S9i,7il OS
teiatetnIioB des donaloM 8,047.717 7S
iliDiDiilrattoB dn foréli 711.398,604 II
BÉCAPITULATION.
paoruiris ArvBcntet a dis suvicu ruBUGs.
iaUlire dt U jmtÎM il d«» \ collet 49 491 OMI M 1
- de rintêriear
de r«griettJtare «t d« eoameree
• det tratsax paUici. . . .
• de U t^u9n^
• de là mirlne «t dm «oloDle*
I9A anK Kft^ A9 1
• det fioaacM 42.808.46% 30 ;
• nomiTÉs wm Awnctin a du smvicbs rvKjet% opriélM MMt la maia da )
donaine 8,047.717 73 } 739,446.221 84
or^UderSlat 731.398,504 II)
Total, «a valeor approiioulive aa l«r janvier 1847
11 n'est pat de qoMtion sur laquelle lee opinions aient tus varie qne la qoestion de la popolalion ; il n'en est u qni ofTre à résoudre des problèmes pins délicats et los compliqaés. Les investigations auxquelles elle a ooné lieu , ont formé longtemps une étude distincte qui, )as le nom dWithmétipte politique , aspirait à détermier les conditions de bien-être , et la durée de leiistence es citoyens.
Sans doute l'homme , le mode de sa vie , le dérelopemeot de ses facultés, la satisfaction de ses besoins doient former le pivot des sciences morales et politiques, l'idée qui a toujours fait attacher an chiffre de la popuition (fun pays une importance prédominante, est vraie n soi ; elle a seulement conduit à de fausses appréciaioos , on s'est trompé sur le moyen d'accrottre la force es Etats. Les anciens, qui faisaient le dénombrement es hommes en état de porter les armes , partaient d'un oint de vne restreint , mais ils avaient comme l'instinct e l'aspect véritable de la question. Ce n'est point , en ffet , le chiffre absolu des habitants qui peuplent un «ys , qui donne la mesure de sa force ; c'est le nombre e citoyens en état de participer à la défense du territoire t aax travaux de la paix , on i guider les générations lonvelles par lenr longue expérience. A n'envisager le problème que sous le cAlé matériel , les enfants qui meu- VDt avant d'avoir atteint l'âge auquel ils seraient devenus les citoyens actifs , deviennent pour l'Ktat nne cause de )erte et d'épnisement , au lieu d'être un élément de ri^» rhesse et de puissance. Tontes les dépenses faites ponr enr entretien sont un capital qui meurt avec eux. Leur >assage rapide sur la terre n'est donc pas seulement une '«ose inépuisable d'affliction morale pour ceux qui leur enaient par les liens de la plus étroite affection et qui ne lemblaient pas destinés i leur survivre ; il est aussi une »ase d'appauvrissement pour la société , qui se trouve frustrée dans ses espérances de concours matériel et inteliectnel.
Les travaux de la paix se substituent de plus en pins iQx hasards des combats ; ce n'est donc plus sur le dénombrement det hommes en état de porter les armes , mais bien sur le dénombrement des travailleurs intellectuels et des chuses laborieuses des villes et des campagnes , que se fonde la force des nations.
Ce peu de waoU sullbit poar faire oomprendre qne l'on doit beauoôBp pioe s'inquiéter du nombre des hommes qui vivent une longue série d*tnnées, que du nombre de ceux qui naissent ponr être promptement déeimés par la maladie et la mort Deux Etats peuvent compter le même nombre d'habitants et cependant différer d'une manière essentielle quant i la puissance du empikU km" Main dont ils disposent ; qne l'un compte beaucoup de naissances et de décès précoces , que l'antre an contraire profite longtemps de la vigueur des hommes faits , instruits, laborieux, intelligents, et*la situation sera tnute différente ; des quotités numériques uniformes répondront à des valeurs spécifiques très-différentes.
Du moment oà l'on demande non pas combien il naft d'hommes , mais combien il s'en maintient dans les cadres actifs , les excitations artificielles , mises en ouvre jadis pour multiplier les naissances, se trouvent condam- / nées. La population se fiBesurera toujours à l'étendue des moyens d'existence qui lui sont affectés; accrottre les forces productives du pays, ce sera donc user du meilleur mode pour augmenter le nombre des habitants.
