‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 103 sur 291 · III. — pbhiibbs soins a DONma bn cas d*asphtx · texte numérisé non relu

III. — pbhiibbs soins a DONma bn cas d*asphtx

Dein» tùm la cm» d'atpkffxie, . il tti euiiUiti de ccnAnuer Ut iêeoun jusqu'à ee tfue la rigidité eadatérique narvieune; car e*esi aiore eeulement quom peut eautidérer la wnori comme cetiaime.

AspBVXii PAB soBHiisioii (m&ifie). — Voy. col. 896.

AsPBTXii PAB suspBMSioiir (pendus) ou par occlusion dis voiBS AiBnmiBS. -— La première chose i faire quand on trouve une personne pendae, c'est de couper ou de détacher le lien auquel elle pend. On doit faire ensorte qne le corps ne tombe pu sur le sol de manière à déterminer quelque lésion , mais , dàt-on courir ee dernier risque , il faut , avant tout , faire cesser la cause imminente de mort C'est par une stupide ignorance et par un égoîsme non moins stupide qu'on voit encore des gens assister tranquillement aux derniers moments d'un malheureux , et perdre les courts instants pendant lesquels on peut le rappeler à la vie : qne ces insensés sachent bien qu'on ne les poursuivra pas s'ils détachent le corps avant l'arrivée de Fautorité ; qu'ils secourent leur semblable, alors qu'il en est temps et qu'ils renoncent, s'il est possible, à leur égoIsme et à leurs idées superstitieuses.

Il faut dépouiller le malade de ses vêtements , et d'abord desserrer, couper au besoin tout ce qni peut gêner la circulation : jarretières , corset , cravate , etc ; étendre le malade sur un matelas au milieu d'une pièce bien aérée on même en plein air ; lui asperger le visage et le corps d'eau froide; puis frictionner immédiatement le corps et les membres , exciter l'éternument et s'efforcer de rétablir la respiration, et par conséquent la circulation par la manœuvre suivante : on saisit à pleines mains la paroi antérieure du ventre, à la hauteur de l'ombilic, et on la soulève avec force , tandis qu'une autre personne presse avec les mains les parois de la poitrine vers sa base. On fait alterner ces mouvements d'expansion et de constriction de manière à figurer le jeu du soufflet. C'est le moyen le plus puissant pour rétablir la respiration. La saignée est quelquefois indiquée tout d'abord ; aussi fautil, dans ce cas, comme dans tous les antres , recourir à l'aide du médecin.

L'oocluilon des voies aériennes est ordinairement déterminée par un corps étranger (fruit, noyau, arête, portion d'aliment quelconque , pièce de monnaie , dragée , etc. ) engagé dans le larynx ou la trtchée-artère. Il faut aussitôt frapper doucement et à coups répétés entre les épaules du malade avec le plat de la main , sans discontinuer cette manœuvre ; on le fait placer la tête plus bas qne le bassin , la face tournée vers le sol , et on l'engage à rester aussi calme que possible. Si le corps étranger ne sort pas à l'aide de ces moyens et que l'asphyxie soit imminente , il ne reste d'autre ressource que la trachéotomie, opération qni ne peut être pratiquée que par un médecin.

ASPHVXIB PAB OâX IBBXSPIBABLES.

Quel que soit le gai qni détermine l'asphyxie , on doit d'abord et au plus vite soustraire le malade à la cause délétère , e^ ' «un air pur et vif , dans une

cour, an milieu de la me s'il se peut; sini tes et fenêtres, et surtout ne pas laÎMcr le malade dsBi U pièce où l'asphyxie a eu lieu: Voici quels smbs il {nt easnite donner au malade : nous supposons d'abord qs'il s'agit de l'asphyxie par le gat acide carhomiqme , pir W charbon , cette cause d'asphyxie étant la plus commoM. Dépouiller l'asphpié de ses vêlements et THendra toot nu par terre ; ne jamais le placer de prime abord dan un lit chaud ; lui jeter avec /orée à la surface do corpi de l'eau à -iO^», c'est* i*dire nsodérément chaude; exàtfr la plante des pieds et l'épine du dos par des firictioiis Uttes avec une brosse ; la saignée serait indiquée immédiatement si la peau était colorée par plaques et ai rindiirdt était robuste : en l'absence du médecin on ponmit, dans ce cas, placer quinie sangsues derrière chaque ornll«: stimuler les fosses nasales an moyen de raauDoniaqsc que l'on verse sur un mouchoir plûé sons le net dn dmlade ; frictionner les membres et le corps , et chercher à rétablir la circulation et la respiration par la eompr» sion et l'expansion alternatives du ventre et de h poitrine (voy. pendus). Quand l'asphyxié revient à lavie, on lui administre des cordiaux , comme un peu de rà ou d*eau*de-vie , et on le place dans un lit bassiné.

Mêmes secours dans les eu é^asphyxie pmr comhutm du coke ou de la houille , et par cariraiiisation latente dfl poutres placées dans l'inlérienr des murs.

Asphyxie par le gas, d^éclairage. — Mêmes moyens qv dans le eu d'uphyxie par le charbon.

