‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 155 sur 291 · Fio de U GoDTtntioD (87 Jailld 1794 •« 9S oclobrt HU · texte numérisé non relu

Fio de U GoDTtntioD (87 Jailld 1794 •« 9S oclobrt HU

Réaeiion. — De longs applandissementa neaient m% la chute de la tête de Robespierre ; ils annonçaient cl d^ mandaient une réaction. La difficulté pour In Convsnân devait être de la tenir. On ne savait pas qni neait vann. et le U thermidor il y avait deux partis, eelai dea eomiln et celui des thermidoriens. Les tbermidoriests l'cmpertrrenl et furent eux-mêmes de plus en pins m|iptnckés es anciens girondins. La comité de salut pnbKe et le Iribenal révolutionnaire suspendirent leur terrible actinie. Oc vida les prisons avec plus de lenteur, mais ■islumiut qv par l'échafaud. La plupart des suspects fnreni éiar^ Mais de ces justes mesures on psssa à des meames Tmttionnaires. Une foree aussi illégale que les tronpea des »ditions, se forma à l'appel de Fréreo. Composée des jnnes gens des classes riches on aisées , elle fnt dèii^V sous le nom de jeunesse dorée, et la lotte entre rik ei les faubourgs s'alluma de jour en jour. Le dnb des !•> cobins fut violemment fermé. Les Girondins prnomts f»rent rappelés. Le procès de Carrier, qni rail été éci

HISTOIRE DE FRANCE

ftpperé par Robespierre , lentement initmit et terminé ar one juste condamnation , devint nne menace et une rme contre les membres dn comité même. Ils s'agitèrent t forent décrétés d'accnsation. Une émeute tentée et man née n'empêche pas les débats du procès, qui durèrent neuf >ars. Enfin le l^ avril 1795 (12 germinal an 111), les seeona des faubourgs forcèrent la garde de la Convention. .es sections de l'intérienr viennent au secours de la CooentioQ et triomphent Les prévenus et dii-sept députés sqntagaards sont déportés. Mais les faubourgs étaient epoussés, non vaincus. Ils tentent une nouvelle épreuve.

1 ^' prairial (20 wtai), — Do pain et la constitution le 1793 , tel est le cri de ralliement de cette nouvelle mente. Victorieuse d'abord , elle force les portes de la lonvention ; nn député , Féraud , est abattu d'un coup le feu aux pieds du président Boissy d' Anglas , qu'il a onvert de son corps ; sa tête , portée au bout d'une pi- [ne, est présentée i ce président, qui s'incline avec restée!, tandis que d'autres députés, i la tête dès sections, ernent les révoltés dans la salle même de la Convention t les forcent à l'évacuer. Le lendemain les faubourgs nrent vaincus, bientât désarmés et annulés comme tarti. Six Montagnards condamnés i mort se frappèrent Ton cootean qu'ils se passèrent les uns aux autres aux TÎa de : Vive la république ! Le fils de Louis XVi , le en ne Louis, mourut peu de jours après; pauvre enfant [ui paya bien cher sa naissance ! Les royalistes venaient Tetre écrasés i Qoiberon. Le parti dominant avait sa ibre action , et il publia sa constitution.

ConatUaHondi t'amill.» — ^Elle fut républicaine, non puement démocratique. Elle attribuait le pouvoir souverain , rnniversafité des citoyens français; l'élection aux senia iropriétaires choisis par les assemblées primaires, comptées de tous les citoyens. Deux conseils, Tnu des cinq cents, antre des anciens, composé de 250 membres an-dessus le <40 ans, mariés ou veufs, formaient le corps législatif lans leqnel les anciens approuvaient ou rejetaient les réolntions de l'antre conseil. Le pouvoir exécutif était ;on fié i nn directoire de 5 membres élus par le corps G^islatif.

^aits militaira. — . Carnot , chargé dans le premier iomiié de salut public de la conduite de la guerre, avait YrganiMé la vieioire. Cette puissante impulsion continua iprès le 9 thermidor. Dugommier chasse les Espagnols le France et pénètre en Catalogne , où il est tué ; Péripion , H oncey, par leurs succès , forcèrent cette puismnce à la paix, que la Toscane avait déjà demandée. Le •oi de Prusse signe aussi un traité. Pichegm avait vivenent poussé la Hollande, et la flotte de ce pays , retenue )sr les glaces , avait été prise par les hussards français. Un traité intervint avec les ProviDcea-Unies , qai donnait i s république une république pour alliée et un accroissenent de territoire. Hoche avait soumis et pacifié la Venlée. L'Angleterre jeta i Qniberon la partie la plus arienne de rémigration, qu'elle y abandonna, et qui y fut stermioée. Le sang anglais n'avait pas coulé , mais l'Amt£ur emgUu's atait eauli. par Unu Ui poru. Le décret qui Jéfendait de faire aucun prisonnier anglais on hanovrien ivsit été rapporté , mais non celui qui mettait hors la loi tes émigrés pris les armes i la main, et il fut exécuté dans tonte sa rigueur.

1 3 vendémiaire, — Ainsi la Convention avait couvert et reculé les frontières de la France; elle avançait vers Im paix. Elle avait reconnu la valeur de la science et fondé l'Ecole polytechnique: elle avait rapporté la lot des inspects et fermé les sociétés populaires. Quoique la réaction contre les comités eût été sanglante , elle pouvait être eicnsée par la lutte et paraître terminée. Le parti royaliste se chargea de mettre obstacle i tout bienêtre et presque de justifier la terreur. Dans les départenienla du midi, la réaction contre les Jacobins avait

égalé leurs propret excès. Les compagnies de Jésus et dn Soleil , sous l'impulsion royaliste , renouvelaient les massacres de septembre , et , au cri de Matevon , assassinaient dans les mes leurs adversaires. A Paris même le mouvement réactionnaire, sinon royaliste , s'étendait; la jeunesse dorée et nne partie des sections le favorisaient Le décret qui ordonna que les membres de la Convention entreraient pour les deux tiers dans le gouvernement directorial fut l'occasion d'une insurrection. Attaquée et cernée, la Convention fut défendue par Barras, qui se fit seconder par Bonaparte. Les sections furent vaincues, l'insurrection contre -révolutionnaire réprimée; mais la Convention n'avait triomphé que par l'armée.

Le 26 octobre la Convention rendit nn décret d'amnistie pour les délits révolutionnaires et se eépara. Elle avait duré S ans et 1 mois.

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