Par contre, la durée de la vie moyenne devient nne me-^ sure des progrès accomplis par les nations dans la voie de la civilisation et du bien-être.
Nous nous proposons de traiter à part les grandes et belles questions qui se rattachent aux lois de la mortalité. Borj^ons-nous donc à dire pour le moment qne le plus heureux symptAltae de l'amélioration progressive du sort de tous les habitants de la France se rencontre dans la prolongation constante de la durée de la vie moyenne. C'est, dirons- nous avec M. Morean de Jonnès, le plus grand , le plus magnifique résultat de la rénovation sociale commencée en 1780. Les chiffres qne ce savant statisticien produit à l'appui , sont les suivants , pour la durée moyenne de la vie , en France :
Année 1772. ... 24 ans fi mois.
— 1821. ... SI -- 6 — ~ IWfi. ... 32 —
— 1845. ... 3fi — . —
Quelle que soit la confiance que ces données peuvent inspirer, nous croyons qne celles surtout qui remontent i une époque plus éloignée , sont fort approximatives. Mais, si elles peuvent laisser quelque chose i désirer quant i leur valeur ahtolne , lenr valeur relative est incontestable , et la progression dont elles mesurent les termes ne saurait être révoquée en doute. U se peut que la différence soit nn peu considérable , voilà tout ; quant i un progrès , à un notable progrès accompli , personne ne le contestera. Ce seul fait suffit pour répondre i bien des déclamations , et pour réduire i néant les singulières erreurs à l'aide desquelles on a voulu présenter la liberté politique et la liberté industrielle comme une source ^*<>S3^^*^>on de misère pour les classes laborieuses. Certes , nous avons foi dans nn avenir meilleur pour les masses ; mais nous croyons que le présent n'a rien sous ce rapport à envier au passé , nous croyons que nous sommes dans la bonne voie , et que le progrès ne peut qu'accélérer sa marche , sous Tempire des principes de la société moderne.
Le dernier recensement de la population française est tout récent ; il ne date pas encore d'une année et constate nn acccroissement notable de la population , bien que le nombre annuel des naissances tende à décliner. Voici le tableau offieiel , avec la répartition de la population entre les 8fi départements :
îtli
itr!
Tableam de la popuiaticm du ro^iomu par d^forlÊmmt
vtwhxniaxrû.
AiB
Akoe
Allkr
AJp«t (BatMt-} . .
AlfMi (Hao(e>-) . .
Arièeht
Ard«BBM
ArWg*
Apd«
AffrfroB
B«ochM-4la-HLàne.
Calrado*
CaoUl
Cbansie
CbareDlt-Ioférieore
Cber
CorréM
Con
Célc-d'Or
CôteiHlQ-Nord. . .
CreoM
Dordoga*
Doabt
Drâne
Eore
Kara.«|.Uir. . . .
Fiototèrc
Gard
Garoana (Haolr-) .
Gen
Giroade
H^raalt
|||e.rt.Vilaiar. . .
Indra
ladre -ai-Loire. . .
Itère
Jora
liaadct
Uir-al4:faer . . .
Loirr
lA>ire (Haole-;. . .
i^irc>Iof^rieare. .
Loiret
Loi
i«ot-at-GaroBae . .
Lotéra
liaiae.el-Loira . .
Maaeha
Uarae
Ifaraa (Hante-) . .
Uafeane ,
Manriha
tfanse
Morbikaa
Moaella
Nièvre
Nord
Oiaa
Orna
Pai-de-Calals . . . , Pn;-de-Ddaia. . . .
PyrénéM (Baaae*-). .
Prrènèai (Haatei-) Pyrèaéat-Oricatalei.
Rbia (Baa.)
Rhia (Hanl.) . . . .
Rbàae
Sadna (Haota<) . . .
SaAae-el-Loira . . .
Sarthc
Sciofl
iteiae-Iaférîeore. . .
Seinc-et-Uanie . . .
S«iaa-«t-Oiaa . . . .
Sèvrea (Deux-) . . .
Somme
Tara
Tara-at-Garoaae . .
Var
Vaoelaae
Veadèc
Vleaae
Vleaae (Hante-). . .
Voiget
Yoaae
Total gèaèral. .
Amadia
Caatoat.
2i SO