‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 149 sur 291 · Richclieo · texte numérisé non relu

Richclieo

Polihqne de Richelieu. — Louis XIII disait i sa mère :

• Je connais mieux que vous l'évéque de Lnçon ; c'est

• un profond et dangereux esprit, et dont il faut se dé-

• fier. • A cette défiance succéda bientôt une soumission absolue. La politique extérieure changea de face. D'étroites relations furent établies avec toutes les puissances hostiles i la maison d'Autriche; les anciens traités avec les Provinces-Unies furent renouvelés; une smnr de Louis XIII fut accordée au prince de Galles. Le plfo d'une puissante coalition fut discuté activement : Richelieu reprenait une partie des projets de Henri IV. Tous les éléments de cette vaste ligne, séparés par le poignard de Ravaillac cherchaient i se rejoindre. La Bohème avait donné le signal de cette guerre de TrenU Ans , qui devait bouleverser l'Allemagne , en déférant la couronne à un prince calriniste , l'électeur palatin Frédéric , gendre du roi d'Angleterre et neveu du stathouder de Hollande. Les protestants d'Allemsgoe auraient renversé i eux seuls le colosse autrichien , s'il n'eût été soutenu par l'héritier même de Henri IV on plutôt par Luynes. Cependant les entreprises des Espagnols en Italie, concordant avec ces grands événements, avaient commencé à émouvoir la

cour de France. On y avait senti la Décesâlé àt inr disputer la possession de la Valteline, vallée an Alpes, qui ouvrait une communication facile entre fltalic et l'Allemagne. Le temps se perdait en négodalieu lonqae Richelieu arriva an pouvoir. En quelques jo«n ïtiïun fut terminée , on força les soldats du pape à évscocr Im forteresses de la vallée. Richelieu avait encore i l'lfîc^ mir à l'intérieur avant de a'engager osleosiblciDent dus les grandes querelles d'Allemagne. Les Btpsgaols le vengèrent de la perte de la Valteline en proenedaDt Icv appui aux calrinistes de France. Une guerre îolcrieurF. aussi contraire aux intérêts de la réforme qn'i ccsi de la France , rint faire diversion aux projets du ctfdiaiL

XowhIÛ guerre contre lee prvtettmdâ. -^Les proleiUali français avaient beaucoup de sujets de plainte. U fm Louis ^ qui dominait la ville et le port de La Rocbdk, était toujours debout, malgré rengagement qs'inil pris la cour de le raser. La rénqion de qnelqnei gn» ràh seaux dans le port de Blavet, sur la cAlc de BriIsgM, (^ doubla l'inquiétude des Rochelais. Us se crurent isr k point d'être bloqués , et voulurent prévenir le danger. Soubise se saisit de Hle de Ré , puis d'Oléron , tar^ les vaisseaux du roi dans le port de Blavet : Rohia ws* leva une partie de la hante Guienne et du Laagiedat Les Rochelais n'avaient fait que se compromettre. Toi» reprit nie de Ré ; Montmorency , l'Ile d'Oléron. UBotli protestante fut en partie détruite par celle du roi ; Sotbi se réfugia en Angleterre. La Rochelle se rit resMine k toutes parts, et l'Angleterre, à qui Richelieu tiait bit entendre que la guerre civile détournait seule U eoor^ France de signer la ligne protestante contre U biïm d'Autriche, pressa les rebellée de se soumettre, u Im de les soutenir. La paix fut conclue le 6 février Uii-

