PREFACE DE CETTE NOUVELLE EDITION LUI
différent de celui de M^' d'Astros, n'était pas moins sévère pour Tabbé de Solesmes et ses doctrines (i). « Pres- <( que tout^ disait l'auteur, m'a paru faux ou dangereux « dans le livre de Dom Guéranger : les principes, les « raisonnements et même les faits. » M^*' Fayet attribuait en outre à son adversaire, les plus dangereuses visées. « Ce n'est pas, disait-il, en simple écrivain « ou en simple docteur que Dom Guéranger atta- « que rÉglise de France, c'est comme pouvoir réfor- « mateur qu'il se pose en face des évêques chargés de « la gouverner ; et sous ce point de vue, l'épiscopat « doit à ses entreprises plus d'attention qu^on n'en « donne ordinairement à de simples productions litté- « raires (2). »
Réfuter l'abbé de Solesmes paraissait du reste à Jugement
de l'évêque
révêque d'Orléans chose facile. "« Dans un temps, disait- d'Orléans sur la
^ 17 doctrine de
« il, OÙ il suffit de déployer un certain appareil de science Dom Guéranger. « et d'érudition pour entraîner les esprits hors de Force thodoxie, nous nous proposons de montrer combien « la science et l'érudition ont peu de profondeur parmi « nous, et à quelles étranges nouveautés elles peuvent « conduire quand elles sortent des routes battues, et « qu'elles se mettent en voyage pour faire des découvertes « en théologie. Nous allons tout simplement les mettre
(i) Ce livre parut de nouveau en 1846 sous le titre légèrement modifié d'Examen des Institutions liturgiques de Dom Guéranger et de sa Lettre à Mgr l'Archevêque de Reims. CQtte différence de titre et de millésime, qui semble annoncer une seconde édition, n'était en réalité qu'un artifice d'éditeur pour écouler un ouvrage tiré à profusion d'exemplaires et peu recherché par le public.
2 Des Institutions liturgiqueSy p. vi et xviii.
LiV INSTITUTIONS LITURGIQUES
« aux prises avec le catéchisme : car notre science à nous
« ne va pas plus loin (i). « Propositions Le spirituel prélat se faisait donc fort de prouver que "^"d'OrférnT le s\^stème liturgique du P. abbé de Solesmes reposait
prétendait
établir dans son g^j. ^ne erreur fondamentale en théologie, et sur une