De vario usu Ecclesiarum. 44. De Carnium esu vel
piscium.
Au livre second : i. De Clericis. 2. De regulis Clericorum. 3. De generibus Clericorum. 4. De Tonsura\ 5. De Sacerdotibus. 6. De Chorepiscopis. 7. De Prèsbyter-is. 8. De Diaconibus. 9. De Custodibus sacrormn, 10. De Subdiaconibus. 11. De Lectoribus. 12. De Psalmistis. i3. De Exorcistis. 14. De Ostiariis. i5. De Mo- Tîachis. 16. De Pœnitentibus. 17. De Virginibus. iS. Di Viduis. 19. De Conjugatis. 20. De Catechumenis, Exorcismo et Sale. 21. De Competentibus. 22. De Sjmbolo,
22). De régula Fidei. 24. De Baptismo. 25. DeChrismate. i partie 26. De Manus impositione, vel Corifirmatione.
Cet ouvrage si précieux a été placé, par Hittorp, à la tête de sa collection liturgique, dans laquelle on peut aller le consulter ; à moins qu'on ne préfère, ce qui vaut beaucoup mieux, le lire dans les œuvres du saint Docteur, surtout dans l'excellente édition d'Arevalo (i).
Saint Isidore est auteur des deux hymnes de sainte Agathe, que l'on trouve dans l'office de cette Sainte, au Bréviaire riiozarabe : Adesto, plebs Jîdissima y et Festum insigne prodiit coruscum.
(599). Eutrope, évêque de Valence, adressa à Licinien, Eutrope, évêque
/A 1 /-. 1 V 1 • 1 T) • j de Valence.
eveque de Larthagene, une lettre au sujet de 1 onction du chrême faite aux enfants après le baptême; mais cette pièce ne se trouve plus.
Ici se termine la bibliothèque des principaux auteurs liturgistes des cinquième et sixième siècles. On a dû voir qu'elle se divise d'elle-même en deux classes : l'une de ceux qui ont dressé ou corrigé les formules de la Liturgie, l'autre de ceux qui ont traité, sous le point de vue didactique, des particularités et des raisons des mystères et de l'office divin.
Si nous passons maintenant aux conclusions qui Conclusions, ressortent des faits énoncés dans le présent chapitre, nous trouvons :
Que l'unité, qui est Télément essentiel du christianisme, a tendu de bonne heure à se réfléchir, non-seulement dans les formes essentielles de la Liturgie, desquelles elles n'a jamais été absente, mais même dans celles de ces formes qui n'ont trait qu'à la convenance et à la simple solennité du culte divin ;
Que les pasteurs des Eglises, dans leurs conciles, dès les cinquième et sixième siècles, ne se sont pas contentés
(i; Rome, i8o5, 7 vol. in-40.
l5o DE LA LITURGIE AUX CINQUIEME ET SIXIEME SIECLES
de reconnaître cette tendance, mais qu'ils ont fait des lois pour l'ériger en droit précis ;
Que les pasteurs des Eglises, dans leurs conciles, ont motivé leurs décrets en faveur de l'unité liturgique, sur la nécessité de faire ressortir aux yeux des peuples l'unité de foi, et de prévenir le scandale que causait déjà la diversité des usages admis dans la célébration des offices divins ;
Que les Pontifes romains , en rappelant les évêques de l'Occident à l'observance des usages et traditions du Siège apostolique, et réclamant, dans la matière des rites sacrés un droit spécial sur les églises de l'Italie, des Gaules, de l'Espagne, de l'Afrique, de la Sicile et des îles adjacentes à l'Italie, posèrent dès lors la base du droit que nous leur verrons développer plus tard;
Qu'en outre, les mêmes Pontifes ne négligèrent aucune occasion de montrer l'union intime de la Foi et de la Liturgie, en sorte qu'ils proclamèrent dès lors leur grande maxime : Legem credefidi statuât lex supplicandi ; maxime dont nous ne cesserons de voir l'application dans toute la suite de cette histoire ;
Qu'en même temps que l'Église, à cette époque de paix, travaillait à établir l'unité liturgique, elle était occupée en liturgies date ^^^g lieux à perfectionner les formes du culte divin ; en sorte que la rédaction définitive des diverses Liturgies, principalement en Occident, date des cinquième et sixième siècles, savoir : la romaine, par saint Gélase et saint Grégoire le Grand ; la gallicane, par Salvien, Musasus, Sidoine Apollinaire, etc. ; l'africaine, par Voconius ; la gothique, par saint Léandre et saint Isidore; la monastique par saint Benoît, saint Césaire, saint Aurélien, saint Colomban ;
Que, dans ce siècle aussi, les hérétiques, principalement ceux d'Orient, se montrèrent empressés de souiller de leurs erreurs et de leurs innovations la Liturgie, et cela, par le même principe qui portait les conciles et les Pontifes
La rédaction
définitive des diverses liturgies date
PREMIÈRES TENTATIVES POUR ETABLIR l'uNITÉ i5i
romains à proclamer la Liturgie, la forme la plus sacrée i partie
CHAPITRE VI
et la plus populaire de ladoctrine. A voir le grand nombre
d'hérétiques, dans l'époque que nous traitons, qui ont dressé de ces formules sacrées qui ont traversé les siècles et sont demeurées un si solide rempart de leurs erreurs, on comprend plus que jamais quelle arme redoutable contre l'orthodoxie tombe aux mains des novateurs, toutes les fois que, dans une nation chrétienne, le pouvoir liturgique n'est pas lui-même le pouvoir souverain et infaillible dans l'Eglise;
Que la Liturgie est donc, comme toutes les grandes choses de ce monde, l'arbre de la science du bien et du mal, puisque, dans ce chapitre qui nous a donné lieu d'énumérer les noms de plusieurs des plus vénérables docteurs de l'Eglise, nous n'avons pu nous empêcher d'y joindre une ignoble liste sur laquelle figurent Théodore de Mopsueste, Nestorius, Philoxène, Sévère d'Antioche, Jacques d'Edesse, etc.
l52 DE LA LITURGIE AUX CINQUIEME ET SIXIEME SIECLES