CHAPITRE IV
offrandes à ce nouveau sanctuaire ; il y offrit souvent le
sacrifice au Seigneur^ il y fît construire une fontaine baptismale, et y baptisa de sa main, au nom de la sainte Trinité, de nombreux catéchumènes.
Saint Soter défendit aux diaconesses de toucher les pâlies Saint Soter. sacrées, et de mettre l'encens dans Tencensoir.
Saint Zéphyrin statua que l'ordination des prêtres, des Saint Zéphyrin. diacres, et même des simples clercs, aurait lieu en présence du clergé et des fidèles.
Saint Callixte fixa le jeûne du samedi, quatre fois Tan, au Saint Callixte. quatrième, au cinquième, au septième et au dixième mois, ir dédia la basilique de Sainte-Marie trans Tiberim ; agrandit et décora sur la voie Appienne, le fameux cimetière qui porte son nom.
Saint Urbain fît faire d'argent les vases sacrés, et offrit Saint Urbain, vingt-cinq patènes du même métal.
Saint Fabien fît faire beaucoup de constructions dans les Saint Fabien, cimetières.
Saint Corneille leva les corps de saint Pierre et de saint Saint Corneille. Paul du lieu où ils reposaient dans les Catacombes, et les replaça, l'un dans les plaines du Vatican, l'autre sur le chemin d'Ostie.
Saint Etienne défendit aux prêtres et aux diacres de se Saint Etienne, servir, dans l'usage commun, des habits dont ils usaient à l'autel.
Saint Félix I«^ recommanda la célébration du sacrifîce sur Saint Félix i^r. les mémoires des martyrs, et dédia une basilique sur la y oiQ, Aurélia.
Saint Euty chien établit qu'on ne bénirait à l'autel que les Saint Eutychien. seules prémices des fèves et des raisins. Il ensevelit les ^jnartyrs de ses propres mains, et ordonna aux fidèles de couvrir de riches vêtements les corps de ces courageux athlètes du Christ, lorsqu'ils les rendraient à la terre.
Nous arrêterons ici cette, énumération, du reste fort
INSTITUTIONS incompJètc, des lois des premiers pontifes romains en LITURGIQUES ^^^-^^^ ^^ Liturgie, et nous nous contenterons de remarquer, ainsi que nous Pavons fait ailleurs, que ces règle- Caractère ments doivent être considérés, les uns comme des ordonrèglements. nances pour la seule Église de Rome, les autres comme le renouvellement de fanons plus anciens, d'autres enfin comme des lois adressées, ainsi que le décret de saint Victor sur la Pâque, à toutes les Eglises. Écrivains Après avoir ainsi donné, dans les lois et les canons des
litur^^iques ^^^.^ premiers siècles en matière liturgique, la physiono- ^""""'s'ièE'^'' mie générale de F Église sous cet important rapport, il nous reste encore à parcourir les divers écrivains de cette époque, sous le point de vue des ressources et des éclaircissements qu'on en peut tirer quant à la Liturgie. Le compilateur Saint Clément de Rome, s'il était réellement l'auteur ou Con^itidions le Compilateur de l'importante collection intitulée : Constiapostoliques, ^^fj^^^^ apostoUques, mériterait d'être placé à la tête des liturgistes du premier âge de l'Église, comme il est digne de figurer le premier sur la liste des écrivains ecclésiastiques. En effet, les Constitutions apostoliques contiennent, au livre huitième, une Liturgie du Sacrifice si complète et si remplie en même temps de majesté et d'onction, que Grancolas n'a pu s'empêcher de la qualifier une des plus belles et une des plus grandes qui se trouvent dans l'antiquité (i) : mais nous n'avons aucune preuve à fournir à l'appui du sentiment qui en attribuerait la rédaction à saint Clément. Quoi qu'il en soit, elle a dû être composée avant la paix de l'Église, puisque la compilation dont elle fait partie remonte elle-même jusqu'aux temps que nous . décrivons, non-seulement d'après le sentiment des docteurs catholiques (2), mais mênie d'après celui de plusieurs
{i) Anciennes Liturgies, ^^g, (^6.
