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CHAPITRE VII

TRAVAUX DE SAINT GREGOIRE LE GRAND SUR LA LITURGIE ROMAINE. — PROGRÈS DE CETTE LITURGIE DANS l'oCCIDENT. — AUTEURS LITURGISTES DES VII^ ET VIII® SIECLES.

Avènement ^^ ^^ ^^ sixième siècle vit monter sur le Siège apostodu pape lique un homme dont le pontificat de treize ans et six mois

saint Grégoire ^ ^

le Grand expira l'an 604, mais laissa pour tous les siècles suivants

qui prépare ^ ^ . -^ ,

l'extension la renommée d'une gloire qui a pu être égalée, mais n'a

de la Liturgie . .,, 'o-i-'-ii- jj^ir

romaine jamais etc surpassee. Saint Grégoire le Grand, dont 1 unie patriarcat mense correspondance nous retrace si vivement la sollicitude d'Occident. ^^,-j ^^erçait sur toutes les Églises, dont les écrits si remplis de gravité et d'onction justifient, par la plus pure et la plus excellente doctrine, le titre de quatrième Docteur que l'Église lui a assigné, saint Grégoire le Grand porta ses soins éclairés sur la Liturgie de l'Eglise de Rome, et par les perfectionnements qu'il y introduisit, prépara d'une manière sûre, pour un temps plus ou moins éloigné, son introduction dans toutes les provinces de l'immense patriarcat d'Occident.

Nécessité Nous avons rapporté, au chapitre précédent, les travaux

d'une réforme , . ^ ,, . , • /-^ m ,

de la de saint Gelestin et de saint Gelase durant ce cinquième

romai^ne. siècle, qui fut, dans toute l'Église, un moment brillant pour la Liturgie, puisqu'on vit alors les plus grands évêques donner tous leurs soins à la perfectionner. Vers la fin du sixième siècle, il était devenu nécessaire de compléter et d'améliorer l'œuvre des siècles précédents; car la Liturgie, comme le Symbole de l'Église, comme le recueil de sa

TRAVAUX DE SAINT GREGOIRE LE GRAND l55

Discipline, doit s'enrichir par le cours des siècles, bien i partie

^ . CHAPITRE VU

qu'-elle ne puisse changer d'une manière fondamentale. Ce •

progrès dirigé par l'autorité compétente, en même temps qu'il satisfait à de nouveaux besoins, n'expose jamais l'intégrité des rites ecclésiastiques et n'amène point de variations choquantes dans les formules saintes que les siècles ont consacrées.

Ce fut donc dès les premières années de son pontificat Saint Grégoire

. . . donne

que saint Grégoire entreprit la réforme de la Liturgie une nouvelle

. o 1 • • T "r-v • 1 • / lorme hu

romaine, bon historien, Jean Diacre, nous a laisse sur ce Sacramentaire, sujet les détails les plus intéressants ; ils nous sont confirmés son nom non-seulement par le témoignage de tous les auteurs qui Grégorien. l'ont suivi, mais même par l'autorité de plusieurs personnages qui ont vécu avant lui, tels que Walafride Strabon, saint Adrien P% et Ecbert, qui occupa le siège d'York en 732. Or, voici les paroles de Jean Diacre, au chapitre xvii du second livre de la vie de notre saint pontife :

« Il réduisit en un seul volume le livre du pape Gélase, « qui contenait la solennité des messes, retranchant beauce coup de choses, en retouchant quelques-unes, et en « ajoutant plusieurs autres (i). »

Walafrid Strabon, qui mourut en 849, vingt-huit ans avant le Pontificat de Jean VIII, par l'ordre duquel Jean Diacre écrivit la vie de saint Grégoire, s'exprime ainsi dans son traité De Rébus ecclesiasticis : « Gélase, le cinquantece unième Pape, mit en ordre les prières, tant celles qu'il « avait composées que celles que d'autres avaient rédigées « avant lui ; les Eglises des Gaules se servirent de ses « oraisons, et elles y sont encore employées par plusieurs. « Mais comme beaucoup de ces formules semblaient appar- « tenir à des auteurs incertains, ou ne présentaient pas

