Le développement de l'économie nationale
De même que l'enseignement professionnel est l'objet de 1 sollicitude toujours plus grande des gouvernements, d même on s'attache maintenant partout à stimuler et à î^vi riser de toute manière les forces productives nationale source de toute prospérité.
Parmi les stimulants employés, nous indiquerons : expositions, ces grands concours oii les industriels, les a^ culteurs, les artistes, en un mot tous les travailleurs de nation sont conviés à apporter le fruit de leur travail et profiter réciproquement des expériences faites ; les primt médailles et diplômes délivrés aux meilleurs producteur! les subventions pour l'amélioration des procédés et des prt duits; les sfafions d'essais, etc., etc.
Un autre stimulant très puissant, qui est en même temc une œuvre de justice et de loyauté, c'est la législation s( la propriété intellectuelle. Cette protection est celle dâ œuvres de la pensive ; l'écrivain qui a produit un livre, l'a liste qui a produit un tableau, l'inventeur qui a trouvé un manière plus prompte et plus économique de faire un tn vail, ont droit au fruit de leur activité aussi bien que l'iE duatriel ou l'agriculteur. On a donc fait des lois pour prt léger la propriété artistique et littéraire et la proprié industrielle.
La propriété industrielle comprend les inventions desti nées à l'industrie et k l'agriculture; elle comprend aasai I protection des marques de fabrique et de commerce que 1 producteur place sur ses produits pour les distinguer di autres, et le nom commercial, qui est le nom sous lequel an industrie ou un commerce est exploité (par exemple Meyi et C", Association vinicole, etc.) ; il est évident que prendi ce nom et ces marques sans y avoir droit, c'est commetti un acte de fraude.
La froJlicitude du gouvernement ne doit pas se borner .
r «ttmnter la proc r faeiliter l'écoul'
1 production nationale ; elle .1oil s'occuper aussi ifaeiliter l'écoulement des produits en aidant à créer d débouchés soit à l'intérieur, soit surtout dans les autres pays. Une fausse conception des devoirs du gouvernement a engagé nombre d'Etats i. élever à leurs frontières des barrières sous la forme de douanes ou péages afin de protéger le travail national et de lui réserver le marcbé intérieur. C'est une erreur économique qui a toujours eu de funestes conséquences pour les Elats qui l'ont commise. Les peuples ont besoin de plus en plus, pour vivre, d'échanger leurs produits. La raison nous dit que chaque pays doit produire ce que la nature de son sol et de son climat et les aptitudes de ses habitants lui permettent de produire dans les conditions les plus favorables. Favoriser artificiellement certaines productions par la protection douanière, c'est renchérir inutilement la vie pour la nation entière, qui pourrait, sans celle protection, se procurer ailleurs à meilleur marché les marchandises qu'elle consomme. Ce renchérissement de la vie a pour conséquence de renchérir la production nationale et de la rendre moins apte aux échanges internationaux. Par conséquent, la nation s'appauvrit de toutes manières.
Le rôle du gouvernement est de faciliter la production et son écoulement, non de l'entraver. Il doit favoriser la liberté des échanges, soit à l'intérieur, soit dans les relations internationales.
Le service public de l'économie nationale incombe un peu à tous les départements ou ministères. Mais il est plus particulièrement concentré dans celui du commerce et de l'agriculture.
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nom de syaténiÈ métrique el décimai. Ce sy Htéme fonctionne s poids et mesures, d'une manière plus ou moins compl^tp,
m pays suivants : l'Allemagne, l'A ut riche-Hongrie. la'S le Brésil, la Conrédération Argentine, le Danemark. l'Espagne, 1
□is, la France, l'Italie, le Pérou, le Portugal, la Dut Suède et Noirège. la Suisse, la Turquie et le Venezuela. Il est k 3 marquer que l'Angleterre et ses colonies, qui représentent liQe 1 grande partie de noire globe, n'ont pas encore adopté système. En ce qui conceme les monnaies, les différences eoni jin nombreuses. 1^ France et bon nombre d'autres pays ont pour ^ de leur système le Tranc; l'Allemagne a le mark qui vaut fr. %M l'Autriche le florin (fr. 2,50). le Russie le rouble (fr. 4). l'Anglet. le souverain ou livre sterling (fr, 25). les Etals-Unis le dollar (tr^ Dans plusieurs pays, on a ce qu'on appelle le double étalon, é^^ à-dire que les principales monnaies sont Frappées ! en argent; mais comme la valeur de chacun de ces métaux * suivant la production plus ou moins grande des mines d'où OELj| extrait et suivant d'autres circonstances, il en résulte d ces de cours d'un pays à l'autre. Les Etats qui ont le double étà. ont cherché à établir une relation tixe entre les deux métaux 1^ admet qu'un gramme d'or vaut 15 ',» grammes d'argent et ' rersâ; mais cela n'erapôehe pas la fluctuation des cours, Ca* 1 Etats qui n'ont pas le double étalon ne sont pas tenus d'obserd cette règle dans les paiements qu'ils ont à faire aux autres i [. Quand donc l'argent baisse de valeur, ils m
' tent qu'à son cours du moment; il en ••st de même si la baisse tf^
L produite sur l'or.
it grandement dans l'erreur si l'on se figurait que l'oJ
I l'argent monnayé suffiraient à payer toutes les marchandises' ^
I existent dans le monde. D'après une statistique récente, on a du sol depuis la fin du XV' siècle, où les grandes mines d'or ] d'argent du nouveau monde ont été découvertes, jusqu'en i les quantités suivantes :
Ov, 10,303,400 kilogrammes, valant 35 mUliards im millions ^ francs.
