DE LA LITURGFE ROMAINE-FRANÇAISE
de la divine Psalmodie, et lui reprocha d'avoir attaqué la sainte Eglise de Lyon, non-seulement de vive voix^ mais par écrit, comme ne suivant point Pusage légitime dans la célébration des offices. Agobard avait à venger en ceci une querelle personnelle. Il avait corrigé aussi, à sa manière, TAntiphonaire, en y retranchant, disait-il, les choses vaines, superflues, ou approchant du blasphème et du mensonge, pour n'y laisser que ce qui était de V Ecriture sainte, suivant r intention des Canons (i).
L'Antiphonaire de Metz, au contraire, offrait un certain nombre de pièces en style ecclésiastique, et qui n'étaient point formées des paroles de l'Ecriture.
Il est assez étrange que l'Antiphonaire romain, que Pépin et Gharlemagne avaient établi à Lyon, si peu d'années auparavant, renfermât tant de choses répréhensibles; mais rétonnement cesse quand on lit le livre du même Agobard, de Correctione Antiphonarii . On voit que cet évêque n'était point étranger aux théories qui furent improuvées en Espagne, dans ce quatrième concile de Tolède, dont nous avons ci-dessus rapporté un canon intéressant. Agobard soutenait aussi qu'on ne devait chanter dans les offices que les seules paroles de la sainte Ecriture, et pour mettre la Liturgie d'accord avec son système, il avait commencé par retrancher des livres grégoriens tout ce qui pouvait y être contraire.
Dans ce dernier ouvrage dont nous venons de parler, il attaque principalement le livre d'Amalaire, de Ordine Antiphonarii^ et fait une critique amère et violente de plusieurs antiennes et répons qu'il prétend être de la composition du liturgiste de Metz. Il est fâcheux pour la réputation d'Agobard, qui, au reste, n'a jamais joui de