(i) Sed et Gelasianum codicem de missarum solemniis, multa subtrahens, pauca convertens, nonnulla vero adjiciens, pro exponendis Evangelicis lectionibus, in unius libri volumine coarctavit. (Joann. Diac. Vita S. Gregorii, lib. II, cap. xvii.)

l56 TRAVAUX DE SAINT GREGOIRE LE GRAND

INSTITUTIONS « uR sciis claif et complet, le bienheureux Grégoire prit

LITURGIQUES . . , . O r

■ « soin de réunir tout ce qui était conforme à la pureté

« originale du texte, et ayant retranché les choses trop « longues, et celles qui avaient été rédigées sans goût, il « composa le livre qui est appelé des Sacrements. Que « si on y trouve encore plusieurs choses qui s'écartent du « but que nous venons de marquer, elles n'ont point « été insérées par ce Pape, mais on doit croire qu'elles « ont plus tard été ajoutées par d'autres personnes moins « soigneuses (i). »

A l'occasion Telle est l'origine du Sacramentaire grégorien qui, joint des ^Lombards à l' Antiphonaire dont nous parlerons bientôt, forme encore saint^Grégo^ire aujourd'hui, à quelques modifications près, le Missel ro- ^^°%^aroïes^"^^ main dont l'Eglise d'Occident tout entière se sert, sauf au canon jgg exceptions de fait ou de droit.

de la Messe. ^

L'historiographe de saint Grégoire nous apprend encore d'accord avec le Liber pontificalis ^ que ce saint pontife ajouta quelques paroles au canon delà messe. Remarquons ici, pour la seconde fois, que l'addition d'une seule ligne au canon de la messe était un événement qui intéressait : tout l'Occident et que les siècles à venir ne pouvaient plus ^ ignorer. Voici les paroles de Jean Diacre : « Il ajouta ; « au canon de la messe : Diesque nostros in tua pace disponas, atqiie ah œterna damnatione nos eripi^ et in electorum tuorum jubeas grege numerari (2). » Cette

(i) Nam et Gelasius Papa, in ordine LI, ita tam a se quain ab aliis compositas preces, dicitur ordinasse. Et Galliarum Ecclesiae suis orationibus utebantur, quae adhuc à multis habentur. Et quia tam incertis auctoribus multa videbantur inserta, et sensus integritatem non habentia, curavit beatus Gregorius rationabilia quaeque coadunare, et seclusis his, quae vel nimia vel inconcinna videbantur, composuit librum qui dicitur Sacramentorum, sicut ex titulo ejus manifestissime declaratur : in quo si aliqua inveniuntur ad hune sensum claudicantia, non ab illo inserta, sed ab aliis minus diligentibus postea credenda sunt superaddita. (Walafrid. Strabo. de Rébus Ecclesiast., cap. xxii.)

(2) In canone missae apposuit : Diesque nostros, etc. (Joan. Diac, Vit. S. Gregorii M., lib. II, cap. xvii.)

SUR LA LITURGIE ROMAINE iSy

addition qui exprime une demande de paix, paraît se i partie

rapporter à l'année 694, durant laquelle Âgilulphe, roi

des Lombards, vint mettre le siège devant Rome; ce qui plongea dans la plus vive terreur cette ville, qui se trouvait en ce moment privée de garnison. Inquiet du salut de son troupeau, saint Grégoire suspendit les travaux qu^il faisait alors sur le prophète Ezéchiel, et ses instantes prières, jointes à sa vigilance et au courage des Romains, procurèrent la délivrance de la ville, après un an de siège (i).

