‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 143 sur 291 · II. RDINB MS fillâNDBS UAISOWS riODALBS. 9. I. LooiflXI · texte numérisé non relu

II. RDINB MS fillâNDBS UAISOWS riODALBS. 9. I. LooiflXI

St€a de la France à t avènement et Lom$ XL — L'œuvre de Pbiltppe-le-Bel n'était pas achevée. Le système féodal, dont les légistes avaient attaqué le principe , se mainte omit encore par la richesse des grands feudataires. Il semblait avoir repris son ancienne force depuis la guerre des Anglais. Le royaume se composait de vingt-sept provinces. Il en restait doute au pouvoir de ducs et de comtes , la plupart parents dn roi à quelque degré, qui ne s'étaient laissé dessaisir d'aucun des droits régaliens, à peine du droit de faire la guerre. Les ducs d'Orléans et d'AIençon , les comtes de Foix , les sires d'Albret , les comtes d'Armagnac et de Comminges , ceux dont le roi était à la fois le souverain et le suserain , avaient euxmêmes profité de l'anarchie pour recouvrer leur indépendance. Ils étaient rois sur leurs terres, et ne connaissaient guère de loi divine ni humaine. Le comte d'Armag^nac s'intitulait comte par la grâce de Dieu. Au-dessus de ce haut baronage, les maisons de Bourgogne, de Bretagne et d'Anjou le disputaient à la maison royale de splendeur et de pm'ssanoe. Le duc de Bretagne se re-

gardait presque comme étranger i la France. Le duc d'Anjou possédait l'Anjou , la Provence , le Haine et la Lorraine, entourant ainsi de tous côtés les domaines dn roi. Quant au duc de Bourgogne , il était le véritable chef de la féodalité. 11 possédait nu vaste royanme couvert de villes opulentes et de châteaux forts. Les éléments qui composaient cette grande puissance étaient*à la vérité trop divers pour ne pas se disjoindre bientôt

Dans la désolation générale , c'était vers le roi que se tournaient les espérances du peuple. Le roi , en effet , réprimait les désordres des gens de guerre qui infestaient les routes et rançonnaient le paysan ; il restreignait les justices féodales , s'appuyait sur les villes et savait montrer i l'occuion qu'aucun rang ne mettait au-dessus des lois. Louis XI d'ailleurs ne paraissait pas disposé à fatiguer le pays par de nouvelles guerres, il préférait les négociations anx combats, s'habillait pauvrement et s'entourait de petites gens. U prenait le barbier Olivier pour gentilhomme de la chambre , et appelait le prévôt Tristan son compère. Ainsi il s'attirait l'amour des bourgeois en même temps que la haine des seigneurs , et put , non sans peine toutefois , porter jusqu'à cinq millions les impôts qni n'allaient pas à deux sous son père.

Dès qu'il se vit sur le trône de Charles VII , donf ses intrigues avaient abrégé les jours, il ne cacha plus son impatience d'abaisser l'aristocratie. Il renvoie les ministres de son père ; il renouvelle l'alliance que Charles VII avait contractée avec les Liégeois, ennemis acharnés des ducs de Bourgogne ; il enlève au duc de Bourbon le gouvernement de la Gnienne, au duc de Bretagne sa haute juridiction sur les évoques , et essaie de lui retirer les droits régaliens ; c'est surtout contre le duc de Bourgogne qn'il dirige ses envahissements , il essaie d'introduire une gabelle jusque dans ses états , lui reprend les villes de la Somme, et ôte la lieutenance de la Normandie i son fils, le comte de Charolais, depuis si célèbre sons le nom de Charles-le-Téméraire. François Sfona avait dépouillé la maison d'Orléans du duché de Ifilan , et aidé à chasser celle d'Anjou du royaume de Naples , il reconnaît Sfona pour dnc de Milan , lui abandonne Savone et Gènes, et se déclare son allié envers et contre tons. La noblesse inférieure n'est pas épargnée ; par l'abolition de la pragmatique elle perd l'influence et les profits qu'elle retirait des élections canoniques ; elle se voit enlever jusqu'au droit de chasse : à ceux qui enfreignent sa défense Louis XI fait couper les oreilles.

