‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 174 sur 291 · STATISTIQUE DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

STATISTIQUE DE LA FRANCE

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Oiioni-le , «t eeei a'ett pai une induction lémértire , c'est le coroUiire naturel d'une obeervatiov eiacte , les principe posés par U révolution rencontrent dans les relevés stAlisti4}nes leur plus éclatante consécralion. Des chiffres irrécusables montrent comment a grandi un peuple qui a conquis légalité civile et politique , aiTrancfai le sol , obtenu la libre disposition de ses ibrce» et de ses fscnltés.

En présence de ces merveilleun résultats ou s'incline plein de respect et de reconnaissance en disant avec le poètf :

Et qaod bubc ratio e«t , iaip«(oi «ntè fait.

Pour nonr résnmer, nous dirons que la statistique fait ronnattre la marcbe et le développement des phénoeoénes Mciaui au moyen d'états numériques qui constatent la situation successive de la société sous divers aspects « dont la connaissance est nécessaire pour apprécier les (éléments de reiistence politique , civile , intellectuelle , morale et industrielle des nations.

La statistique peut être spidalt n elle ne s'attache qu'à un démembrement de la vie sociale, si elle se concentre sur une seule question ; c'est ainsi que nous avons une statistique criminelle , une statistique du mouvement commercial ; die sera particulière à tel pays ou à telle époque si elle borne ses investigations à l'étude des^ faits relatifs à une nation, et .si eUe reproduit simplement Timage de la situation de cette nation à un moment donné.

(^ travaux rudimentaires forment le point de départ de la statistique comparée, qui met en regard les résultats obtenus à diverses époques et dans divers pays , et de la statistique ginéraU, œuvre immense dont nous possédons k peine quelques ébauches et qui embrasserait la société humaine tout entière.

Enfin les éléments de statistique pontive , ces données recneiliies avec critique et discernement qui eipriment , s'il nous est permis de le dire, les étapes de l'humanité^ donnent aeoès k la statistique abstraite , qui , appuyée sur le terrain solide des faits et munie du puissant instrument du cal cal , arrive k formuler les loi* du développement social.

Le principal service de cette étude , rigoureuse dans sa méthode et dans ses déductions , c'est de dissiper, an contact de la réalité, les opinions toutes faites, accréditées par l'esprit de système ou par des intérêts de parti , et acceptées avec une confiance aveugle faute de connaissances positives.

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