Argent, 193,012,000 kilogrammes, valant 43 milliards 437 'H a de francs.
Ce qui (ait ensemble à peine SO milliards. Si l'on tient comilj qu'une bonne partie de ces métaux a été transformée en bijoux, <
' vrages d'ortévrerie, etc., on peul aisément se rendre compta que l'a it l'aident monnayé ne représentent qu'une part très r richesse publique. C'est leur circulation rapide de mt qui l'ail qu'ils peuvent généralement suffire aux besoins de t change pour les règlements de comptes qui ne dépassent paâ i certaine somme. Mais ils seraient de beaucoup insuffisants si l'i e moyen d'échange les billets de banque.
leurs, il ne faut jamais perdre de vue que les principaux i ~~ e font en produits, mais dans d'autres conditions qu'à l'origtof
■eclétés humaines. Aujourd'hui, par exemple, un marchand américain qui envoie du lilé en Europe, disons pour cent mille francs, ne recevra pas, dans la règle, cotte somme en or ou en billets de banque venant d'Europe, mais son client européen lui enverra des traites sur des maisons américaines auxquelles il aura tui-méme livré des marchandises et ainsi de suite. Voilà pourquoi il n'est pas nécessaire d'avoir en monnaie et en billets de banque des valeurs correspondant à la valeur de tout ce qui peut s'acheter dans le monde (maisons, terres, bestiaujt, produits de toute sorte).
A l'époque où l'on a commencé à. construire les chemins de fer (dans les années 1340 à ISGO), de vives luttes ont eu lieu dans presque tous les pajrs sur la question de savoir si la construction et l'exploitation des lignes ferrées devaient être l'affaire de l'Etat ou d'entreprises privées. Presque partout, l'Etal a laissé ce soin à des compaEntes d'actionnaires, caries dépenses qu'il tall&il faire étaient si considérables qu'elles auraient pesé trop lourdement sur les finances publiques. Mais l'Etal s'est réservé le droit : 1" d'accorder les copcessian$ sur son territoire pour les lignes à construire; 2° de surveiller l'exploitation et d'approuver les tarifs de transport; 3» de racheter les lignes à l'expiration de certains délais moyennant de justes indemnités aux propriétaires. Il ne paraît pas douteux qu'à la longue, tous les chemins de fer uniront par revenir à l'Etat, comme cela a été le cas pour les roules et pour le service des poètes,
A la fin de 1883, il existait 411,667 km. de chemins de fer dans le
n y a un grand pays dans lequel les Eglises sont complètement séparées de l'Etat, ce sont les Etats-Unis.
Les expositions ont pris un grand développement dans notre siècle. Voici la date des principales qui ont eu lieu :
Londres 1851 ; Londres 1855; Paris 1857; Paris 1868; Vienne 1873; Philadelphip 187G; Paris 1878. En outre, un grand nombre d'expositions spéciales, par exemple d'agriculture, d'hygléne, de pêche, etc. Aujourd'hui on fait surtout des expoeitioDB nationales qui coâtent moins et rendent peut-être plus de services. Celle de Zurich, qui a eu lieu en 1883, a montré la puissance et la variété de l'industrie
Ques tionnalre.
système monétaire d'un pays? Pourquoi billets de banque") Quels sont les caractères du billet de banque Nécessité de l'intervention de l'Etat dans ce domaine. Qu'est-ce tpi le papier-monnaiet Quels sont les îiicoDvénientB de ce système Par qui se fait le service des moyens d'échange? — 9î, Quels Bo les moyens de communication et de circulation? Qu'est-ce que service des />os(es? de combien de parties se compoae-t-il? Qu'es ce nue le service dps chi'mins du l':r'! Nécessité de l'interventlc derEtat, yLi'appelle-l-on l(?s luJ.^l^s LiifltVmficliaa? Quel est géaéa leroent le l'ole de l'EUil vis-à-vis des baieaux à vapeur et de la nu fine? Qu'est-ce que le service dos létdgyaphes et des UléphaH^ Pourquoi doit-il être fait par l'Etat ? I)u aijcret postal et lélêgeiyph que. Quel personnel nécessite le service des chemins de jer. jS postes el des télégraphee '? — 93. Quel était autrefois le râle d6 1'» en matière d'instruction publique? Quel est-il aujourd'hui? Comm< se divise ce service? Qu est-ce que l'enseignement primairel Eoî quoi doil-ii éUi' obliijaloire, gratuit et non confessionnel^ Qu'B ce que l'enseiimcmaiil secondaire"! Gomment se subdivise-t-îî Qu'est-ce que Vmineifine'i'ent nupérieur 1 Quels sont les prii établissements qui en dépendent? Qu'appelle-t-on l'enseig
S'ofessionnel ou spécial V Nommez des écoles prDfesalonaeUi uelle est l'impo fiance de cet enseignement 7 Par qui le servies i ^l'instruction publique est-il fait? Du rôle de l'Etat dans Venseigti Knient privé. — 9*. Quelle attitude l'Etat doit-il prendre TiS-*-i B-dea cultes? Qu'appetle-t-on la séparai ion de l'Eglise et de l'Eta ^ Pourquoi u'e\iste't-elle pas partout? Qu'est-ce que les biem , ntain morte ? L'Etat qui subventionne une ou plusieurs EgUâ ' doit-il s'occuper d'autre chose que des détails matériels du euU , Comment est organisée l'Eglise protestante"} l'Eglise oatholiqwi^ ^ %. Quel est le rôle de l'Etat dans les questions économiques ? Quc I août les moyens qu'il peut employer comme stimulant pour dév J loççer les forces productives de la nation? Qu'est-ce que la —
[■ prietè inlellectueliel De quelles branches se compose-t-elloîl.
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