Saint Grégoire ne se borna pas à rectifier les formules n règle

, , . , . , les cérémonies

de la Liturgie et à les compléter; il s attacha aussi à donner extérieures

, , . j , , . . , et organisé

aux cérémonies du culte une pompe extérieure qui les ren- les stations.

dit plus efficaces encore pour l'instruction et l'édification

du peuple. Il régla, dans un ordre qui s'est conservé

jusqu'aujourd'hui presque dans son entier, les jours et les

lieux des Stations (2). « Il ordonna avec soin, continue

« Jean Diacre, les Stations dans les basiliques, ou dans les

« cimetières des saints martyrs, en la manière que garde

« encore aujourd'hui le peuple romain, comme si Grégoire

« vivait toujours. Dans ces Stations, auxquelles il prenait

« part lui-même, il prononça, en diverses époques, devant

« rassemblée des fidèles, vingt homélies sur l'Évangile ; il

« dicta seulement les vingt suivantes, et les fit déclamer

« par d'autres, à cause des langueurs de sa poitrine fatiguée.

« L'armée du Seigneur, composée d'une foule innombrable

« de fidèles de tout sexe, de tout âge et de toute condition,

« avide de la parole de doctrine, accompagnait, dans

« ces Stations, les pas du Pontife, qui, comme le

« chef d'une milice céleste, donnait à chacun des armes

« spirituelles (3). »

(i) Ciacconi, Vitdd Pont. Rom., tom. I, pag. 404.

(2) Nous donnerons ailleurs la désignation de ces Stations, ainsi que le détail de ce qu'on y observait.

(3) Stationes per basilicas, vel sanctorum martyrum Cœmeteria secundum quod hactenus plebs Romana quasi eo vivente certatim discurrit

INSTITUTIONS DITURGLQUES

Sollicitude

de

saint Grégoire

pour

le culte

des SS. Apôtres

Pierre et Paul.

Les Ordres romains

et le

Sacramentaire

grégorien

donnent

la forme de la

Messe papale

aux jours àtï> Stations.

Réclamations

contre

les réformes

de

saint Grégoire.

l58 TRAVAUX DE SAINT GREGOIRE LE GRAND

« Il régla les Messes solennelles que l'on célébrerait sur « les corps des bienheureux Apôtres Pierre et Paul. Il fit « l'acquisition d'un grand nombre de plants d'oliviers « dont il grava le dénombrement sur des tables de marbre ce placées aux portes de la basilique (i), et les affecta au « luminaire qu'il augmenta, et à l'entretien duquel il « pourvut avec soin (2). »

On peut voir dans les divers exemplaires du Sacramentaif^e grégorien, qui ont été publiés sur des manuscrits plus ou moins purs, et dans les anciens Ordres romaùts^ dont les deux premiers sont très-certainement contemporains de saint Grégoire, la forme de la Messe papale, telle qu'elle était célébrée aux jours des Stations. Fleury luimême n'apas cru devoir se dispenser d'en raconter plusieurs détails dans son Histoire ecclésiastique. Nous réservons ce récit, ainsi que la description de la Messe papale telle qu'elle se célèbre aujourd'hui, pour la partie de notre travail qui traitera à fond du sacrifice chrétien et de ses mystères.

Les modifications que saint Grégoire avait introduites dans la Liturgie n'avaient pas manqué, ainsi qu'il arrive

sollicitus ordinavit : per quas et ipse simul discurrens, dum adhuc eloqui praevaleretjviginti homilias Evangelii coram Ecclesia diverso tempore declamavit : reliquas vero ejusdem numeri dictavitquidem, sed lacessente stomacho languore continuo, aliis pronunciandas commisit. Sequebatur exercitus Domini ultra citraque Gregorium praeeuntem, et auditurae verbum doctrinae innumerabiles undique diversi sexus, astatis ac professionis voluntariae confluebant cohortes : quibus ille, utpoteductor cœlestis militias, cunctis duntaxat arma spiritalia suggerebat. (Joan. Diac, ibid., cap. xvin et xix.)

