‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 203 sur 291 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

OBVOIIS PUVte.

VII. L'homme est un composé de deux natures, nature spirituelle et nature matérielle , distinctes Tune de l'autre, mais non pas hostiles Tune à l'autre, puisque la destinée de chacune d'elles en particulier ne peut être différente de celle de l'être que leur réunion constitue. Si quelquefois les exigences de la nature matérielle paraissent en opposition avec celles de la nature spirituelle, et réciproquement , ce n'est que par suite d'une erreur qui fait qu'on s'exagère les conditions du bien pour l'une, au détriment des conditions du bien poui* l'autre. Les personnes qui croient ajouter à la force de leur intelligence en lui sacrifiant leur santé physique se trompent, tout comme ceUes qui , préoccupées de cette santé physique, négligent leur intelligence. La nature matérielle, le corps, n'est, à vrai dire, que l'instrument de l'intelligence, et si un mauvais instrument trompe l'habileté de 1 ouvrier le plus exercé, le meilleur instrument est comme n'existant pas si une intelligence ne le met pas en œuvre.

VIII. Cette expression de corpi inttrvmtnt de TinteU iigenee, n'est peut-être pas suffisamment claire. Peut-être aussi se croirait-on fondé i en tirer une conclusion favorable au système des matérialistes : quelques explications semblent indispensables.

On entend ici par inteUigence l'ensemble des facultés par lesquelles l'Ame se manifesté.

liais qu'est-ce que Fâme elle-même?

Les plus sages d'entre les sages n'en savent pas sur ce point beaucoup plus que les ignorants. Us n'ont qu'un sentiment plus profond et plus juste de l'origine et de la destinée de ce moi intérieur qui élève l'homme au-dessus des autres êtres et le rapproche de la Divinité.

Nous avons la conscience de la nature immatérielle de notre âme et de ^on immortalité, nous sommes i peu près parvenus i analyser ses facultés; mais nous ignorons ce qu'elle est au juste, comment elle vient , comment elle est placée, comment elle s'agite en nous. Il faut se soumettre. sa ede prétendre à tout connaître, à tout

expliquer, que de se résigner i ne rien examiner , à toot admettre sur le témoignage d'autrui. Le mystère de notre âme n'est pas, en définitive, plus décourageant pour notre intelligence que ne l'est celui du principe divin qoi anime les êtres organisés , celui du principe de traasformation qui régit la matière, celui du mouvemeal imprimé à chaque planète autour du soleil , à l'univers tout entier autour d'un point central que notre vue ne parviendra jamais à apercevoir, ni notre science à déterminer di» l'espace.

Ce n'est pas ici le lieu d'examiner quelle a pn être Fin* tention du Créateur en plaçant l'âme immalérieUe et inmortelle sous une enveloppe matérielle et mortelle. Iloo» suffit de reconnaître qu'il en est ainsi. Mais rien ne i oppose à ce que nous interrogions la loi qui ré^t cette liîiance.

Puisque du consentement unanime de tons les honunei il est tenu pour certain que l'âme, débairassée de son enveloppe matérielle, comprendra ce qu'elle ne peut cesiprendre pendant qu'elle est cachée sons cette enveloppe, il faut bien que celle-ci mette des bornes à U puissascf de l'âme , non pas en en altérant le principe , nuis ca influant sur la manière dont ses facultés s'exercent On a cherché i exprimer cette influence quand on a dit diss un écrit précédent : L'âme n'est pas en nous oonme as diamant dans un écrin , mais comme la Imniète an cotre d'un phare composé«de lentilles de diverses oonlens : cette lumière est une et toujours la même en soi et poartant elle ne se manifeste pas constamment de la même manière (1). On ajoutera que cette lumière n*a pas la coescience des effets divers que lui font produire les nulieu qu'elle traverse , tandis que l'âme résiste souvent aux indications des organes dont elle est condanmée à recrt^ les services.

Quand celte résistance a pour objet de contester Fesi*tence de ce qui parait être , elle est ce qu'on appelle U doute.

Quand , an contraire , elle maintient pour existanl et qui semble n'être pas, on être autrement que ne Viaif quent les organes , elle est ce qu'on appeOe U fou

Ceci n'est dit que relativement aux objets perceplîMft par les sens ; mais il en est de même dn doate et de U foi par rapport â ce qui ne peut être perçu qne par fistelligence.

Bien loin donc de favoriser l'erreur des matérialifies c'est , on le croit du moins, les priver de leur argnmesiW plus spécieux, et aussi le plus ordinaire , qoe de reconoaitre à la matière le rdle d'organe, plus on moins impsriii: mais perfectible, 'de Tâme qui, dans ses manifestaiiers seulement , mais non quant â sa nature , en sobit pasagèrcment l'influence. Quelle illusion physiologique p^errait ébranler la confiance de l'homme sincère qui aars^ compris que l'état de folie, que l'état de raison ne 9a^'~ en définitive, que le résultat des différents états de sasV des organes chaînés de servir i la manifeststion de Xhm, laquelle , dans tous les cas , reste témoin m jsiéneax mais non pas indifférent, de l'ordre on du désordre qa se fait autour de lui? L'éther qu'aspire le maàkevrs^ qui souffre n'arrive point à son âme : celle-GÎ , abstraction faite de ses manifestations extérieures , a*a riea ir commun avec la matière. En vain voua éteindres telle ^ telle partie de la sensibilité physique, en vaîa was rifecterex telle on telle faculté, résultat de cette nensâ^W. tant que l'homme subsistera, en tant qn'indivîda virant rame sera là toujours également puissante en set «r: prête â se manifester autant que le ponrront ses oefs-«<^

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