Ligue du bien publie. Lutte du roi contre le$ grand». — Aux funérailles de Charles VII , Dunois avait dit à tonte la noblesse assemblée : Que chacun songe à se pourvoir. Ou s'entendit contre l'ennemi commun. Le comte de Charolais , le duc de BreUgne , le duc Jean de Calabre , le comte d'Armagnac , les ducs de Bourbon et de Nemours, cinq cents princes, chevaliers, écnyers s'engagèrent dans un vaste complot qu'ils appelèi^nt ligue du bien publie , pour y attirer le peuple. A cette coalition presque universelle de la noblesse, le roi essaya d'opposer les villes. Il abolit presque toutes les aides, se composa un conseil de bourgeois et de membres du parlement et de l'université , et pour flatter les Parisiens confia la reine à leur garde.

Le duc de Bourbon donna le premier le signal de la révolte (1465) ; le roi l'accabla, lui fit perdre le Bourbonnais et l'Auvergne , et signa avec lui et le duc de Nemours le traité de Riom, qu'ils n'observèrent pas. Il n'y eut pas d'ensemble dans l'attaque des confédérés. Le duc de Bretagne ne joignit l'armée principale qu'après la bataille de Montlhéry, qui resta indécise. Alors le roi entama des négociations insidieuses, conclut le traité de Conflans avec Charolais, le traité de Saînt-Maur avec les princes. Il leur accorda tout ce qu'ils voulurent : à son frère la Normandie qui faisait i

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elle seule le tien des revenus do roi ; an comte de Charolais les villes de la Somme, à tons les autres des places fortes, des seigneuries, des pensions et de l'argent comptant Ce fnt un pillage de la royauté et du ro|aume.

Hais le roi éluda, viola les traités. Il profila d'une révolte de Liège et de Dînant pour reprendre la Normandie, fit déclarer celte province inséparable de la couronne par les Etats du royaume; et menaçant le duc de Bretagne jusque dans sa capitale avec une armée de qusrante mille hommes , il le força d'abandonner Falliance de la Bourgogne et de l'Angleterre. La ligue s'était reformée. Louis XI alla lui-même à Péronne trouver le duc de Bourgogne, il espérait le séduire. Mais il y était à peine, qu'on apprit une nouvelle révolte des Liégeois, contremandée trop tard ; le duc tenait son ennemi entre ses mains et hésita à l'épargner. Il se contenta pourtant de le garder prisonnier, se fit abandonner en toute propriété les territoires qu'il n'avait, par le traité de Gonflans, qu'à titre précaire, et exigea enfin que Louis XI le suivit au siège de Liège, et l'aidât à noyer dans le sang des habitants on soulèvement qu'il avait provoqué lui-même. Plus tard , le roi ne manqua pas de faire annuler encore par les Etats ce qu'il avait juré à Péronne (1468).