Asphyxie par leméphitisme des fosses ifeusanees (plomb >. — Quand la fosse d'oè l'on a retiré un vidangrar os u maçon uphyxié n'exhale point l'odeur d'mnfs poorrà ai celle de l'ammoniaque, il y a lieu de croire qne l'uplifw est due à la présence des gu asote on acide carhosiqae dans les fosses ; les secours peuvent alora se borner à n qne nous avons dit en parlant de l'uphyxie par le charbon. Dans le eu oè l'uphyxie a eu la tête pJoogce da» les matières que contient la fosse , désobetmer let ro» aériennes , faire vomir et se comporter à ee point de tw comme dans l'asphyxie par submersion. Il 'conrient é plus de laver le malade; mais avant tout, cobibk. le plus ordinairement , le gu acide suifbydrtque ou le ulfhydrate d'ammoniaque contribuent à l'asphyxie , s'ils vt la causent pu, il est bon , dans tons lee eu d'asphfw par les fosses d'aisances, àt faire respirer à rmâpk^rit àâ chlore liquide versé sur un linge, ou les vapeurs de cfalot qui se dégagent du chlomru de soude on de dum.

Se garder d'introduire daas la bouche on dam let narines soit dn chlore dissous dans l'eau , soit nu chlorure. A l'emploi du chlore ajouter les autres moyens applicables aux différents genres d'uphyxie qui penvent en rapprochés de celui qu'on traite.

L'asphyxie par lu antres gu est asMS rare ; cepeodait nous croyons d'autant plus nécessaire d'en parler, que a sont surtout les ouvriers qui s'y trouvent exposés ao milieu de leurs travaux , et qu'il est important par conséquent de leur donner des notions essentielles à cet éjani. Asphyxie par le gas ommoniae, — Faire respirer de l'acide acétique, du vinaigre très -fort, dn chlore; ce dernier gu doit être administré avec beaucoup de piedence et en quantité modérée.

Asphyxie par le chlore, — Faire rapirer les vapeen qni M dégagent d'un flacon d'ammoniaque liquide (aleaii volatil).

Asphyxie par le gas acide niireux. — Ce |[tt se prodoit par le contact de l'acide nitrique ou asotiqne (ean-forle) avec un métal comme le fer, le cuivre, etc. Faire respirer au malade la vapeur de l'ammoniaque liquide éteodsc d'eau (Il A d'ammoniaque pour S/4 d'eau).

Est-il besoin de répéter, en terminant, qne U présence du médecin est nécessaire dès qne le mal est cous . puisque , dans presque toutes les asphyxiu , outre Farafi-

PREMIERS SECOURS

Uge qu'il tnmn dani ion eipérieooe pour diriger les toini, ii en eit qoe lui senl peal donner f

coxoiLATioar pahtullb od générale.

Lonqn'one partie dn corps est gelée , c'est-à-dire lorsque la circulation y est suspendue , que la peau est insensible, pâle ou livide, il faut la frotter fortement avec de la neige jusqu'à ce qu'on y ait rappelé la chaleur ; à défsot de neige , les frictions avec la main ou un chiffon de laine imbibée d'eau à 0<» peuvent suffire. Si les pieds sont gelés , on les met dans un bain d'eau à 0^, puis on lei frictionne fortement avec la main. Il faut continuer les frictions avec persévérance jusqu'à ce que la sensibilité toit revenue dans la partie gelée. Quand un individu , loecombant au froid , a perdu connaissance , il faut le frictionner des pieds à la tête avec de la neige , en prenant bien garde de ne pas fléchir brusquement ses membres ; le mettre dans un bain d'eau à 0 , à laquelle on mêlera de là glace pilée. On le frictionne vigoureusement ; on cherche à exciter la respiration en agissant sur le ventre et la poitrine, comme il a été dit en parlant dès pendus. Quand il revient à lui on lui donne un peu de vin ou d'ean-de-vie ; mais on prend bien garde de ne pas le placer dsns nn*air ou un milieu trop chaud. Approcher du feu OQ mettre dans l'eau chaude un membre ou un individu gelé , c'est assurer sa perte. On ne doit pas se décourager par l'apparence de la mort chex un individu gelé ; souvent, après plusieurs heures de mort apparente, on parvient à le rappeler à la vie.

IV. — PBBHIlBt UGOUaS IW CAS DE CHDTI, d'hÉIIORRBAGII , 01 BLISSDBK , ETC.

GomtonoN cébébbalb. — Si, à la suite d'une chute sur un point quelconque du corps, un individu reste sans connaissance, qn'ihioit on non pris de mouvements connilsifs des membres ou des muscles du visage, de vomissements, etc. , il faut anssitdt lui frotter les tempes avec de l'eau fraîche ou dn vinaigre , lui faire respirer dn vinsigre oo de l'ammoniaque liquide (alcali volatil) , lui appliquer aux jambes des sinapîsmes; enfin, si le médecin doit être attendu plus d'une heure et si le cœur bst d'une manière régulière, mettre derrière chaque oreille no certain nombre de sangsues, une on deux pour l'âge de 6 mois à 9 ans , trois de S à 5 ans , quatre de 5 a 1 0 ans, et six à dix à un âge plus avancé, suivant la force du malade ; une à quatre on cinq de ces sangsues, suivant l'âge du malade, devront saigner jusqu'à l'arrivée du médecin. II faut en outre donner au malade Do lavement avec 30 grammes de sulfate de soude ou deux cuillerées de miel on d'huile.

Lei tmlnirairei sont iouvent màsiblet , Jamah uHUi. On ne doit en donner de quelque espèce que ce soit dans aucun cas.

HâMORBBAfiiB. — Si dn sang ronge et vermeil coule ou jaillit d'une plaie, d'une blessure quelconque, il faut surle-champ tamponner, c'est-à-dire boucher, remplir, cette plaie avec ce qu'on a sous la main , dn linge, des vêtements, de l'étoupe, de l'amadou, en un mot, avec le premier corps flexible et mou qui se présente ; si cela ne safiit pas, on introduit dans la plaie un on deux doigts, qu'on dirige vers le point d'où paratt venir le jet de sang, et on appuie le bout des doigts sur ce point En fermant le passage an sang, on sanve la vie au blessé, qui peut attendre ainsi le secours du médecin le plus proche.