Ligue contre Biekelieu. — Les ennem*^ de U bùmb d'Autriche reçurent avec joie la nouvelle de ce trtiit Quel fut leur désappointement lorsqu'ils apprirestfv la paix était faite avec l'Espagne ! Ricbelien fot aosv de suivre les traces honteuses de Gonciai et de Lsfsei Il n'en était rien. L'habile politique avait compris ii k* cesiité d'établir l'unité en France avant de cbcrc^* établir l'équilibre en Europe. Il avait d'abord i biit &» à l'orage qui se formait contre lui à la cour. Les pnsco et les grands étaient toujours prêts à troubler k p«x di royaume , et , de plus , ils baissaient le cardioal. Ca^ d'Orléans , frère du roi , à qui Richelieu refoisit d« place dans le conseil , les deux reines , jalouses ée 0 ascendant sur l'esprit de Louis XIII, les coartissosqvif^ voyaient fermer le trésor public, l'imprudent CbiUif .^ avait attenté déjà une fois , de ooneert avec Gastoo , sti jours du ministre, formèrent contre lui nne ligne redcB* table jivec le comte de Soissons, l'ambassadeur et Sv^t et un agent de l'Angleterre. Richelieu avait tée^t » moitié des conspirateurs pour assurer la perte ds re*- U jeU de terribles défiances dans l'esprit de Louis UO contre la reine et contre son frère , et le ierçs pv ^ crainte , de se rattacher à loi comme à son seul appsi . " milieu des pièges de ses sujets et de ses proches Uâfr^ de l'esprit du roi , il se fit prier d'accepter ob p^c** absolu. Chalais fut livré à nne commission et coodio"' i mort Gaston abandonna ses amis, dîsgrariés et dispe" ses , et en passa par ce qu'on voulut Le ministre est <^ garde de mousquetaires et Bronage comme piscr ée se* reté(1626). ^^

Tout-puissant déjà , Richelieu convoqua une uef'''' des notables pour se faire un nouvel appui dans rofw^ publique. Le roi d'Angleterre , Charies I^, esatit > « après l'antre deux parlements , marchait moios Pf*^ ! ment dans cette voie du despotisme qui le condaint 1 1^ I chafand. L'assemblée approuva tontes les proposibee*^ cardinal , le rachat des ilomaines royaux , la nfçf*^ des charges de connétable et d'amiral , la rédocttos du j

HISTOIRE DE FRANGE

peDsioos , la démolitioD dei fortereiMt inotilef i la défense do royaume.

Siige de La RœhêlU; rmnê du parti proteHant, — Pendant qne Richeliea, fort def décisions de l'assemblée , Bt créé , depuis la suppression de l'amirauté , surintendant do commerce et de la navigation, se préparait à de nouvelles luttes, ses ennemis, conspirant encore une fois la perte, lui fournissaient Toccfuion de les détruire. La dnchesse de Chevreuse était le principal agent de cette ligne , formée par Buckingham et les ducs de Savoie et de Lorraine. Leur tactique était de pousser les calvinistes i one nouvelle guerre civile. Buckingham se présenta levant La Rochelle avec une flotte considérable , et offrit i la ville le secours du roi d'Angleterre. Les Rocfaelais lêsitèrent plusieurs semaines i se déclarer. Un corps l'armée , les cernant tout à coup , les décida à la révolte ; c*est à ce moment qne Buckingham, après avoir fait fautes lor fautes, remettait à la voile pour l'Angleterre! La jrandenr du péril redoubla l'énergie des Rocbelais. Ils îhoisirent pour maire le marin Guiton , un homme d'un îoarage indomptable qui , dans la salle de l'hôtel-de-ville, iora, en frappant de son poignard la table du conseil , ]n'il frapperait ainsi le premier qui parlerait de se renîre. La cité huguenote ne pouvait être réduite que par ^amine. Du cAté de la terre , elle fut enfermée par des ignés de trois lieues de circuit ; du c6té de la mer, par loe prodigieuse digue de sept cents toises; le travail Inra plus d'un an et ne s'acheva qu'à travers des difBraltéi énormes. Le cardinal commandait le siège en pei^ lonne, dirigeait les opérations. Des deux cdtés on fit l'iocroyables efforts ; l'opiniâtreté fut la même. Les Roshelais attendaient toujours des secours d'Angleterre ; le DÎ Charles leur avait écrit « qu'il hasarderait ses trois royaumes , s'il le fallait , pour leur délivrance. ■ Deux ois les vaisseaux anglais vinrent parader en vue de La (ochelle sans essayer sérieusement de forcer le passage. A fimioe décimait les assiégés et n'abattait pas l^ur roorage : ils ne vivaient plus que de coquillages et l'herbe , et déjà commençaient à en manquer; sur quatrelogts hommes qui gardaient une porte , dix pouvaient i peine se soutenir sans bâton. Le maire Guiton , la vieille lochesse de Rohan , mère des deux frères Rohan et Soumise , et les ministres du saint Evangile , entretenaient nr leurs discours et par leur exemple cette héroïque ésislance. An milieu des horreurs de la famine : « C'est ' assez , disait Guiton, qu'il reste un des citoyens en vie < pour fermer les portes. • Rnfin il n'y eut plus d'alinents d'aucune espèce , et les Rocbelais se résignèrent à lobir la loi des vainqueurs. Rich^ien leur acconla la vie ii les biens , et le libre exercice de leur culte , tout le ■este demeurant à la discrétion du roi. La capitulation ot signée le 29 octobre. Le lendemain, les troupes "oyales , entrant dans la ville , n'y trouvèrent pas trois '«ois hommes en état de soutenir |^urs armes (1628).