Cependant il venait d'échouer pour la seconde fois. La puissance de ses ennemis semblait s'être accrue de tons les efforts qu'il avait faits pour l'abattre. Telle était la grandeur du duc de Bourgogne , qu'il reçut les ambassadeurs de toute la chrétienté et qu'un des électeurs lui offrit la couronne impériale. Tout ce que le roi avait pour lui , c'est que le peuple , cruellement désabusé sur les résultats de la ligue , avait de plus en plus besoin de paix. Les grands livraient encore une fois la France à l'étranger. Ils appelaient le roi d'Aragon, Juan II, qui redemandait le Roussillon, et le roi d'Angleterre, Edouard IV, beaufrère du duc de Bourgogne, qui réclamait comme de coutume , MOH royaume de France. Louis XI commença par se débarrasser de son frère à qui il venait de donner la Guienne. Le prince mourut fort à propos pendant que les troupes du roi de France envahissaient sa provhice. Alors Louis harcela, combattit, gagna les confédérés les uns après les autres , repoussa Juau du Roussillon , et profita - de la trêve de Senlis pour faire sourdement , par le poignard et le poison , une guerre d'extermination à ses adversaires. Puis, quand le roi d'Angleterre débarqua, le voyant brouillé avec Charles-Ie-Téméraire qui l'absiidonnait en pays ennemi pour aller faire une expédition en Lorraine, il entra en arrangement avec lui, traita ses gens i table ouverte, lui remboursa les frais de son expédition, et loi permit de garder son titre de roi de France pourvu qu'il s'en retournât aussitôt en Angleterre (1475).

Ce traité , conclu à Péquigny, décida le duc de Bourgogne à signer une trêve. Le duc de Bretagne fut à son tour amené à traiter, et la ligue , reformée pour la quatrième fois , se trouva définitivement dissipée.

Guerre du due de Bourgogne contre Ut Suiues, — Louis XI et Charles-le-Téméraire s'étaient livré mutuellement leurs alliés ; Charles promit d'abandonner le roi ^ d'Aragon et remit lui-même le connétable de Saint- Pol entre les mains do roi, qui osa le faire exécuter en place de Grève. De son côté , Louis livrait à l'ambition du duc de Bourgogne les Alsaciens , les Suisses et le jeune duc de Lorraine. Ce marché infâme fut la perte du Téméraire. Il avait conçu le dessein de rétablir dans de plus vastes proportions l'ancien royaume de Bourgogne. Il entra aussitôt en Lorraine , s'empara de Nancy et mit en fuite le jeune duc. Tous les princes de l'empire s'émurent et mirent sur pied une armée de cent mille hommes. Les Suisses s'allièrent avec les Autrichiens, leurs anciens ennemis , occupèrent le pays de Vaud qui appartenait à un allié de Charles , et battirent les Bourguignons une première fois à Héricourt.

Louis XI poussait de toute sa force Charlea^Téaeraire dans cette guerre contre rAUemagne , il savait psr expérience , depuis la journée de Saiot-Jacqoes, oc que valaient les Suisses. Il se garda bien de leur porter mcoors, de peur d'effrayer le duc , et se tint à Lyon at ce une forte armée pour surveiller les événements.

Charles , sans prendre le temps de s'affermir en Lorraine , s'avança contre les Suisses. II prit Gransoo , fil noyer la garnison qui s'était rendue sur parole et marehs à la rencontre de leur armée. Tont à coup il les va fondre du haut des montagnes en criant : Granson' Granson ! Il s'était engagé dans un terrain étroit où fti cavalerie ne put se déployer. La déroute des Boui^gaignons fut complète. Le doc perdit d'immenses richesses, quatre cents pièces d'artillerie , trois cents tonneaux dr poudre , qui donnèrent aux vainqueurs les moyens 6t continuer la guerre.

Après celte journée de Granson , les alliés du duc de Bourgogne commencèrent à l'abandonner. Le dnc et Milan, qui, trois semaines auparavant, avait traité aif( Charles , la duchesse de Savoie, le dnc de Bretagne s'iltachèrent par de nouveaux serments à la fortune dn loi de France. Le duc de Nemours fut assiégé dans Cariii et fait prisonnnier. Le vieux roi René d'Aojon , ncoaoe par le parlement , renonça solennellement à son alltsarr avec le duc de Bourgogne et transporta an roi l'héritage ti la propriété de ses Etats, dans le cas oà son neveu viendrait i mourir sans enfants , comme Louis XI l'espérait bwa

Cependant le malheur n'avait pas instruit Chariet-lr- Téméraire. Furieux d'avoir été vaincu par les SnisM^ qu'il méprisait, il les attaqua de nouveau. Il reforsu une armée de Flamands , de Lombards et d'Anglais r, vint assiéger MoraL Les Suisses altaquèreot son cacp et le forcèrent après une opiniâtre résistance. Le mastacrr fut épouvantable , ils tuèrent plus de dix mille Boorfsignons et élevèrent un monomentavec leurs oa (1476).