Si l'hémorrhagie a lien au membre supérieur , on peut l'arrêter en comprimant l'artère brachiale dans la moitié supérieure du bras, le long dn bord interne dn membre biceps (muscle qui se gonfle en forme de poire à la partie antérieure du bras quand on tire à soi un corps pesant). Si la blessure qui donne le sang siège au membre inférieur, il faut comprimer l'artère crurale au pli de l'aine,

sur le pubis on l'artère poplitée, pour les bleararas de la jambe, au creux du jarret.

Dans ie cas où Je blessé paratt très-affaibli par la perte de son sang , il faut lui donner un demi-verre de vin on un petit verre d'ean-de-vie mêlé à un verre d'eau. Gela suffit pour remonter ses forces et empêcher nue syncope qu'il faut éviter , s'il se peut

Dans le saignement dn nez ou épistaxit , quand l'hémorrhagie dure depuis longtemps déjà et qu'elle est trèsabondante, il faut mettre le malade au grand air ou du moins ouvrir portes et fenêtres dans sa chambre, le faire , tenir, s'il est possible, debout, la tête haute, le déponil> 1er de ses vêtements, appliquer sur les yeux, le front et tonte la tête des compresses imbibées d'eau vinaigrée fraîche et même glacée, s'il est possible, appliquer des compresses semblables aux parties génitales. Les compresses doivent être renouvelées chaque minute. Placer des ligatures modérément serrées sur les membres , donner un bain de pieds chaud et sinapisé, enfip appliquer entre les deux épaules un sinapisme, he tamponnement des fosses nasales , dernière ressource en cas d'épistaxis , ne peut être fait que par un médecin.

Le crachement de sang ou hémoptysie , quand il est asses abondant pour coinpromettre la vie , ne peut être combattu que par un médecin.

A la suite de l'accouchement on voit quelquefois survenir une kémorrkagie utérine ou perte asses abondante ponr qu'il faille l'arrêter promptement

Ouvrir portes et fenêtres , éteindre ou dn moins con^ vrir le feu, s'il y en a dans la pièce, découvrir complètement l'accouchée, la coucher la tête basse, le bassin phis haut que la tête et que les pieds ; on lui passe un conssin, une hotte de foin, sons le siège. Placer sur le bas-ventre et les parties génitales une large compresse imbibée d'eaa aussi froide que possible, et qu'on renouvelle fréquem* ment; appliquer sur les membres des ligatures modérément serrées ; enfin, comme dernière ressource, appuyer avec le bout des doigts des deux mains sur le côté gandie du ventre, à huit centimètres environ à ganche de l'ombilic ; on refoule la paroi du ventre jusque sur la colonne vertébrale à gauche, le long de laquelle on sentira battre un gros vaisseau : c'est l'aorte ; il faut la comprimer en appuyant dessus modérément , tantôt avec les doigts d'une main, tantôt avec ceux de l'autre, afin de ménager ses forces. Car rien ne fatigue plus vite que cet effort modéré mais continu. Il va sans dire qu'on doit , s'il est possible, se procurer au plus vite les secours d*un médecin ou d'une sage-femme.

Plaies ex génébal. — Oo dit qu'il y a plaie toutes les fois qu'il existe une solution de continuité à la peau, ou seulement à l'épiderme, que les tissus sous-jacents soient ou non plus ou moins profondément lésés. Quand le sang ne coule plus, si la plaie est tamponnée , il faut sans rien déranger, sans imprimer au membre ni au corps dn blessé de mouvement de pression brusque, couvrir la blessure d'un linge enduit de beurre à défaut de cérat frais, et envelopper le tout avec une bande, un mouchoir, une serviette , en un mot avec un morceau d'étoffe destiné à maintenir l'appareil en place. On ne doit chercher ni à rapprocher les bords de la plaie, ni à les essuyer, à les laver, l'essentiel, pour le moment, est de ne pas rappeler l'hémorrhagie.

On croit généralement dans le monde qu'une plaie ne saurait être bien pansée , ne saurait guérir si elle n'est recouverte d'onguents plus ou moins mystérieux , plus on moins en honneur dans les familles. Cest là un préjugé qui tient surtout à ce que, dans l'ancienne chirurgie, on faisait grand usage de ces sortes de moyens. Aujourd'hui le nombre des onguents employés au pansement des plaies est très-restreint ; ce n'est que dans des cas spéciaux qu'on les emploie, et le médecin peut seul en

conoattre ropportonité. Qatnt an cent , il n'a d'antra destination qne d'empêcher leg pièces d'appareil d'adhérer k la plaie, ce qni causerait des tiraillements tlonlonrenx et non sans danger.

L'appareil à placer snr une plaie en général sera décrit ailleurs (voy. Traité de Chinugie).

Plaitipar itutnmetit tranchant. — C'est toujours une conpnre plus ou moins grande, plus ou moins régulière, avec uu sans perte de substance. Si l'instrument vulnérant ne s'est pas brisé dans la plaie et n'y a fait pénétrer aucun corps qu'il en faille enlever, il faut laisser la plaie saigner quelque temps, étancher ensuite le sang avec une éponge fine ou un linge mouillé, rapprocher les bords de la plaie ou les lambeaux qu'elle présente de manière à rendre autant que possible aux parties leur forme primitive, et les maintenir en place au moyen de bandelettes de taffetas d'Angleterre, de sparadrap-diachylon, ou simplement avec une bande méthodiquement disposée et serrée modérément. Il est bon que la bande soit un peu serrée pendant la première heure, lorsqu'il n'y a pas en dessons de bandelettes agglutinatives qui maintiennent les lèvres de la plaie réunies.

