LA PAPAUTÉ ADMINISTRE-T-ELLE LES FINANCES A L’AVANTAGE DES SUJETS
Un des griefs allégués contre le Gouvernement Pontifical par les ennemis de la Papauté, serait la mauvaisé administration des deniers publics. A la vérité, l’on n’a point encore adopté, à Rome, le système des nouveaux économistes, qui prétendent que plus un Gouvernement est endetté, et plus les finances sont florissantes ; et que les sujets sont d’autant plus heureux qu’ils payent plus d'impôts.
Au contraire, l’on y est persuadé que les institutions financières y sont C’autant meilleures, que l’on parvient à avoir, au bout d’une année, un excédant de recettes, sans avoir augmenté d’un centime ni les impôts, ni la dette publique. Là on applaudit à l’habileté de l’homme honnête qui se trouve à la tête des finances, quand il obtient ce résultat.
Or, ce résultat s’obtient presque toujours, parce que d’abord, dans la Consulle d'Etat, élue par le peuple, afin que les intéréts de tous y soient représentés, les comptes sont très-exactement rendus ; parce qu’ensuite ün
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