SUJETS
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connaît les moyens à prendre pour découvrir les fraudes, et enfin, parce que le chiffre des sommes dépensées pour les frais de perception et d’administration ne s’élevant pas au-dessus de 1400, il demeure évident que ces frais sont minimes. Pour en donner la preuve nous citerons la Civilsa Cattolica (No du 5 mars 1859). On se souviendra que ce journal se publie à Rome,
“ Une autre preuve que l’administration financière est non seulement “ régulière, mais prospère, est l'accroissement continu, pendant les huit “ dernières années, des produits de la douane. Nous disons les huit der- “ nières années ; il faut en excepter l’année 1857 où les causes, connues “ de tout le monde, qui amenèrent un résultat semblable dans toute ‘ l’Europe, amenèrent une légère diminution. En 1858 l'augmentation a “ reparu, etilest déjà constaté que le mois de janvier 1859 donne près “ de cinquante mille écus romains de plus que le. mois de janvier de ‘ l’année précédente. (L’écu romain a la valeur de la. piästre d’Espagne). “ On conçoit après cela qu’on se contente (à Rome) des méthodes en usa- ‘ ge, pour le recouvrement de l’impôt, et qu’on ne sente pas vivement la ‘ nécessité d'emprunter les méthodes nouvelles...
“ Nous ne savons pas si jamais chose pareille s’est vue aux Parle- “ ments de Turin, de Madrid, ou de Bruxelles.” Ne pourrait-on pas en citer plusieurs autres, qui se trouveraient dans le même cas ?
Nous devons observer qu’il y a dans les Etats Pontificaux, comme ailleurs, le Ministère des finances. Le Ministre de ce département est assisté par autant de consulteüis qu’il y a de Provinces. Ces consulteurs sont nommés par le Pape ;. mais ils sont présentés à Sa Sainteté par les Conseils Provinciaux, qui doivent attester qu’ils ont toutes les qualifications légales pour cet mpaitant office. Le Pape fait choix du quart des consulteurs qui sont en sus dé ceux qui représentent les Provinces. Le budjet du Ministère est toujours discuté soigneusement par les consulteurs ; et il est rare que ceux-ci n’y fassent des amendements, qui sont presque toujours sanctionnés le Pape. Preuve que le gouvernement paternel des Papes sait se rendre aux vœux du peuple, quand ils sont fondés sur la justice et l'équité. .'*
Nous ajoutons, pour mieux faire connaître l’économie du gouvernement Pontifical que la liste civile. ne se monte qu’à 1,600,008 écus romains. Or, il faut, avec cette modiqtie somme, pourvoir aux dépenses personnelles du Pape, des Cardinaux, des onze Nonces Apostoliques, qui sont les Ambassadeurs du Pape, dans les Cours étrangères, ainsi qu'aux frais d’administration de 17 Congrégations ecclésiastiques, des Chapelles et des fonctions sacrées, qui sont si splendides et donnent de la Religion Catholique une si haute idée ; et aussi à l’entretien des Palais Apostoliques et de leurs dépendances, à la restauration et entretien des façades des Basiliques et de l'Eglise du Panthéon, aux frais des musées, des bibliothèques et des galleries pontificales, à la solde de la garde noble, de la garde du palais, de la garde suisse, à la solde, aux gratifications et aux pensions des domestiques, etc.
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Nous croyons encore devoir observer que les officiers publics laïques reGoivent, en appointements, la somme de 1,499,748 écus romains ; tandis que les officiers ecclésiastiques ne reçoivent que 124,255 écus, En résumé, les ecclésiastiques ont à peine une charge sur 53; et ils ne touchent guère qu’un écu romain sur 114.
‘ Une autre chose digne d'attention, parce qu’elle prouve une fois de plus la bonne administration des deniers publics, c’est que l’année dernière, (1859) où il a fallu organiser l’armée Pontificale, il n’y a eu aucune augmentation dans les impôts. Ce qui est encore assez digne de remarque, parce qu’on en peut conclure que le Gouvernement Pontifical n’est pas abhorré, comme on cherche à le faire croire, c’est que les seize mille hommes qui forment aujourd’hui cette petite armée, se sont enrolés volontairement. Re |
Nous entendrons encore avec plaisir le comte Solar de la Marguerite nons donner à ce sujetses appréciations toujours si justes et si concluantes. “ Où a-t-on, nous dit-il, exigé moins de tributs (qu’à Rome)? Où a-t-on “ plus :argement ouvert l'entrée aux fonctions publiques sans distinction ‘ de riches et de pauvres, de nobles ei d'hommes du peuple ? Il fallait en “ vérité qu'il surgit un auteur anonyme (M. de la Guéronnière) pour
“rappeler les Papes à la sagesse, dans le gouvernemént, eux qui, de-
“ puis tant de siècles, sont assis dans la chaire (de Pierre) pour l’ensei- “ gner au monde ; et jamais du reste les Etats n’ont été mieux gouvernés “ que quand les maximes, les exemples et les enseignements des Pontifes “ ont été suivis.” D. 1 Enfin nous citerons, en faveur de la Papauté, une autorité qui ne devra pas paraître suspecte, celle de Napoléon 1er, dont le courageux Evêque d'Orléans a su tirer un si on pari & L'Institution qui maintient (disait-il ‘lorsqu'il n’était que Premier- “ Consul, et qu’il aspirait à la glaire de Charlemagne) l'unité de la foi, “ c’est à dire le Pape, gardien de l’unité catholique, est une institution “ admirable. On reproche à ce chef d’être ur souverain étranger. Ce chef “ est étranger, en effet, et il faut en remercier le ciel. Le Pape est hors “ de Paris, et cela est bien : il n’est nj à Madrid, ni à Vienne, et c’est ‘“ pourquoi nous supportors son autorité spirituelle. À Vienne, à Madrid, “ on est fondé à.en dre autant. Croit-on*que s’il était à Paris, les Vien- ‘ nois, les Espagnols consentiraient à recevoir ses décisions ? On est trop “ heureux qu’il réside hors de chez soi, et qu’en résidant hors de chez “ soi, il ne réside pas chez des rivaux ; qu’il habite dans cette vieille ‘6 Rome, loin de la main des Empereurs d'Allemagne, loin de celle des “ Rois de France ou des Rois d’Espagne, tenant la balance entre les ‘“ Souverains Catholiques, penchant toujours un pen vers le plus fort, et ‘“ se relevant bientôt si le plus fort devient oppresseur. Ce sont les siècles ‘ qui ont fait cela, et ils Pont bien fait. Pour le gouvernement des âmes, ‘ c’cat la meilleure, la plus bienfaisante institution qu’on puisse imagi- ‘“ ner. Je ne soutiens pas ces choses par entêtement de dévot, mais par ‘€ raison ” (M. Thiers, Histoire du Consulat et de l’Empire).
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tremuit et quievit. Ps. 75, 9.
: Ce seul témoignage en faveur du Gouvernement Pontifical, tel qu’il se trouve ayoir été constitué, dans le cours des siècles, et pour le besoin ‘des nation modernes, suffirait pour fermer la bouche à tous les ennemis de la Papauté, parce que, dans le fait, il répond victorieusement à toutes leurs objections.