Si la plaie siège au ventre et si elle donne issue à une partie quelconque des viscères abdominaux, il faut se contenter de couvrir le point blessé d'une compresse imbibée d'eau fraîche et attendre les soins du médecin, qui sont urgents.

Si la plaie a été faite par du verre comme une vitre, un tesson ou par une lame qui se soit brisée ou qni ait pu entraîner avec elle quelque corps étranger, avant de refermer la plaie il faut en écarter les lèvres, l'examiner et enlever ce que Ton aperçoit comme corps étranger. On lave ensuite la plaie avec soin en y faisant tomber, de 8 on 1 0 centim. de hauteur, un filet d'eau fraîche , puis on la panse comme il a été dit plus haut

Dans le cas on il y a perte de substance, où, par' exemple , une partie du nés, des lèvres, de la joue, du doigt, etc., a été détachée complément, il faut la replacer après avoir pris les précautions indiquées plus haut et panser comme ci-dessus, en laissant an médecin à décider si la réunion doit ou non être maintenue.

Plaie» par initrumenU piquanu. — Quand l'instrument vninérant est resté tout entier on en partie dans la plaie, toutes les fois que la blessure est sérieuse, il faut laisser an médecin le soin d'extraire ce qu'elle contient

Quand la plaie est légère et porte snr une partie éloignée des organes principaux , piqûre d'aiguille , d'épingle , échardes , épines , clous , outils enfoncés dans les mains ou les pieds, il faut au plus tôt enlever l'instrument vulnérant ou ce qui en est resté dans les tissus ; faire saigner la plaie en en pressant les bords, la lavant dans l'eau tiède , ou la suçant quand elle siège à la main ; si la plaie est profonde, s'il y a gonflement, appliquer sur la partie blessée un cataplasme.

Plaie» eontu»e», plaie» par arme» à feu. — S'il n'y a pas hémorrhagie, après avoir débarrassé la plaie de tout corps étranger dont l'extraction ne doit pas être réseï^ vée an médecin, il faut la laver, remettre en place autant qne possible les parties lésées en rapprochant les bords de la plaie ou les lambeaux , puis .couvrir la blessure de compresses imbibées d'eau fraîche que Ton renouvelle dès qu'elles sont échauffées. Le pansement peut se borner i râla pendant 24 heures.

Si la blessure siège à un membre et que les parties au delà de la plaie soient froides et insensibles, il faudrait, au lien d'eau froide, employer des fomentations avec de Peau tiède à laquelle on ajoute un peu d'eaude-vie. Dans tons les cas, il faut prendre des précautions pour que le malade ne souffre pas du froid et pour que le lit ne soit pas inondé.

Les plaies par armet à feu rédamant les i qne les plaies contuses en général.

Plaie» par arraehewteat, — Mêmes soins que pour in plaies contuses.

Brûlure. — Dans la bràinre par le feu, il faut dépouiller le malade de ses vêtements, en ayant bien soin de os pas tirailler ce qui tient à la peau, mais de le ooaper arec des ciseaux ; ouvrir avec des ciseaux les phlyctèoes ov cloches formées psr l'épiderme soulevé, laisser éconicr sans enlever cet épiderme la sérosité qu'il contient, psis couvrir toute la partie brûlée de coton cardé. Le cootset du coton fait cesser la douleur plus promptement que toot autre moyen. A défaut de coton cardé, on couvre la brûlure de compresses imbibées d'eau froide qne Ton renonvelle sans cesse. Les soins ultérieurs regardent le médecto.

Dans la brûlure par acides concentrés, alcalis, etc., laver i grande eau ou couvrir d'eau de savon, de magnésie délayée dans l'eau , d'eau de chaux , les parties récemment mises en contact avec le caustique. Prolonger asses ce lavage pour être sûr que la substance canstique est neutralisée et n'agit plus en profondeur.

Contusions. — Couvrir la région contoae de compresses imbibées d'eau froide , à Isquelle on ajoute da soasacétate de plomb liquide (extrait de satume) à laMose de dix gouttes pour un litre d'eau. Si la contusion intéresse profondément les muscles, si elle porte snr la région ds' ventre , de la poitrine , ou sur quelque organe délicat, comme , par exemple , sur le sein ehex les femmes , il faut, même lorsqu'elle est légère, se bien garder deU négliger.

FaacTURBS. — Coucher le blessé en prenant bien garde de ne pas communiquer au membre fracturé des secoo»> ses ou des mouvements. Lorsque le malade est coaché. on place le membre fracturé snr un oreiller, un conssin de crin ou de balle d'avoine. Le membre étant légèrement soulevé dans une position horixontalo , et deiDi4léchi sur des coussins ou des oreillers, comme nouslavoes dit , on s'assure que l'extrémité n'est pas froide et livide. S'il en est ainsi, on la couvre d'étoffes de laine chaodei: on la bassine avec de l'eau tiède et mêlée d'un peo d'eaode-vie. Si elle a une température et une cooleor à pe« près normales, on y applique des compresses d'ean froide, qu'on renouvelle fn&quemment ; on donne à boire an aulade une légère infusion de feuilles d'oranger. Josqu'â l'arrivée du médecin il n'y a pas d'autres soins à preodiv-

Luxations. — Quand une articulation des membres est luxée ou, comme on dit vulgairement, démise par one chute, une entorse, etc. , il ne faut jamais chercher, es l'absence du médecin, à remettre les choses en place, t réduire la luxation ; ce serait s'exposer à faire beancoop de mal au blessé , et aggraver presque toujours la lésiofl dont il souffre. Il faut se contenter de mettre le meiabre dans l'eau froide si c'est la main on le pied qni est loxè ; on l'y laisse trois ou quatre heures , puis on l'enveloppe de compresses imbibées d'ean blanche : ce sont là les seuls soins i prendre en attendant le médecin.