{2) Fronto,Prœnotationes ad Kal. Rom., § 5; Morin, De Sacris Ordinat., part. III, pag. 20; De Marca, Concord., lib. Ill, cap. 11 ; Bona, Rerum Liturgicarum, lib. I, cap. viii, § 4; Schelestrate, Antiq. illustr., part. II,
I PARTIE CHAPITRE IV
DURANT LES TROIS PREMIERS SIECLES DE l'ÉGLISE 69
savants protestants (i). Nous l'enregistrerons donc ici comme un monument de Tépoque que nous racontons, sans vouloir précisément en assigner Fauteur.
Nous avons cité la plus grande partie de ce que saint Saint Justin, Justin rapporte dans sa première Apologie sur le sacrifice ^ ^^*
des chrétiens, qu'il avait à justifier des calomnies grossières à Taide desquelles on Pavait travesti. Il explique aussi le baptême au même endroit, mais nous avons préféré citer quelques traits de Tertullien sur le même sacrement, comme exprimant les usages chrétiens avec plus de détail que ne le pouvait faire saint Justin dans un livre destiné • aux païens.
Méliton, évêque de Sardes, qui vivait en 170, écrivit Méiiton, évêque un traité' sur la célébration de la Pâque. Nous ne connaissons plus ce traité que par un fragment d'un autre livre sur la Pâque, écrit par Clément d'Alexandrie, et également perdu, sauf un passage dans lequel est cité Méliton : ce passage nous a été conservé par Eusèbe (2). Méliton y dit avoir écrit son livre du temps que Servilius Paulus était proconsul d'Asie ; que Sagatis, évêque de Laodicée, souffrit le martyre, et qu'une grande controverse s'éleva dans cette ville, au sujet de la solennité pascale. Cette, controverse, antérieure à celle qui eut lieu sous saint Victor, est remarquable. Méliton avait en outre laissé sur le jour du Dimanche un traité qui est également perdu.
Le ffrand Clément d'Alexandrie tient rang parmi les au- Clément
,. . ^ . . ., , f. . d'Alexandrie.
teurs liturgistes ats trois premiers siècles. Ainsi que nous venons de le voir, il avait aussi écrit sur l'importante question de la Pâque. Il est, de plus, auteur d'un Hytq du Jeûne qui a pareillement péri; mais nous possédons encore de
dissert. II, cap. ii; Pagi, Critic. Baron, ad annum loo, n» lo; Lebrun, Explication de la Messe, tom. II.
(i) Henri Hammond, Gave,Thomas Brett,Collectio prœcipuanim Lititrgiarum Ecclesiœ christianœ.
(2) Hist, eccles., lib. IV, cap. xxvi,
yo DE LA LITURGIE
INSTITUTIONS lui uuQ hymnc admirable au Sauveur, placée à la suite de
-^ ^ — son Pédagogue. Cette hymne est la plus ancienne qui soit
parvenue jusqu'à nous : c'est un des cantiques spirituels dans le genre de ceux dont parle T Apôtre ; nous essayerons d'en rendre ici la ravissante mélodie.
Son hymne « Frein des jeunes coursiers indomptés, aile des oiseaux au Sauveur. ^^ ^^- ^^'^^^ ^^ s'égarent, gouvernail assuré de l'enfance, « pasteur des agneaux du roi ; tes simples enfants, rasce semble-les, pour louer saintement, chanter avec candeur « d'une bouche innocente, le chef des enfants, le Christ.