(i) Ces tables existent encore parfaitement conservées, sous le portique de la basilique actuelle de Saint-Pierre.

(2) Super corpora beatorum Pétri et Pauli apostolorum, missarum solemnia celebrari decrevit, acquisitis numerosissimis olivetis, quorum summam in tabulis marmoreis, prae foribus ejusdem basilicae annotavit, luminaria superaddidit, officia sedula deputavit. (Joan. Diac, ibid., cap. XX.)

I PARTIE CHAPITRE VII

toujours dans les mesures générales d'administration d'exciter les réclamations de plusieurs. Le saint Pape, en effet, en statuant plusieurs règlements sur la forme du service divin dans l'Eglise de Rome, avait astreint par là même à l'observation de ces ordonnances, les Églises de l'Italie et des îles adjacentes qui sont, comme on doit savoir, du domaine primatial de l'Église romaine, de même que l'Occident, en son entier, forme sa circonscription patriarcale. Jean Diacre nous a conservé un important fragment d'une lettre de saint Grégoire adressée à Jean, évêque de Syracuse, et dans laquelle le saint Pape répond aux clameurs qui s'étaient élevées en Sicile. Nous reproduirons ici cette pièce, en y joignant nos observations.

« Un homme venant de Sicile m'a dit que quelques-uns , Réponse

^ ^ ^ du saint Pape

« de ses amis, grecs ou latins, sous prétexte de zèle envers dans sa lettre

. . à Jean, évêque

« l'Eglise romame, murmuraient contre mes règlements, de Syracuse.

« disant : Comment prétend-ïl abaisser T Eglise de Cons-

« tantinople, lui qui en suit les coutumes en toutes choses?

« Comme je lui disais : Quelles coutumes suivons-nous? il

« m'a répondu : Vous ave^fait dire Alléluia, aux messes^

« hors le temps pascal ; vous faites marcher les sous-dia-

« cres sans tuniques; vous faites dire Kyrie, eleison ; vous

« avei ordonné de dire l'Oraison dominicale aussitôt après

« le canon. A cela j'ai répondu que dans aucune de ces

i« choses nous n'avons suivi les usages d'une autre Église.

Y Car pour ce qui est de V Alléluia^ la tradition nous apprend

« qu'il a été introduit ici par le bienheureux Jérôme, au

« temps du papeDamase, de sainte mémoire, à l'imitation

f« de l'Église de Jérusalem ; et encore faut-il remarquer

« que, dans ce Siège, nous avons retranché plutôt quelque

« chose à ce que l'on avait ainsi reçu des Grecs (i). Si je

i« fais marcher les sous-diacres sans tuniques, c'est l'ancienne

(i) On sait que les Grecs chantent Alléluia pendartt le Carême, et même laux sépultures.

l6o TRAVAUX DE SAINT GREGOIRE LE GRAND

INSTITUTIONS c( coutume de l'Eglise; seulement, dans la suite des temps,

« il avait plu a queiqu un de nos pontifes, je ne sais

« lequel, de les revêtir ainsi. Mais vos propres Églises « (de Sicile), ont-elles donc reçu la tradition des Grecs ? « Aujourd'hui encore, chez vous, d'où vient que les sous- « diacres paraissent couverts d'une simple tunique de lin, « si ce n'est parce qu'ils ont reçu cet usage de l'Église « romaine leur mère ?