Hbrnibs. — Quand, par une cause quelcooqne, m voit se produire une hernie ou descente , il fsat sans délai consulter le médecin.

Les personnes atteintes de hernie savent, en géocrsl, quels soins elles doivent prendre pour les faire rentrer quand elles sortent par accident II est bon, dans ce eas, pour les personnes chei qui la hernie ne rentre pas facilement, de prendre un bain et de se piseer dans la baignoire le tronc incliné en arrière, les cuisses fléchies ssr le bassin et les jarrets plies. Dans cette attitude la bemie rentre facilement, en général ; on peut encore, au sortir ds bain , s'étendre sur le dos , le bassin soulevé par on coss* sin , les cuisses et les jambes fléchies , les talons sppsf^

SAUVETAGE DANS LES INCENDIES

Pour pra que denx henret m floient pau^ mim qii*on poiffe réduire nne hernie ou que Ton Mche que naturellement elle rentre difficilement , il faut m hiter de faire venir le médecin ; attendre da? antage c*ett courir le risque de voir la bemie e'étrangler et une opération grave devenir néceiaaire. A. LE PILKUR.

SAUVETAGE DANS LES INCENDIES

Différent! syitèmei de tanvetage peuvent être employée dans les incendies ; on les divise en deux catégories.

La première catégorie comprend les moyens qu'on peut trot «er instantanément dans les habitations incendiées.

L (deuxième catégorie comprend les moyens mécaniques mobiles, ep usage dans le bataillon militaire des sapvors- pompiers de la ville de Paris.

Première catégorie.

Ltirsqu*une habitation est incendiée , il n'y a de périls ponr les personnes que quand les communications, les issrfL forcÛnaires de retraite sont interceptées par le rayonncfoent calorifique, par la fumée, par les flammes , par le» ga idélétères , ou enfin par des écroulements. Souvent les personnes qui ne sont pas familiarisées avec les exercices gymnastiques, et auxquelles I*art des sauts et des escalades est étranger, sont dans cette cruelle alternative, on à e te jeter par les fenêtres, ou d'être brûlées ou aspb/x^ées.

Le» moyens de sauvetage de la première catégorie sont d'auUnt plus importants i connaître qu'il n'est pas néces-

(Ffg. I.)

9aire de les attendre , et qn'ils se trouvent presque ton-

(Fig. «.).

jours à la portée des personnes exposées à périr.

l'i* Staneta§€, — Fixer un drap de lit, un rideau.

une corde lisse , etc. , etc. , i Tappui d'une fenêtre ou à son châssis ; descendre lentement en se maintenant avec les mains et les pieds. 11 est important de ne donner aucun à' coup ^ aucune secousse sur l'engin conducteur. Si la communication est interceptée à un étage quelconque , on descendra parce moyen d'étage en étage jusqu'à terre.

L'on attache les cordes , les drsps , les rideaux , etc. , aux appuis des croisées , aux rampes de balcon ou i tout autre objet en formant un nœud comme il est indiqué à la figure 1, qui trace le commencement du contour du nœud , et la figure 2 son achèvement

Si l'on était obligé de fixer les engins conducteurs servant de descente à une barre d'appui verticalement placée , on formerait le nœud indiqué à la figure 3, qui trace

(FIg.S.)

(Fig. 4.)

le commencement de la formation du nœud , et la figure i son achèvement.

Enfin, si l'on voulait prolonger une corde par une antre corde , un drap , un rideau, etc. , l'on formerait le nœud de la figure 5 , qui trace le commencement du nœud, et la figure 6 son achèvement.

2** Sauvetage par Ut eroitietdetwuMon» voi" tine», — 11 arrive sou- ^^' '^^ vent, quand un bâti-

ment est incendié et les escaliers interceptés, que les

maisons latérales contiguês i ce bâtiment sont intactes ; alors on peut, par les croisées de ces maisons qui sont situées à droite et à gauche , établir des bâtiment incendié.

(Fig. 6.)

fils conducteurs aux croisées du soit en les balançant d'une croisée placée plus haut que le point incendié, soit en les projetant d'une croisée placée plus bas. Dans ce dernier cas , le fil conducteur doit être amarré à ses extrémités. On conçoit que le fil peut être placé verticalement ou dans une position inclinée ; sa direction dépend de l'endroit d'où il est projeté et de celle des flammes et des rayonnements calorifiques.

3* Sauvetage tCun premier étage (fig. 7). — Un homme se suspend par les mains à l'appui d'une fenêtre ou à tout autre objet , et son corps et ses jambes servent de conducteur aux personnes pour descendre à terre; l'homme suspendu saute ensuite en profondeur simple, et. en tombant sur le sol , il fléchit sur toutes les articulations des extrémités inférieures.