Cl O Roi des saints. Verbe, triomphateur suprême, discc pensateur de la sapience du Père, du Très-Haut ; toi, « l'appui dans les peines, heureux de toute éternité. Sauce veur de la race mortelle, Jésus !
ce Pasteur, agriculteur, frein, gouvernail, aile céleste du ce très-saint troupeau ; pêcheur des hommes rachetés, amorce çant à l'éternelle vie l'innocent poisson arraché à l'onde ce ennemie de la mer du vice.
ce Sois leur guide, ô pasteur des brebis spirituelles ! ô » saint! sois leur guide. Roi des enfants sans tache! les ce vestiges du Christ sont la voie du ciel.
ce Parole incessante, éternité sans bornes, lumière sans ce fin, source de miséricorde, auteur de toute vertu, vie ce irréprochable de ceux qui louent Dieu.
ce O Christ! ô Jésus! nous qui, de nos tendres bouches, ce suçons le lait céleste exprimé des douces mamelles de ta ce sagesse, la grâce des grâces ; petit^nfants, abreuvés ce de la rosée de l'esprit qui découle de ta parole nourriscc santé, chantons ensemble des louanges ingénues, des ce hymnes sincères à Jésus-Christ Roi.
ce Chantons les saintes récompenses de la doctrine de et vie. Chantons avec simplesse l'Enfant tout-puissant, ce Chœur pacifique, enfants du Christ, troupe innocente, ce chantons ensemble le Dieu de la paix (i). »
(i) Clément. Alexandr. Opéra. Edit. Potter. Oxon, tom. I, pag. 267.
Tertullien offre les plus grandes ressources pour l'étude ^ partie
*-^ ^ CHAPITRE IV
des usages liturgiques de l'Eglise de son temps. Les traits que nous avons cités dans ce chapitre, l'énumération des pratiques chrétiennes qu'on remarque dans le passage cité Tertullien. ci-dessus au chapitre m (i), ne donnent qu'une faible idée de l'abondante moisson que les amateurs de la science des rites sacrés peuvent glanerdanstoutl'ensembledeses écrits. Nous leur recommandons principalement les traités de Jejiiniis^ de Virginibiis velandis^ de Cidtu feminarum^ et celui ad Uxorem.
Dans ce dernier livre, parlant des graves inconvénients de la situation d'une femme chrétienne mariée à un païen, il donne ces détails remarquables sur les mœurs de l'Église du troisième siècle :
« Si elle doit se rendre à l'église pour la Station, le mari Détails
1 • 1 A ly ^^) f ' remarquables
« lui donnera rendez- vous au bain plus tôt qu a 1 ordinaire; sur les , mœurs
. . • de l'EsIise
« s'il faut jeûner, il se trouvera qu'il donne à manger le au m^ siècle, « même jour ; s'il faut sortir, jamais les domestiques n'au- cet^au^teur."^ « ront été plus occupés. Souffrira-t-il que sa femme aille « de rue en rue visiter les frères, et même dans les plus « pauvres réduits ? qu'elle se lève d'auprès de lui pour assis- . « ter aux assemblées de la nuit ? souffrira-t-il tranquille- « ment qu'elle découche à la solennité de Pâques } la lais- « sera-t-il sans soupçon aller à la table du Seigneur, si « décriée parmi les païens? trouvera-t-il bon qu'elle se « glisse dans les prisons pour baiser les chaînes des mar-
« tyrs ? Et quand même il se rencontrerait un
« mari qui souffrît toutes ces choses, c'est encore un mal « de faire confidence de nos pratiques aux Gentils... Vous « cacherez-vous de lui, lorsque vous faites le signe de la ce croix sur votre lit ou sur votre corps; lorsque vous « soufflez pour chasser quelque chose d'immonde, lorsque « vous vous levez la nuit pour prier ? ne sera-t-il pas trente
(i) Pag. 24.
Saint Irénée.
Saint Hippolyte,
évêque
et martyr.
Saint Den)rs d'Alexandrie.
