‹ Institutions liturgiquesChapitre 41 sur 195 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

recueil liturgique a dû comprendre tout ce que Ton ren-

contre d'universel dans les formes du culte, durant les premiers siècles, et dont on ne peut assigner ou Fauteur, ou Torigine. L'étude de l'antiquité chrétienne ne saurait manquer de révéler à ceux qui s'y livrent la grandeur de cet ensemble primitif des rites chrétiens, en même temps que la réflexion et la considération sérieuse des besoins de l'Église, dès cette époque, leur montrera toute la nécessité qu'elle avait, dès lors, de compléter et ses moyens de salut et ses moyens de culte, qui forment, avec le dépôt des vérités spéculatives, la principale partie de l'héritage divin confié à sa garde.

2° Sauf un petit nombre d'allusions dans les Actes des Dès le temps Apôtres et dans leurs Épîtres, la Liturgie apostolique se la Liturgie^est trouve tout à fait en dehors de l'Écriture, et est du pur ^/^^ ^^^^^j^^^^^^ domaine de la Tradition. Ces allusions, même les plus claires, par exemple celle de saint Jacques, sur l'Extrême- Onction, tout en nous apprenant qu'il existait des rites et des formules, ne nous apprennent rien, ni sur le genre des premiers, ni sur la teneur des secondes. On doit donc considérer, dès le principe, la Liturgie comme existant plus particulièrement dans la Tradition que dans l'Ecriture, et devant par conséquent être interprétée, jugée, appliquée, d'après cette source de toutes les notions ecclésiastiques. Il ne faut ni étudier, ni réfléchir longtemps, pour savoir que la Liturgie s'exerçait par les Apôtres et par ceux qu'ils avaient consacrés évêques, prêtres ou diacres, longtemps avant la rédaction complète du Nou- ^

veau Testament. Plus tard, nous verrons d'importantes conséquences sortir de ce principe.

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