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MODIFICATIONS INTRODUITES

INSTITUTIONS ^jj. j^ grande voix de l'Église elle-même, dans les inter-

mèdes de la psalmodie.

L'institution Une autre conséquence de Tinstitution des tropes fut

des tropes / i • i i

détermine une une revolution dans la marche du chant ecclésiastique. On

révolution , . i-, i i ^ ^ i

dans la marche n en Vint pas tout d abord a y chercher une mesure proecclésiastique, prement dite; mais la composition cadencée et presque toujours rimée de ces pièces, pour être sentie dans le chant, demandait une autre facture à la phrase grégorienne. La physionomie primitive du [chant se trouva donc nécessairement modifiée, dans ces parties nouvelles; le caractère Le génie des diverses nations de TOccident, ou plutôt le sénie de la

des nouveaux , . , . .

peuples chrétienté occidentale, se fit jour par ses propres forces

de l'Occident se . . , . . ^

fait jour dans dans ces essais encore mal assures. Les français jouèrent compositions un grand rôle dans cette puissante innovation, qui était nouve es. arrivée à sa pleine maturité à l'ouverture du xi« siècle, ,^ époque qui vit la lutte du sacerdoce et de l'empire, les croisades et la reconstruction de nos cathédrales sur un plan si mystérieusement sublime. On garda toutefois assez fidèlement, sauf les variantes inévitables dont nous avons signalé la cause, les pièces du répertoire grégorien ; mais elles contrastèrent désormais avec le genre des morceaux qu'on y accola pour célébrer les fêtes nouvelles, celles des patrons et autres solennités locales. Un ouvrage spécial serait ici nécessaire, nous le sentons : les matériaux ne nous manqueraient pas. Pour le présent, nous dirons seulernent que l'on peut ranger les morceaux de chant ecclésiastique composés, du viii® au xi® siècle, en deux grandes classes : l'une composée des pièces traitées en tout ou en partie dans le grand style grégorien (i), l'autre empreinte d'un caractère nouveau, à la fois rude et pesamment mélodieux (2). Cette dernière classe se subdivise encore en

(i) Le graduel, V alléluia et la communion de la Toussaint; les antiennes de la même fête. Il est possible aussi que ces pièces aient été composées à Rome.

(2) Les antiennes de la fête de la sainte Trinité, l'hymne Gloria laus,

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