La forteresse du protestantisme tombée , la guerre ne it plus qne languir dans le Midi. Les secours que Rohan ittendait de l'Espagne n'arrivèrent pas. Louis XIII, au 'etour du Piémont , où il venait d'apprendre au duc de Uvoie , en forçant le pas de Suse, que les Alpes n'étaient ns des barrières suffisantes contre les Français , tomba apidement sur le petit nombre de places conservées enx>re par les protestants, brûla celles qui résistèrent, et brça Roban à accepter le traité d'Alais , promulgué sons orme • d'abolition et de grâce • (1629). Les dernières ilaces où pouvaient se défendre encore les huguenots furent démantelées : le protestantisme n'existait plus comme )srti politique, et toutes les factions avaient été frappées lu même coup ; elles avaient perdu dans La Rochelle une »iace réputée imprenable et toujours ouverte à l'étranger, tichelien , affranchi des embarras intérieurs , touchait infin au moment de disputer l'Europe i l'Autriche.

Gmerre d'Italie, — Il s'agissait d*abord pour la France d'un avant-poste en Italie. Déjà , par le traité de Suse , le duc de Savoie s'était vu contraint de renoncer à ses prétentions sur la succeaiion de Mantone et de Montferrat, qui revenait à un prince français, le duc de Nevers. Le retour des Espagnols eu Piémont y rappela les armes de la France. Le cardinal lui - même prit la cuirasse* et se mit à la tête d'une aimée. Il enleva en quelques jours les forteresses qui commandent les passages des Alpes entre le Piémont et le Dauphiné. La Savoie ifut conquise en trois semaines. Il fallut encore des intrigues de cour pour ravir à la France les fruits de ses victoires. La paix fut signée avec l'empereur à Ratisbonne : le duc de Nevers était définitivement investi des positions importantes de Mantoue et de Montferrat , mais la France restituait au duc de Savoie les conquêtes qu'elle avait faites et pAmettait de ne former aucune alliance avec les ennemis de l'empire. Le maréchal de Schomberg, prêt à livrer bataille aux Espagnols , refusa d'abord de se sou* mettre à ce traité. Un attaché de la légation du nonce Pancirol , un jeune homme qui fut plus tard le fameux Maiarin , en avait été le négociateur le plus actif. Il se jeta entre les deux armées à travers une grêle de balles et retint les combattanU (1630).

Jowmée des Dupes, — Les ennemis de Richelieu avaient essayé de faire manquer la guerre d'Italie en retenant les sommes qui y étaient destinées. Un instant ils se crurent débarrassés du cardinal ; lui-même s'estima disgracié , brûla ses papiers et expédia ses paquets vers le Havre. Mais il revit le roi , et ce furent ses ennemis qui partirent. Cette comédie , qu'on appela la Journée des Dupes , eut un dénoûment sanglant ; le cardinal fit arrêter les deux Marillac , le maréchal de France et le garde des sceaux, tous deux ses créatures, qui s'étaient tournés contre lui : l'un mourut en prison ; Tautre , jugé par ses ennemis dans la maison même de Richelieu , à Ruel , porta sa tête sur l'échafand. Gaston voulut tenir tête au cardinal , et , après une scène violente et absurde , se sauva i Bruxelles , où la reine - mère , jouée par le cardinal , s'était déjà retirée. Ils crurent pouvoir regagner la partie ; Gaston rassembla une troupe de bandits et se jeta en France : il comptait sur les grands , entre entres sur le duc de Montmorency , gouverneur du Languedoc. Leur jonction se fit à Caslelnaudary , et ils furent battus : • Je • me suis sacrifié pour des lâches , • dit Montmorency en tombant criblé de blessures. Gaston le laissa prendre et décapiter à Toulouse. Il sacrifia encore une fois ses amis , et sortit du royaume pendant que le ministre exerçait sur ses adversaires de rigoureuses vengeances (1632).

