‹ Instruction pour le peuple: cent traités sur les connaissances les plus indispensablesChapitre 65 sur 291 · GENERALITES DE LHISTOIRE NATURELLE · texte numérisé non relu

GENERALITES DE LHISTOIRE NATURELLE

tièrement dus lesvégéUiu, paraissent même ne plus deroir servir à la nutrition. Quant aux graisses , elles sont on élcinent nutritif mis en réserve dans certaines parties in rorps des êtres vivants, pour subir une élaboration Dltérieure , et on les trouve presque semblables cbez les irgetaux el les animaux ; mais ces derniers contiennent m oatre des graisses dans lesquelles du phosphore est intimeoieDt uni : telles sont celles qui font partie du cer- ;eaii et de la substance nerveuse ; de même aussi certaiirs huiles essentielles , telle que celle de la moutarde , lieonent du soufre en combinaison intime.

Les tubilances organiques axotées forment également plasieon dastet : 1" les unes, toujours neutres , préentent une composition semblable et diffèrent par leur foostitution noiécukire , d'où refaite une différence de «lobilité dans l'eau ; elles ren^plissent , ches les animaux, f ffléme rdlo que les composés organiques non asotés ^1 les végétaux. Ce sont, 1« lafibrine insoluble dans l'eau, (près l'être séparée du liquide qui la tient en suspension ; !* rtlbnonne soinble à froid, mais coagulable par la cba^* nir; a** la caséine enfin, soluble i froid età cband et non ^.^altble. Ces trois composés, qui paraissent n'être que in modifications d'une même substance, contiennent raillears du jonfre en combinaison intime. On les avait TUS ezclosivement propres i la composition des aninaut : mais, quoique en moindre proportion , ils entrent lossi dans la composition des plantes : tels sont , le glum . l'ilbumine végétale et la légnmine. Un autre prinipe uoté, mais sans soufre, se rencontre aussi dans les loimaox : il unît oo cimente les fibres et les divers tissus, t forme des ligaments et des membranes et constitue la Bsticre des os en s'unissant au phosphate de chaux ; il f distiogue par la propriété de se dissoudre dans l'eau •ooillinte et de sa convertir en gélatine : c'est ce composé m'on a désigné en général sous le nom de tissu cellulaire, voiqu'il ne présente pat toujours la structure cellulaire Brtout ches les jeunes animaux ; c'est probablement le i^ne qu'on voit si parfaitement homogène dans les ani- Mvx inférieurs, ches lesquels on le nomme sarcode. Test donc une des substances qui participent le plus Inctement à la vie ainsi que la fibrine. Ici doit se platr également la snbstance cornée qui forme l'épidenne, n ongles, les |Ms, les plumes, les écailles et toutes » parties tégnmeotaires soit flexibles , soit encroàtées « calcaire ches la plupart des animaux. G*est un proait formé sous TinQuence de la vie, et jouant encore un nlf important dans l'accomplissement des fonctions, aoique la vie ne réside pas en lui.

2'' Les antres substances organiques axotées sont , ou «*« produits destinés a être expulses , tels sont l'urée et «ode nrique de Torine des animaux , ou des sécrétions tilrs pour diverses fonctions, comme le mucus, la pepiop, etc. , on bien ce sont des résidus de certaines réacloos qui se produisent sous rinflnence de la vie , tels 9ot le» alcalis végétaux , la morphine , la strychnine , eriainet substances colorantes comme l'indigo, etc.

ÉUmentê de itnuture. — Ti$»tu.

Us composés organiques dont nous venons de parler le se trouvent pas isolément dans l'organisme , ils sont nis à une proportion d'eau très-considérable et sans le ODconn de laquelle le mouvement et la vie seraient im- ««ibles. Pour les algues et pour certains animaux inféieiin, la proportion d'eau est 8 et 10 fois et jusqu'à 0 fois plus grande que celle des substances solides qu'elle ooflc ou tient dissoutes, et encore une portion notable ^ la substance solide est une matière inorganique interposée , tels sont les sels et les oxydes qui forment la cen- Irr des végétaux. Les herbes contiennent 4 fois autant ^'ean que de matièrs solide , les feuilles des arbres en ont M 3/5« environ , et le bois do peuplier en a moitié de

son poids. La chair des animaux contient 78 0/0 d'eau, la fibrine en contient plus de 80, et le blanc d'œuf coagulé plus de 86 0/0.