à^ Sauvetage d'un premier étage; pyramide hauaine (fig. 8). — Pour l'exécution de ce sauvetage , il faut sept hommes ; on les numérote de l à 7 : le n<> 6 doit être l'homme le plus adroit, OOQ IC

Les no^ 1 , 2 et 3 forment la première base ooi pyra-

mi

mide ; il> appuient lenrt mtins contre le mur de It mai-

(Flfl. 7.) ion et 8*en écartent un peu ; ils ont entre eux, de côté ,

un intervalle d'environ 0,50, et font face au bâtiment. Les n*>" 4 et 5 , aidés du n^ 7 montent sur les épaules des n"** 1, 2 et 3. Len** i, faisant face au bâtiment, place ses pieds sur les épaules des n^*** 1 et 2. Le n^ 5, faisant aussi face au bâtiment , place ses pieds sur les épaules des n*'» 2 et 3. Les n^ 4 et 5 appuient leurs mains sur le mur , et forment ainsi la première superposition , on, deuxième plan de la pyramide. Alors le n^ 7 se place dos à doa avec le n^ 3, croise les doigts, et. par ce moyen forme avec les mains un étrier qui permet an n° 6 d'y placer son pied gauche pour monter sur les épaules des n«" 2 et 3 ; puis , aidé encore du n^ 7 , il place ses pieds sur les épaules des n*^ 4 et 5, et forme le troisième plan. Ce système de superposition élève les bras de l'homme n^ 6 à un premier étage de la hauteur de 5 mètres.

Htetage. — Placer les uns contre les autres, sur

le sol, des iommien , matelas , lits de plume , bottes <ie paille ou de foin, du fumier, etc. , et en former un premier plan on couche ; on superpose d'antres objets sar ce premier plan dans nn sens perpendiculaire ; enfin i'oo fait une troisième superposition ou couche, si le nombre des sommiers, etc. , est en quantité suffisante. L'on conçoit que plus il y aura de sommiers , matelas , etc. , inperposés, plus il y aura d'élasticité et moins U chute ttH dangereuse.

6<* Sauvetage. — Faire tendre fortement par plosteon personnes une couverture , nn grand tapis , on àtà draps de lit , à la hautenr de la poitrine , et disposer le tout à l'endroit où la chute doit avoir lieu. On pcoi, pour plus de sûreté, mettre des sommiers, des mateUi sons la couverture tendue , comme su n» 5.

7^ Sauvetage. — Ce sauvetage est trèt-périUcux , trèsincertain, demande beancoop d'adresse, de présence d'esprit, et je ne l'indique ici que pour nn cas désespéré. Il est à ma connaissance que sous le commandement de M. Ledoux, colonel des sapeurs-pompiers de Paris, ils été pratiqué avec succès par une jeune 611e.

Prendre nn matelas (nn sommier de crin est préférable ) , en former un cylindre que l'on nouera avec ao drap ou tout autre lien , ^e mettre dans le centre do mstelas ou sommier, et se projeter par une fenêtre de minière que le matelas-cylindre tombe par terre dans le seni de son axe.

On peut pratiquer simnitanément le dnqoième suvetage avec le sixième. Enfin, les sauvetages 5, 6 et 7, peuvent être pratiqués simultanément

Seconde oatégorte.

BNGINS , MAGHIXKS IT APPABIU.8 DE SAUVSTAGK DAXS US INCBNDIBS.

1» La perche à crochets ; 2<* La corde lisse ou cordage ; 30 L'échelle à nulienne; 4» L'échelle à crochets ; 50 Le sac de sauvetage; 6° L'appareil ou la blouse contre l'asphyxie. l^ De la perché à eroekeU. — La perche à crocbeli (fig. 9) est en bois de frêne d'une longueur qui prat varier de 5 à 1 0 mètres ; elle est conique ; le diamètre ii la base est de 5 cenlim. , elle diminue de 1/6' à soa extrémité. A cette partie, qui a le moindre diamètre. ^^ est fixé un double crochet en fer très- doux , deot Af les pointes sont acérées et capables de se fiier f B dans la pierre la plus dure. Ces deux crochets le réunissent en un point qui forme douille, laquelle embrasse la perche , qui y est maiotenie par des rivets en fer diamétralement placés êsoi le frêne.

Unige de la perche à crochtU. — On fixe le crochets à l'appui d'une croisée, à la rampe Swa balcon , à une corniche, enfin à tout ce qui pest offrir un point d'appui solide , et Ton grimpe à li perche comme il est indiqué an Traité de GyoH nastique (Exercice des petits mâts). Arrivé à l'extrémité de la perche on peut , si cela est nécessaire , la fixer de nouveau à un appui plus éleré. 2^ De la corde Hue ou cordage. — La corde lisse est de cbanvre de première qualité. Elle 1 environ 12 mètres de longueur, son diamètir est de 0n>,023»n à 0"024« A l'une de sei «trémitcs est .fixé un bilboquet en bois de freoe. qui facilite , lorsqu'il est nécessaire , son amarre (F*8- » ) on atUche.

Usage de la corde Hue. — Lorsque l'on peut fixer h corde lisse , on y monte et Ton en descend par les priocipes décrits au Traité de Gymnastique (Exercice de U

SAUVETAGE DANS LES INCENDIES

(Pig. 10.)

rorde liste). Un homme, qui lait M leiTir habilement de la corde liuef pent detceodre une autre penonoe en la plaçant aa-detfos de lee jambes et entre son corps, ses bras et la corde.