Charles essaya d'abord de faire tête i la mauvaise fortune et de réunir une troisième armée. Ses villes étaicst épuisées d*hommes et d'argent , sa noblesse lasse de U guerre et décimée. Il se vit abandonné de Ions et toaha dans une noire mélancolie. L'argent manquait à ses n^ nemis , Louis XI leur en fournit à tons. Le jeune dot dr Lorraine, aidé des Suisses, revint dans son duché , rvpnt X^ancy, fortifiases principales villes, et, avec une armée de vingt mille Suisses, que Louis XI soudoyaencore, il marcks contre Charles-le-Téméraire, qui usiégeait Nancy. Ceiai-ci, quoique réduit à trois mille hommes , ne voulut pas/nr devant un enfant. Trahi laveille par l'Italien CampoB«s«o. auprès de qui Louis XI marchandait depuis longtemps U vie de son adversaire , il accepta pourtant la bataille ei fnt (uè avec tont ce qui avait échappé aux désastres de Granson et de Morat (1477),

Guerre contre Maximilien d'Autriche. — La mort ds dnc de Bourgogne laissait le champ libre au roi de France. Il prétendit que le duché était un fief masculin et lepnt. le duc n'ayant pas laiuc* d'enfant mâle. Pois il fit, a» peine, la conquête des villes de la Somme et de T.^rtoii Il espérait acquérir tout l'héritage de Charles-le-TëBèraire , en mariant le dauphin à sa fille Marie de Boorgogne. Mais les Etats de Flandre donnèrent U maia et leur souveraine à Maximilien d'Autriche. Ce fut anr des causes de la puissance de cette maison et de sa rivalité de trois siècles avec la France. Louis XI enleva la Franche- Comté, qu'il avait déjà prise une fois et perdue. Et. apers la sanglante et indécise bataille de Guinegate, il coodsi le traité d'Arras qui assurait à la France la poasessioa des provinces conquises, Franche-Comté et Artois, co««e dot de la fille de Maximilien promise an daBpka Charles Vni (1481).

Politique de Louis XL — Délivré de ses enocms k» plus redoutables, Louis XI poursuivit rsKaisasBent dn

HISTOIRE DE FRANGE

grands et ragrandiftemenl dei domaines de la couronne avec aae persévérance implacable. 11 confisqua le daché d'BUunpes, acheta lesldroits de Nicole de Blois à la Bretagne , fit trancher la tête an duc de Nemours , dicta au neven du roi René son testament, retint en prison le comte du Perche et mit garnison dans tontes ses villes. Des trois grandes puissances féodales qui subsistaient encore a son avéneoient , il ne restait plus que la Bretagne. Ainsi son œuvre allait être bientôt consommée. La France touchait i l'unité, liais aussi le pouvoir royal ne devait bientôt plus connaître de limite. Les grands essayèrent vainement de se relever du coup qui avait abattu les têtes du connétable de Saini-Pol et du duc de Nemoure. Réduits à de misérables intrigues de palais , ils devinrent les complices de la royauté quand ils ne forent plus ses adversaires.

5 2. RëgvBM d« madame d« Be«aJ«a.