Différence « D'aiUeurs^ nous ne disons pas Kyrie^ eleison à la

de Rome « manière des Grecs. Chez eux, tous le disent ensemble ;

Consfantfnopie ^^ chez nous, il n'y a que les clercs^ et le peuple répond;

^^"^ dV^^'^^ ^^ ^^ ^^ plus, nous disons autant de fois Christe, eleison,

Kyrie eleison. ^^ q^^ j^g Grecs ne disent jamais. Dans les messes « quotidiennes, nous passons sous silence certaines choses « que l'on a coutume de dire aux autres jours, et nous « disons seulement Kyrie^ eleison et Christe, eleison, en c< les chantant avec un peu plus de lenteur. Nous disons a l'Oraison dominicale aussitôt après le canon , parce que « telle a été la coutume des Apôtres qui, en consacrant -« l'hostie de l'oblation, se contentaient de cette prière (i). « Il nous eût paru inconvenant de réciter sur l'oblation « une prière rédigée par un savant, et d'omettre de réciter « sur le corps et le sang du Rédempteur celle qu'il a luic( même composée. De plus, l'Oraison dominicale chez les « Grecs est dite par tout le peuple, tandis que, chez nous, « c'est le prêtre seul qui la récite.

« En quoi donc avons -nous suivi les coutumes des « Grecs, nous qui n'avons fait que rétablir nos anciens « usages, ou en introduire d'utiles, quand bien même on

(i) On doit savoir que le mot consacrer, appliqué à l'Eucharistie, dans la langue des Pères, a un tout autre sens que dans le langage de la théologie actuelle. Il signifie certain usage qu'on fait de l'hostie sainte in. ordine ad communionem. C'est ainsi que saint Ambroise, en son livre De Officiis ministrorum, fait dire au diacre saint Laurent, que le pape saint Sixte lui a confié la « Consécration du Sang du Seigneur, y> Dominici Sanguinis consecrationem.

« prouverait qu'en cela nous avons imité les autres ? « Quand donc Votre Charité aura occasion d'aller à « Catane, ou à Syracuse, qu'elle ait soin d'instruire sur « ces différents points tous ceux qu'elle sait avoir mur- « muré à ce sujet; qu'elle s'y prenne à propos pour leur « faire entendre ces raisons. Quant à ce qu'ils disent de « l'Église de Constantinople, qui doute qu'elle ne soit « sujette du Siège apostolique, ainsi que le très -pieux « Empereur et notre frère l'évêque de cette ville , le pro- « fessent assidûment? Néanmoins, si cette Église, ou « toute autre, a quelque chose de bon, de même que je ré- « prime mes inférieurs, lorsqu'ils font des choses illicites, « de même je suis prêt à les imiter dans ce qu'ils ont de « bon. Ce serait folie de mettre la primauté à dédaigner « d'apprendre ce qui est le meilleur (i). »

On voit, dans cette curieuse lettre, l'exercice de la suprématie romaine dans les choses de la Liturgie. Le Pontife rétablit des usages tombés en désuétude ; il en institue d'autres qui lui paraissent utiles; il choisit dans les rites des Eglises soumises à celle de Rome, ceux qu'il lui semble à propos d'adopter; il professe le droit souverain qu'il a reçu de réprimer les abus, jusque sur le Siège de Constantinople; enfin, il proclame en même temps la disposition si sage et si souvent mise en pratique par le Saint-Siège, d^imiter ce qui se rencontre de meilleur dans les usages des diverses Églises. Nous verrons constamment les Papes, dans tous les siècles, suivre cette ligne si sagement et si fortement tracée.

Le zèle infatigable de saint Grégoire ne se borna pas à lui faire entreprendre la réforme des prières et des cérémonies de la Liturgie; il entreprit aussi la correction du chant ecclésiastique, dont la mélodie majestueuse devait ajouter une nouvelle splendeur au service divin. Nous

I PARTIE CHAPITRE YH

Cette lettre

est un monument

de la

sollicitude

et de la

sagesse

apostolicjue

des Pontifes

romains

par rapport

à la

Liturgie.

Saint Grégoire

entreprend

la correction

du chant

ecclésiastique.

(i) Vid. la Note A.

Caractère

du chant

grégorien,

qui conserve

les dernières

traditions

de la musique

des Grecs.

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