« de voir en tout ceci des opérations magiques ? ne saura- « t-il point ce que vous goûtez, en secret, avant toute nour- « riture? et s'il sait que c'est du pain, ne croira-t-il pas « qu'il est tel qu'on le dit (i) ? »
Plus loin, parlant de la félicité du mariage chrétien, il nous apprend qu'il se contractait dès lors en présence de l'Église, au pied de l'autel : « Gomment suffirons-nous à « raconter le bonheur de ce mariage dont l'ÉgHse forme « l'alliance, que l'oblâtion confirme, que scelle la béné- « diction, que les Anges rapportent au Père céleste qui « le ratifie (2) ? »
Saint Irénée ne nous est connu, sous le rapport de la Liturgie, que par ses lettres dans la controverse de la Pâque. Eusèbe nous a conservé un fragment de l'une d'elles dans son histoire. Nous savons par le même auteur queThéophile de Gésarée en Palestine et Polycrate d'Ephèse écrivirent aussi des lettres sur la même matière; le premier, en faveur de l'orthodoxie; le second, dans le sens des quartodécimains (3).
Saint Hippolyte, évêque et martyr, traça un cycle pour la supputation de la fête de Pâques, et ce cycle se lit encore aujourd'hui gravé sur la chaire de marbre de ce docte évêque, laquelle, avec la belle statue qui y est assise, est bien aussi un monument liturgique de l'époque que nous traitons, et un des principaux ornements de la bibliothèque Vaticane.
Saint Denys d'Alexandrie, au milieu du troisième siècle, écrivit plusieurs lettres pascales, et une épître canonique adressée à l'évêque Basilides, sur le même sujet de lacélé-
(i) Vid. la Note G.
(2) Unde safficiamus ad enarrandam felicitatem ejus matrimonii quod Ecclesia conciliât, et confirmât oblatio, et obsignat benedictio ; Angeli renuntiant, Pater rato habet? {Ad Uxorem, lib. II, cap. ix.)
(3) Euseb., Hist, eccîes., lib. V, cap. xxiii et seq.
I PARTIE CHAPITRE IV
DURANT LES TROIS PREMIERS SIECLES DE l'ÉGLISE 7 3
bration de la Pâque; une lettre sur le samedi; une autre de officio diaconi (i).
Saint Cyprien doit être rangé parmi les écrivains les plus Saint Cyprien. importants sur la matière qui nous occupe. Il suffira de rappeler son admirable épître à Cécilius sur le sacrifice chrétien, et mille endroits tant de ses traités que de ses lettres, écrits qui, comme ceux de Tertullien, reflètent de la manière la plus exacte et la plus vive les mœurs de r Église d'alors. Le livre de V Oraison dominicale est aussi fort important; mais une phrase de ce livre ayant été, ainsi que nous le verrons dans la suite des temps, le texte d'un grand nombre de sophismes dangereux et subversifs de toute Liturgie, malgré le désir que nous avons d'abréger cette revue des écrivains ecclésiastiques des trois premiers siècles, nous placerons ici ce fameux passage, en invitant le lecteur à y recourir, toutes les fois qu'il en sera besoin, dans la suite de ce récit.
« Le Christ avait dit que l'heure était venue où les vrais Passage célèbre « adorateurs adoreraient le Père en esprit et en vérité, et ce son livre
,., . . ., ,, .. p . de VOraison
« qu il avait promis, il la accompli, en faisant que nous, dominicale.
« qui avons reçu pour fruit de son sacrifice l'esprit et la
« vérité, pussions, instruits par ses leçons, adorer vraiment
« et spirituellement. En effet, quelle prière plus spirituelle
« que celle qui nous a été donnée par le même Jésus-Christ
« qui nous a envoyé l'Esprit-Saint ? quelle prière plus vraie
« aux yeux du Père, que celle qui est sortie de la bouche
« du Fils, qui est la vérité même } Prier autrement qu'il n'a
cv enseigné, ce n'est pas seulement ignorance, mais faute ;
« car le Christ a intimé sa volonté, et a dit : Vous rejetez
« le commandement de Dieu pour établir votre propre
« tradition. Prions donc, frères chéris, prions comme Dieu
« notre maître nous a appris. C'est une prière amie et
« familière que celle qui s adresse à Dieu comme venant de
(i) Euseb., Hist. eccles., lib. VII, passim.
Anatolius
de Laodicée et
saint Pierre
d'Alexandrie.
L'hérésie
cherche déjà
à corromp)re
la Liturgie
pour répandre
ses erreurs.