Etatê-géniraux de 1 484. — Pendant les deui dernières années de son règne, Louis XI s'était inquiété de l'avenir et avait pris ses mesures pour que la puissance qu'il avait fondée ne pérît pas avec lui. Il laissait le trône i on enfant. Sa fille, chargée de la régence, continua son règne. Elle chercha d'abord à gagner les grands en les appelant au cpnseil , mais elle s'aperçut bientôt qu'il lui valait mieux s'appuyer sur le peuple. Les Etats*généraux furent convoqués. Philippe Pot, l'un des députés de la noblesse de Bourgogne, établit que la souveraineté résidait dans le peuple, c'est-À-dire dans la totalité dei citoyens ; et que c'était au peup'e qu'il appartenait de régler, par ses députés, les questions de succession au trône et de régence. Les Etals adoptèrent ces principes et statuèrent souverainement sur le gouvernement de l'Etat pendant la minorité de Charles VIII. Ils laissèrent la tutelle du roi à madame de Beaujeu et formèrent on conseil de régence où leurs délégués devaient avoir l'influence principale. S'étant aussi reconnu le droit de fiier le chiffre de l'impôt, ils le réduisirent de moitié; le fixant pour deux ans, au bout desquels ils devaient être de nouveau convoqués. Sur les autres questions ils adressèrent seulement des supplications au roi. Leurs vœux étaient empreints d'une profonde sagesse. Ainsi, le tiersétat demandait que le peuple fût mis à l'abri des exactions des agents du fisc et des violences des gens de guerre ; que ces derniers fussent réprimés par une sévère discipline et par l'action de la justice ordinaire; qu'il ne fût entretenu qu'un nombre de soldats égal a celui de Charles VII ; que les portions du domaine encore aliénées fussent reprises pour servir aux dépenses du roi ; qae les offices inutiles fussent supprimés, les traitements réduits, les cumuls défendus , les pensions diminuées ou retranchées . Les trois ordres insistaient pour qu'aucun citoyen ne fut, i l'avenir, distrait de ses juges naturels et privé do droit d'appel ; pour que les formes des procédures fussent strictement observées, et les frais de justice fixés et diminués ; pour qu'aucun magistrat ne pût perdre son office sans avoir été convaincu de prévarication ; que la vénalité des charges de judicature fût proscrite ; que les juges fussent nommés par élection et présentation du tribunal où une vacance aurait lieu. Ils demandaient encore d'importantes réformes relativement au commerce; ainsi, l'interdiction de tout commerce aux officiera de justice et de finance ; la répression de la contrebande ; l'abolition des droits perçus sur les marchandises pour le transport d'une province à une autre ; la restriction aux seules frontières du royaume de l'établissement des barrières ; l'application à la réparation des ponts et chaussées, des droits de passage qui jusqu'alors n'avaient servi qu i enrichir les péagers ; une sage protection accordée au commerce. Combien de temps ces vœux des Elats-géoérauxdevaientattendre ! Madame de Beaujeu,

trop fidèle à la politique de son père, repoussa toute atteinte à l'autorité royale. Quelques réformes seulement furent opérées. Les impôts continuèrent à étrei levés arbitrairement. Les Etats-généraux ne furent plus convoqués.

Réunion de la Bretagne. — Le doc d'Orléans , s'apercevant qu'on interprétait la décision des Etats de manière à l'exclure du gouvernement , essaya d'enlever Je roi , d'entraîner les bourgeois de Paris, le parlement, l'ontveraité dans une révolte , de former une nouvelle ligue avec les ennemis de la royauté et de la France. Madame de Beaujeu contint les rebelles, tint l'archiduc Maximilien en respect , accabla le duc d'Orléans et le força de recevoir garnison dans toutes les villes de son apanage. Cette guerre folle recommença à plosieura reprises. Une partie de l'Europe entra dans la ligue des princes contre la France. Mais chacun ayant des difficultés ches soi , le triomphe de madame de Beaujeu fut facile. Elle enleva l'héritièra de Bretagne à l'archiduc et lui fit épouser Charles VIII. Aux termes de leur contrat, quels que fussent les événements, la Bretagne ne pouvait passer en d'autres mains que celles du roi de France (1491).

La France avait atteint enfin cette unité qui allait la rendre redoutable à toute l'Europe.

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