OBJET ET DIVISION DU COURS
'. Grandeur de la tâche qui incombe à la jeunesse. 9Le temps, dans sa marche rapide, renouvelle sans cesse igénérations. Elles se suivent comme les flots de la ri-
B pressée d'arriver à l'océan. Chaque jour des hommes
utiles b. leur pays disparaissent dans la tombe. Chaque jour aussi, de jeunes citoyens atteignent l'âge de servir la patrie comme soldats et de prendre part à la vie publique comme électeurs. C'est ainsi que la nation se modifie constamment dans sa marche vers l'avenir. Mais cet avenir ne peut Stre prospère que si les éléments nouveaux que la nation reçoit contribuent à sa grandeur et à sa force.
Jeunes gens, vous êtes l'espoir de la patrie, vous êtes le renfort dont elle a besoin pour combler les vides causés par la mort. Bientôt elle vous confiera le soin de veiller à ses destinées : lourde responsabilité à laquelle vous ne pouvez vous soustraire. Vos pères ont fondé la liberté au prix de luttes souvent sanglantes. C'est ie plus précieux héritage qu'ils aient pu vous laisser, car sans lui les autres biens seraient de peu de valeur. I.a patrie compte sur vous pour maintenir cet héritage, et autant que possible pour l'accroître et le développer. Peut-être un jour serez-vous appelés à le défendre contre des ennemis étrangers. En tout cas, vous aurez à combattre les ennemis intérieurs qui le menacent et qui naissent incessamment soit de l'excès des passions poli-
tiques, soit aussi d'une indifférence funeste pour les affaires du paye.
Voilà la tâclie qui vous attend. Serez-vous en état de la remplir sans défaillance ?
Oui, si d'avance vous avez fortifié votre âme par l'étude consciencieuse de vos droits et de vos devoirs.
Mais VOLS seriez indignes de la liberté si vous ne possédiez pas les vertus qui caractérisent le bon citoyen ; si voua n'aimiez pas la patrie jusqu'à donner votre sang pour sauvegarder son indépendance; si vous n'apportiez pas dans la vie publique des vues saines et justes sur les meilleurs moyens de rendre votre pays heureux au dedans, respecté au dehors.