Période française de la guerre de Trente -Ans. — Au milieu des intrigues qui ébranlaient sans cesse son pouvoir , Richelieu n'avait pu suivre ses projets contre l'Autriche ; il n'était cependant pas resté tranquille spectateur de la guerre de Trente- Ans, Le roi de Suède , Gustave- Adolphe , débarrassé par lui de la guerre de Pologne , s'était lancé en Allemagne avec les subsides de la France ; il avait ramené la fortune de côté des protestants, battu les fameux tacticiens de l'empervur et enlevé d'un revers tout Toccident de l'Allemagne. Il ne fut arrêté qu'à Lutten par Wallinstein , le démon de la guerre. Il vainquit encore , mais il resta sur le champ de bataille et la fortune abandonna de nouveau son parti. La défaite de l'armée suédoise à Nordiiogne fut suivie de la soumission de la Saxe (1634).

C'est alors que Richelieu se décide à attaquer en même temps les deux branches de la maison d'Autriche. Il continue ses subsides à la Suède et conclut avec la Hollande un traité d'alliance. Il signe de nouveaux traités avec la Suisse et les ducs de Savoie et de Parme. Quatre armées agiront à la fois en Flandre . sur le Rhin , dans la Valteline et en Italie. Lui- même , du fond de son

cabinet, dirigera tontes les opérations de la gnerre. La première campagne ne répondit pas aoi espérances du cardinal. L'armée du Nord opéra sa jonction avec le prince d'Orange après avoir écrasé les Espsgnols à Avain ; mais les Belges, révoltés par ses eicès, la tinrent en échec jusqu'à l'arrivée des impériaux. Dans la Valteline, le duc de Rohan battit successivement quatre divisions ennemies plus fortes chacune que la sienne ; mais l'importante expédition qu'il protégeait par ces victoires , l'invasion du Milanais, échoua. Sur les bords du Rhin , les débris de trois armées surfirent à peine à couvrir la Champagne et la Lorraine , menacées par les armées impériales (1 635). L'année suivante , les Allemands fondirent sur la Bourgogne et les Espagnols sur la Picardie. Déjà ils n'étaient plus qu'à trente lieues de Paria : ce fut une épouvante générale ; Richelieu lui-même sembla un instant perdre la tête. Mais bientôt son courage se releva ; il se montim dans tout Paris avec un visage fi?r et serein , et ranima de telle sorte les Parisiens qu'ils passèrent de la consternation à Tenthousiasme. Les compagnies de justice et de finances , l'université , le corps-de-ville , les sept corps de m'étiers , les communautés religieuses oftrirent au roi la solde de quinze mille combattants pour trois mois ; la jeunesse et les artisans furent enrÀlés et enrégimentés. Toutes les villes suivirent l'exemple de la capitale.

Les princes ne partagèrent pas cet élan national , et le péril de la France fut pour eux l'occasion de nouveaux complots. Gaston d'Orléans et le comte de Soissons, chargés de poursuivre l'ennemi , le laissèrent échapper. Us espéraient , i force de revers , causer la disgrâce du ministre. Us Tauraient assassiné si le cœur n eût failli à Gaston au moment de donner le signal du meurtre. Le complot avorta. L'armée impériale , sur laquelle les princes comptaient, avait évacué la France. Les hostilités continuèrent sans revers et sans succès décisifs jusqu'en 1640. Une sanglante bataille cependant fut gagnée, près du lac Majeur, sur les Espagnols ; et le fameux Bernard de Saxe-Wetmar, battu d'abord à Rheinfeld, ayant surpris les Autrichiens dans l'ivresse du triomphe , les accabla et fit prisonniers leurs 4)oatre généraux. La conquête du Brisgau fut le fruit de cette victoire , à laquelle Bernard ne devait pas survivre (1639).

