‹ Institutions liturgiquesChapitre 80 sur 195 · livre · texte numérisé non relu

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de Ordine Antiphonarii,

de Tannée. On ne finirait pas si on voulait rapporter tout ■ ce que Charlemagne a fait en faveur de la Liturgie : la matière est si abondante qu'elle demanderait, pour ainsi dire, un ouvrage spécial.

L'Église et le monde le perdirent en 814. A sa mort, la Liturgie romaine régnait dans tout FOccident, à Texception de l'Espagne, qui ne devait pas tarder à Tembrasser aussi; à grand'peine Milan avait pu sauver son rite ambrosien.

Louis le Pieux offrit dans son caractère peu de traits de la grandeur de son père; mais il en avait au moins hérité la piété et le zèle pour le service divin. C'était beaucoup pour cet âge de la civilisation par le christianisme. Les^ capitulaires de Louis le cèdent à peine à ceux de Charlemagne, pour la sagesse des règlements qu'ils contiennent. Il s'occupa de bonne heure du chant ecclésiastique et desmoyens d^en assurer la pureté : c'est pourquoi il députa à Rome le célèbre liturgiste Amalaire, prêtre de l'église de Metz, avec charge d'en rapporter un nouvel exemplaire de TAntiphonaire, devenu sans doute nécessaire par suite] de nouvelles altérations qu'on avait déjà faites au texte et à la note de saint Grégoire. Le pape Grégoire IV sej trouva hors d'état de satisfaire Tempereur, ayant précédemment disposé du seul exemplaire de l'Antiphonaire] qui lui restât libre, en faveur de Vala, moine de Corbie. Amalaire, à son retour en France, se rendit dans cette j illustre abbaye : il y conféra l'Antiphonaire nouvellement! apporté de Rome avec ceux qui étaient en usage en France, et, après cette confrontation, il fut en état de composer son précieux livre de Ordine Antiphonarii.

Quand nous disons que la Liturgie gallicane demeura! détruite sans retour en France, nous n'entendons pas dire qu'il n'en resta point quelques débris, qui se fondirent dans les usages romains. Les Églises de Lyon et de Paris furent, sans doute, celles qui gardèrent un plus grand nombre de

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