesseurs: nous enregistrerons ces faits à mesure que le cours des années les amènera sous notre plume.

Paul V attacha encore son nom à une oeuvre liturgique Paul v réforme

1, . ,.,,,., . . , 1 . la Liturgie

d une nnportance secondaire, a la vente, mais qui n en doit monastique, pas moins trouver place dans cet ouvrage. Il s^agit de la publication du bi^éviaire monastique. Nous avons montré, au chapitre viii, que les ordres et congrégations monastiques de rOccident, sont en possession d'une forme particulière d^office divin fondée sur la règle de Saint- Benoît. La bulle de saint Pie V qui supprimait tous les bréviaires postérieurs aux deux cents dernières années, ne pouvait atteindre un ordre d'office qui datait de mille ans. Les moines continuèrent donc à suivre leurs usages; mais ces usages étaient différents sous plusieurs points, suivant les pays^ ou encore suivant les ordres ou congrégations dans un même pays. Ainsi Cluny avait ses Variété des

o o r j j usages

coutumes différentes de celles du Mont-Gassin: les cister- liturgiques dans

l'ordre de

ciens avaient leurs its fort dissemblables de ceux des saint Benoît, camaldules; les abbayes des bords du Rhin ou du Danube, s^écartaient en plusieurs points des formes usitées dans celles de PEspagneet du Portugal. Il n'y avait en cela rien qui dût surprendre ni scandaliser personne : un corps vaste comme F Église d'Occident^ privé d'un centre et divisé en de nombreux rameaux, puisant une vie propre nonseulement dans les diverses réformes qui l'avaient modifié, mais encore dans les mœurs des contrées où il était répandu, ne pouvait, .pas plus que PÉglise elle-même, avoir gardé une discipline uniforme dans toutes ses coutumes liturgiques. Il y avait donc plusieurs bréviaires monastiques au moment de la publication de la bulle de saint

INSTITUTIONS p[q Y qi [{^ ii^avaient rien à redouter de cette constitution,

pas plus que les bréviaires ambrosien, lyonnais, parisien. Publication D^autre part, on ne peut nier que le Bréviaire réformé

d un bréviaire , ^ ^

monastique de saint Pic V ne fût de beaucoup supérieur à tous ceux

rédigé d'après ... ,,/■. i- i

• le Bréviaire qui existaient aiors dans 1 hgiise; du moment que les

reroriTié de

saint Pie V, moiues songeaient, à leur tour, à réformer leurs propres bréviaires, ils ne pouvaient recourir à une source plus pure. En outre, à ne considérer que les moyens d'exécution les plus faciles pour la réforme d'un bréviaire monastique, il est clair qu'on épargnait une grande partie des frais, et qu^on facilitait grandement l'opération, en ramenant à Tunité la Liturgie bénédictine, en effaçant les usages particuliers de chaque ordre ou congrégation. Ce plan, dont les avantages balancent les inconvénients, fut conçu et exécuté par les procureurs généraux des diverses congrégations bénédictines, résidant à Rome. Tout en maintenant la forme générale de l'Office monastique, ils s'attachèrent à faire entrer dans leur cadre la presque totalité du Bréviaire de saint Pie V, et soumirent à Pappro.bation du souverain Pontife ce nouveau travail. Un grand nombre de traditions antiques et vénérables dans Tordre avait été sacrifié ; le psautier, dont la règle de Saint- Benoît exige si strictement la récitation chaque semaine, se trouvait interrompu dans toutes les fêtes des saints ; mais alors ces fêtes, beaucoup moins multipliées qu'aujourd'hui, laissaient encore la liberté de satisfaire le plus souvent à Paul V exhorte cette inviolable loi. Paul V accorda son approbation par

tous les ordres i r i r i /- j -i i

qui militent uu bref du i^^ octobre 1012 : cependant il ne voulut pas

sous la règle de , ,. , , .,. , ^ i i ' ^ j- ^•

Saint-Benoît obliger tous les Ordres militants sous la régie bénédictine.

ce bréviaire. ^ rejeter les autres bréviaires pour suivre exclusivement celui que venaient de rédiger les procureurs généraux; il se contenta de les exhorter en général à recevoir le bréviaire et les livres de chœur nouvellement réformés (i),

(i) Nos laudabile consilium hujusmodi plurimum commendantes et omnes ejusdem Ordinis religiosos ad breviarium et libros chorales, ut

I PARTIE CHAPITRE XVI

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