Richelieu , aigri plus que découragé par les vicissitudes de la guerre , poursuivait avec une irritation obstinée les grands résultats qui lui échappaient toujours. La France s*épnisait ; la cour était un foyer d'intrigues ; les çroqwmls , écrasés d'impôts , se soulevaient dans le Midi ; les va^m-pieds dans le Nord : les jugements et les exécutions ne remédiaient point au mal. Richelieu redoubla ses efforts contre l'Espagne. Les révolutions de Catalogne et de Portugal vinrent si à propos couronner ses vœux qu'on crut reconnaître la main du terrible cardinal dans ces grandes catastrophes qui ébranlaient tout l'édifice de la monarchie espagnole , comme dans les discordes civiles qui commençaient à bouleverser la Grande-Bretagne. La Catalogne se donna tout entière à la France , les Portngais se firent un roi à eux. Accablée de ces pertes énormes, la cour d'Espagne soutint pins mollement la gnerre. Pour la première fois, depuis le début de cette lutte sanglante , les Français eurent l'avantage sur toutes leurs frontières. Turenne commençait à se montrer en Piémont , et le duc d'Enghien , qui devint le grand Coudé, faisait ses premières armes dans le Nord (1640).

Richelieu , triomphant au loin , se voyait entouré de périls plus pressants qu'aucun de ceux qu'il eût surmontés. Sedan , où vivait le comte de Soissons, le plus redoutable des chefs mécontents , était devenue le centre des menées ourdies par le duc de Bouillon , hôte et ami du comte. Tous les mécontents du dedans et du dehors correspondaient entre eux et attendaient l'occasion d'agir. Une armée marcha sur Sedan. Mal disposée pour Riche-

lieu , elle se débanda à la bataiUe de U Marfée. Le chemin de Paris était ouvert au vainqueur. Mais la destinée de Richelieu l'emportait encore : le comte de Soissons fut tué , après le combat , d'un coup de pistolet an front , sans qu'on sût quelle main l'avait frappé. Si U révolte armée était étouffée , le danger n'avait pas disparu. L'ennemi continuait dans le cabinet même du roi.les hostilités dont la frontière n'était plus le théâtre. Le grand-éca^er Cinq-Mars, autour duquel tous les méconteols se ralliaient, traita secrètement avec l'Espagne. Le lichi: duc d'Orléans livra une copie du traité , pour reooavrer les bonnes grâces du ministre. Celui-ci , qui était mourant , eut le temps de faire un nouvel exemple : il fit couper U tête à Cinq-Mars et à son ami de Thou, ooopable de tum-révélatioH, Le duc de Bouillon se racheta en rendant la ville de Sedan. Au même moment, les Espagnols évacuaient Perpignan , le RonssiUon était conquis sans retour et la France reprenait ses frontières naturelles des Pyrénées orientales. D'Espagne, d'Italie, d'Allemagne. Richelieu ne recevait que des nouvelles favorables. U reulra à Paris en triomphateur, porté dans une magnifique litière : les villes abattaient des pans de leurs mu- ' railles pour recevoir le cardinal-roi. La fortune coarr<inait enfin ses travaux ; mais il ne lui fut pas donné de k< achever. Il précéda de quelques semaines le roi dans U tombe. Ceux qui assistèrent à la mort de cet homme extraordinaire purent s'étonner du regard calme qu'il jda sur une vie dont il ne restait que de si formidables soorenirs. « Voilà mon juge , dit-il , lorsqu'on loi preseuu » l'hostie cooiacrée , mon juge qui prononcera bientôt qa

* sentence : je le prie de me condamner ai dans nson mi-

• nistère je me suis proposé antre chose que le bien de .. la religion et de l'Eut (164S). »

Page 1