‹ Institutions liturgiquesChapitre 178 sur 195 · CORRECTION DES HYMNES PAR URBAIN VIII 5 I · texte numérisé non relu

CORRECTION DES HYMNES PAR URBAIN VIII 5 I

une œuvre grandement difficile de corriger les vers ^ partie

^ ^ ^ CHAPITRE XVI

d'autrui, et des vers dont le sens et les paroles étaient dans la mémoire de tout le monde. On demandait aux correcteurs de conserver la mesure et le sens de chaque vers, de maintenir le fonds des expressions, en un mot la couleur particulière. Ils ont rempli cette tâche, suivant nous. Les correcteurs

• A ,. ont rempli

autant qu elle pouvait être remplie. Il y a sans doute de leur tâche

, . ^ ., .^/ V / , difficile aussi

rares endroits ou ils ont trop sacrifie a une pureté clas- bien qu'elle le

11 ^ j ^ 1) -.• • V ^ pouvait être.

sique : mais la plupart du temps, 1 onction primitive est ^ restée, en même temps que l'expression devenait à la fois plus nette et plus claire. Nous leur reprocherons seulement d'avoir changé le mètre de Thymne de saint Michel : Tihi, Christe, splendoj^ Patris, et de celles de la dédicace d'une église, Urbs Jérusalem beata et Angularis fundamentum.

Quoi qu'il en soit de notre sentiment particulier, on ne Opposition que

,, , . , . . . . , , . rencontrent

peut mer que 1 adoption des hymnes ainsi corrigées n ait les hymnes fourni matière à de grandes oppositions. Leurs causes ^° rigees. principales étaient la difficulté, en tout temps si grande, de déraciner la routine, Pimpossibilité de corriger, sans les gâter^ les anciens livres de chœur, enfin la facture peu musicale d'un certain nombre de vers. Cavalli rapporte à ce sujet un mot qui, pour être devenu célèbre, n^en est pas pour cela plus juste. Un Belge, d'ailleurs homme pieux et docte, disait, en parlant des hymnes réformées : accessit latinitas et recessit pietas. Les chantres romains prétendaient aussi que les correcteurs étaient plus familiers avec les muses qu'avec la uiusique. Il fut impossible d^établir l'usage des hymnes corrigées dans la basilique de Saint-Pierre ; mais elles s'étendirent rapi- ya\q^ sont dément dans les autres églises de Rome, de Fltalie, et adoptées

^ ^ ' ? ^^ cependant par

même de la chrétienté, hors en France. Ceux de nos dio- toutes les

Eslises

cèses qui suivaient le romain pur, préférèrent, en gêné- de l'Occident,

1 1 1 • .TN ,,,,.. excepté celles de

rai, garder les anciennes. On rencontre peu d éditions France et la françaises du bréviaire avant 1789, dans lesquelles les Safnt-Pierre.

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