30 De l'ichelUà l'itaUentu. — L'échelle à l'italienne (fig. 10) se compose de plusieurs petites échelles qui s'embotlent l'une sur l'autre , de manière à n'en former qu'une. Chacune de ces échelles est formée de deux montants en frêne de 2 mètres de longueur; sa largeur, qui est conique, est de 0>»,50<' à la base et de 0<»,45<' au sommet. Les montants sont réunis par cinq échelons; ceux placés aux extrémités sont en fer, et excèdent les montants de leur épaisseur pour s'enclaver dans des échancrures ou entrefaites aux extrémités desdits montants. Les trois autres échelons intermédiaires sont en bois de cornouiller couvert de son écorce. Ces petites échelles sont coniformes, de manière que la partie la plus large , ou inférieure , vienne s'assembler exactement sur une autre à la partie la moins large ou supérieure.

Mamœuvre a uMoge de l'échelle à l'italienne. — La partie la plus large d'un bout d'échelle étant dans le bas , deux hommes la saisissent par les montants , l'enlèvent en faisant glisser la partie supérieure sur le mur ; un troisième homme fait face au mur , présente un deuxième bout d'échelle au premier, la partie la moins large dans le hant , et la pose de manière à l'enter sur l'antre en assemblant les échelons en fer dans les échancrures. Pour enter un troisième bout d'échelle aux deux autres , on fonctionne de la même manière. Par ce système d'assemblage ces échelles décrivent une courbe asses prononcée ; il est prudent de n'en pas assembler plus de cinq l'une sur l'antre. Cinq de ces échelles assemUées permettent d'atteindre à une hauteur de dix mètres.

Cette échelle dressée facilite les escalades et la descente des personnes en danger.

II devient souvent impossible de dresser une longue échelle d'une seule pièce lorsqu'il faut la faire passer dans une allée qui aboutit à une cour peu spacieuse ; l'échelle à l'italienne, par ses assemblages, n'a pas cet inconvénient

àoDe l'échelle à crocheU.

— L'échelle à crochets (fig. 11) se compose de deux montants en bois de frêne bien sain de 0,045 millim. d'épaisseur, 10 mil- ^. ... lim. de largeur, et A mè-

très de longueur. A la partie supérieure ils sont contournés à la vapeur, et forment

on=

des cintres maintenus dans leur eontexture par des plates-bandes en fer de 4 millim. d'épaisseur, lesquelles sont placées extérieurement avec donse vis et se terminent par des pointes en acier capables de se fixer dans la pierre la plus dure. Sur les montants, à 1 m. 88 centim. , sont des charnières qui permettent de les briser. Quand la charnière est ouverte et l'échelle droite , ces brisures sont maintenues par deux plates-bandes en fer percées chacune d'un trou aux extrémités ; elle sont fixées par un bouton mobile à écrou à oreille, s'introduisant dans un boulon creux en fer à épaulement et servant d'échelon. Ces montants sont réunis par des roulons on échelons en fer et en cornouiller, espacés, et qui ont intérieurement 0 m. 1 9 centim. de longueur, à l'exception des deux échelons en fer et à épaulement placés à la partie courbe de l'échelle qui ont intérieurement , le premier 0 m. 20 cent , et le second 0 m. 24 centim. de longueur ; écartement plus grand que les autres parties des montants qui sont parallèles jusqu'aux cintres, et qui, en donnant à l'échelle deux points d'appui plus larges , lui permettent d'avoir plus d'aplomb vertical et aussi plus de puissance de traction.

« Manoeuvre et usage de VéeheUe à crocheté (fig. 12). — Trois hommes sont nécessaires la manœuvre de l'échelle à crochets. On les indiqua sous les 2, 3. Les n<» 1 et 2 dédoublent l'échelle, dévissent l'écron, ôtent le boulon, renversent les deux plates-blandes en fer dans la direction des montants dédoublés, de manière que les trous placés aux extrémités de ces plates - bandes soient dans la direction du roulon creux en fer, dans lequel on entre le boulon, an bout duquel on revisse l'écron à oreille. Cette disposition terminée , l'échelle est alors droite et en état d'être placée.

L'homme n^ 1 fixe un cordage en filagore à sa ceinture , s'empare ensuile de l'échelle , la dresse verticalement, la partie courbe en haut ; pose les pointes des crochets ou Tembrasse circulaire sur l'appui d'une croisée, sur son pourtour, à un balcon, ou enfin sur tout autre objet ; il a soin de se pendre sur l'échelle afin de s'assurer qu'elle est bien fixée. L'homme n<> 2 y gric&pe ; le n<> 1 le suit : en montant ils évi- ^ ^' ' tent de donner des saccades. Ar-

rivés tous les deux au point d'appui , le n^ 2 maintient en équilibre par la ceinture le n^ 1 , qui à son tour décroche l'échelle et la tourne de manière que les crochets soient en dehors ; ensuite le n^ 1 l'élève en saisissant alternativement les montants , et fixe des yeux le haut de l'échelle pour la maintenir verticalement L'homme n® 3, resté i terre , indique au n» 1 le moment où il faut tourner l'échelle pour en fixer de nouveau le» crochets à un étage plus élevé : alors le n^ 1 grimpe à l'échelle et est suivi du n? 2.

On grimpe d'étage en étage d'après ces principes. On descend d'étage en étage par les mêmes moyens. h^Dusaede tauvetage.-^Ce sac (fig. 1 3) se compose : D'un cadre d'ouverture quadrangulaire de 0"^, 80<^. Il est formé d'une perche en frêne de 1">, 70^, de longueur sur 0"*, 055<: de diamètre ; à cette perche se trouvent enroulés et solidement cousus les côtés bas de la toile du sac Les trois autres côtés, formés de corde, achèvent de former la bouche dn cadre et lont tendus,

SU

i toglM droiU, ptr deux cordages de 5 m. de longaear.