Paul de Samosate.
LesDonatistes.
Valentin et Hiérax.
« lui, et fait monter à ses oreilles la prière même du « Christ. Arnica et familiaris oratio est Deum de suo « rogare., ad aures ejus ascendere Christi orationem[\).yy
Nous terminerons cette revue par les noms d^ Anatolius de Laodicée et de saint Pierre d^ Alexandrie, qui ont écrit Tun et Tautre sur le suj^t de la Pâque (2); question qui, comme on le voit, occupa presque tous les auteurs liturgistes des trois premiers siècles.
Tandis que la Liturgie était ainsi considérée comme une des principales forces du christianisme, Thérésie qui cherche toujours à contrefaire Torthodoxie, et à tourner au profit de ses coupables projets les moyens que celle-ci emploie pour maintenir les saintes traditions, mettait déjà la main sur cette arme sacrée. Le précurseur d'Arius, Paul de Samosate, abolissait les chants dont son église retentissait jusqu'alors en Thonneur du Christ, et y substituait d'autres cantiques dans lesquels il recevait les flatteries sacrilèges de ses sectateurs (3). Les schismatiques qui, sous le nom de Donatistes, fatiguèrent FEglise d'Afrique, de la fin du troisième siècle jusque dans le cinquième, fabriquèrent aussi, comme le rapporte saint Augustin, des chants, sous forme de psaumes, destinés à répandre le venin de leurs erreurs dans la multitude réunie pour la prière (4). Du reste, longtemps auparavant, le fameux Valentin avait aussi, avec une grande imprudence^ comme dit Tertullien, composé ses Psaumes (5), et saint Épiphane nous apprend
(i) Vid. la Note H.
(2) Euseb., Hist. eccles., lib. VII, cap. xxxii.
(3) Psalmos in honorera Domini nostri Jesu-Christi cani solitos, quasi novellos et a recentioribus hominibus compositos abolevit. Mulieres autem magno Paschae die, in média Ecclesia psalmos quosdam canere ad sui ipsius laudem instituit. (Euseb., ///5?. eccles., lib. VII, cap. xxx.)
(4) Donatistae nos reprehendunt quod sobrie psallimus in Ecclesia divina cantica Prophetarum ; cum ipsi ebrietates suas ad canticum psalmorum humano ingenio compositorum, quasi ad tubas exhortationis inflammant. (S. Augustini Epist. XXXIV.)
(5) Tertullian., De Carne Christi, lib. IV, cap. xvii.
I PARTIE CHAPITRE IV
DURANT LES TROIS PREMIERS SIECLES DE l'ÉGLISE ']5
qu'un autre sectaire, Hiérax, Pavait imité, dans le même but de corrompre la foi par une prière mensongère (i). Nous verrons, à différentes époques, de nouvelles applications de ce perfide système, commun à presque toutes les sociétés séparées.
En concluant ce chapitre, nous observerons que la Litur- Conclusions gie conserva après la mort des Apôtres le même caractère traditionnel que nous avons reconnu en elle lorsqu'ils vivaient encore;
Que les plus savants docteurs s'en occupèrent comme d'une partie fondamentale du christianisme;
Que les hérétiques tentèrent dès lors d'empoisonner cette source de foi et de doctrine ;
Que ses formes firent l'objet des plus graves prescriptions ecclésiastiques;
Que des tendances d'unité commencèrent dès lors à se manifester, du moins pour les rites principaux;
Qu'enfin l'Eglise romaine fut dès lors le centre de la Liturgie, comme elle l'était de la foi; en sorte que, même sous le point de vue qui nous occupe, on doit appliquer les solennelles paroles de saint Irénée, en son troisième Livre contre les hérésies : Ad hanc qiiippe Ecclesiam, propter potentiorem princïpalïtatem, necesse est omnem convenire Ecclesiam, id est qui sunt undiqiiejîdeles.
(i) s. Epiphanius, Adv. Hœreses, lib. II, Haeres. lxxvii.
yÔ DE LA LITURGIE