(Fig. 18.)

aux bouts desquels sont fixés des bilboquets ou poignées en frêne, servant d'amarre. L'ouverture de la bouche du sac est formée par des goussets triangulaires cousus aux cordes, et qui forment les côtés de la bouche, à laquelle est fixée un porte-mousqueton qui tient une commande ou filagore.

Le corps du sac est formé de deux lés en forte toile à voile, solidement asiemblés par des coutures faites avec du fil poissé. Le sac forme un long boyau de 20 mètres de longueur sur 0"*, 80^ de largeur ; il se termine par un cordage formant ourlet et sur lequel s'enroule la toile. A ce cordage on a fixé des anneaux en corde, qui servent à tendre le sac et i Tincliner.

Manœuvre du tac de tauvetage. — On suppose que les communications ordinaires sont interceptées on n'existent plus , et qu'il ne reste aux habitants du bâtiment incendié, d'autre retraite que les croisées.

Trois hommes sont nécessaires pour hisser le sac : on les désigne sous les n^* 1, 2 et S.

Le sac mis à terre à l'endroit où il doit être hissé, le n** S le disposa le cadre en dessus ; le n^ 2 place la commande ou le filagore fixé à la bouche du sac, et attache l'autre bout à la ceinture du n» \. Les n»* 1 et 2 exécutent alors la manœuvre de l'échelle à crochets (voir plus haut). Lorsqu'ils sont arrivés à la croisée où le sac doit être fixé, ils entrent dans l'intérieur du bâtiment; les n** 1 et 2 hissent la commande attachée à la bouche du sac, s'emparent du bâton , le placent- parallèlement, et contre l'appui de la croisée , sous les battants des châssis, ensuite ils ouvrent la bouche du sac en faisant puser par-dessus ces mêmes châssis les cordages à bilboquets et les fixent an bâton du sac.

Cette manœuvre exécutée, le n» 3, qui est resté à terre, fait tendre le sac, par cinq à six personnes , an moyen des anneaux de corde fixés à l'extrémité inférieure. Alors le sac se trouve plus on moins incliné et

disposé pour faire dcseendM les pertoooes que Ton icat sauver.

6^ DeÊcripHon dt tappareii au hiouse contre faipèafxie (fig. 14). — La blouse enveloppe entièrement la tête, le

(Fis. M.)

corps et les bras de l'homme : elle se termine sur le but des jambes : elle est en cuir de veau. A rendroit de U figure est posé un masque en verre contoomê, ^ permet à l'homme de voir et de se diriger dans u svche ; an-dessous de ce masque est placé on sifBct à vmpape pour faire les commandements. Cette blooie tA fermée presque hermétiquement, à la ceinture et ui poignets , par des lanières en cuir qui se fixent i êa boucles ; nue autre lanière se trouve sur le dettot, u bas et au milieu : l'homme est à cheval dessus. Elle ri se fixer à une boucle sur le derrière de la bloote, et l'empêche de remonter et de se plisser.

L'air vital nécessaire à la respiration de rhomme urive dans la blonse par une ouverture circulaire faite isr le derrière de l'aisselle du bras gauche. A cette oBvertut est placé un raccordement en cuivre, à pas de vis,tiiqo>l est adapté un boudin de 1™,80 de longnenr, pour aspêcher son aplatissement ; il est garni intérienremeot df fil de laiton disposé en spirale. Ce boudin , dont la peas^ teur est asses considérable , est souienn par un eoUet à boucle qui passe dans un anneau en fer attaché so c^ gauche de la blouse, et qui l'empêche de se déchirer. i l'extrémité dudit boudin est joint, par un raccord ei cuivre à pas de vis , un boyau de pompe foulante chs^ de l'alimentation de l'air.

On conçoit que l'air envoyé par le jeu des pistoBS de la pompe détend asses fortement la blouse et délenaioe un ballonnement qui enveloppe l'homme d'une e<màe d'air frais , constamment renouvelé par la grande diftèrence de pression atmosphérique qui pèse de rwlénesr à l'extérieur de la blouse. Alors l'air s'échappe de la hkmt par les poignets et la ceinture, fermés asaes imparditement, et empêche la fumée on les gu délétères, q«i «vironnent la blouse, de s'y introduire.

Manauvre et umge de l'appareil au Uauee eentn l'aepkyxie, — L'homme qui revêt la blouse se met à }^ noux, on lui en recouvre la tête, les bru, le corps, etii se relève. Ensuite , sans trop les serrer, on enlooroe les lanières sur les poignets, puis après on serre légrresiesi la lanièra de la ceinture , et enfin Ton fixe celle qui P^ entre les jambes , et qui a pour but d'empêcher U btiMur de remonter , puis l'on visse le raccordement d« ^^ de la pompe à air sur celui du boudin à sptrsle ; v^*

Sauvetage MAttiTiliË.

8tK)

cdie jonctkiD des raccords ne doit m faire que quand la pompe foDcUonne bien , et envoie de Tair en quantité laffisante : ce qu'on vérîGe aisément en posant la main à plat tor le raccord des boyaux. L'homme étant alimenté (Tair respirable , et la blouse bien ballonnée, il peut alors s'introduire dans les lieux où se trouvent la fumée la plus épaisse , et les gas délétères les plus actifs. Il importe que rhomme vêtu de la blouse évite en marchant les frottements contre les murs , aGn d'empêcher les déchirures. SCHRKUDER,

Capitaine dm Mptan-pompitn de Parii.

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