Les composés organiques, ainsi pénétrés d'eau, s'associent de diverses manières pour former les éléments de structure et les tissus qui ne sont eux-mêmes que le résultat de l'agrégation des éléments de structure. Pour les végétaux , on reconnaît trois principaux éléments de structure, le cambium , la cellule et la' substance incolore, verte, ou diversement colorée, qui tapisse intérieurement la cellule et qui souvent est en forme de granules mous. Le cambium est un liquide mncilagineux , homogène plus ou moins consistant , exsudé par les cellules ou déposé par la sève, -et s'organisant sur place en nouvelles cellules, ou en fibres, ou en vaisseaux. La cellule végétale est une vésicule membraneuse, transparente , formée de cellulose et susceptible de s'encroâter par le dépêt de substance ligneuse soit intérieurement , soit extérieurement Elle serait ronde si elle était isolée et non comprimée par les cellules voisines ; c'est ainsi que se montrent les cellules dont sont formés les fruits mous et charnus. Mais , si les cellules très-rapprochéesles unes des autres se compriment mutuellement, elles prennent une forme anguleuse, polyédrique. C'est ainsi qu'on les voit dans la moelle de sureau. Certaines cellules s'allongent considérablement dans le sens de l'axe des tiges et des rameaux; les unes, toujours étroites et plus encroàtées de ligneux forment la fibre ligneuse proprement dite , tel est le chanvre ; les autres, plus laiges et moins encroûtées, s'unissent bout à bout pour former les vaisseaux qui se montrent comme des pores bien visibles sur la coupe transverse d'une tige et sont larges de 3 à 20/100» de millimètre ; mais quelquefois ils ont jusqu'à 1/4 on 1/3 de millimètre. Ces vaisseaux, qui , pendant la période de végétation ou de vie active, sont remplis d'un liquide qu'on nomme la sève et qui , plus%rd, restent pleins d'air, proviennent donc de la jonction d'ue série de cellules. Ce sont des cellules dont la paroi s'encroAte inégalement en laissant vides des points ou des lignes parallèles on une ligne spirale; les vaisseaux ont leur paroi ponctuée, on rayée, on en spirale régulière : ceux-ci sont plus spécialement appelés des trachées, par comparaison avec les canaux de ce nom servant i la respiration des insectes, liais c'est i tort qu'on leur attribue le même râle chei les pUntes. Leur largeur est de 1, de 2, de 3/100<» de milltmèi ou même davantage. Diverses cellules présentent quelques autres modifications non moins remarquables , telles sont celles qui forment les prolongements de la moelle on rayons médullaires du bois et qui sont qnadrangulaires oblongnes, comprimées latéralement Telles sont aussi celles de l'épiderme , qui sont très^platies, séparées par des cloisons droites sur l'écorce et par des cloisons sinueuses sur les feuilles; telles sont aussi celles qui forment les poils , les papilles et les aspérités de la surface de certaines fleurs, etc. Les cellules d'ailleurs diffèrent considérablement dans leur contenu. On comprend, d'après cela , comment , dans les plantes , les tissus varieront , comme la forme des cellules entrant dans leur composition. Le bois des dicotylédones, comme le chêne, contient presque tontes les modifications des cellules, et c'est là ce qui explique la diversité du grain de ce bois, suivant le sens dans lequel il est coupé.

Pour les animaux , les éléments de structure et les tissus sont plus nombreux et plus variés, parce que les fonctions sont aussi plus nombreuses. Cependant, on a prétendu récemment, et cette opinion a encore beaucoup de crédit, que tous les tissus animaux sont formés de cellules comme dans les plantes. Mais des observations nom- Ibreoses contredisent cette théorie, au moius sur plusieurs points principaux. Dans tous les animaux très-jeunes et

dans les aoimaui inférieurs on trouve , comme élément de structure essentiel , une substance homogène , glulineuse, diaphane comme le cambium des Tégétaui, c*est le •arcode qui, si l'organisme doit continuer son évolution, •e creuse de vacuoles qu'on a pu prendre pour des cellules, ou bien s'étire en fibres on en lames qui sont le principe de ce qu'on nomme tissu cellulaire chez les animaux.

D'autres fibres se distinguent de celles du tissu cellulaire et des ligaments parce qu'elles sont contractiles par elles-mêmes; elles constituent les muscles, servant àla locomotion et à diverses fonctions ; les unes sont lisses comme celles des vers , des rayonnes et des mollusques, et celles aussi qui . chez les animaux vertébrés , ne sont pas directement soumises à l'action de la volonté ; les autres sont noueuses ou formées de senflements successifs tons de même dimension, de sorte qu'un faisceau de ces fibres paratt régulièrement strié en travers. Les fibres élémentaires sont larges de l/500« à I/800« de millim.

Des fibres beaucoup plus déliées , également contractiles par elles-mêmes, sont dressées sur la surface du corps de certains animaux inférieurs, ou des portions déterminées de la surface interne ou externe ; ce sont les cils vibratiles qui se meuvent d'un mouvement rbytbmiqne ou cadencé avec une grande rapidité, et qui n'ont de commun avec les cils que leur forme effilée et leur mode d'implantation , car ils sont charnus et vivants dans tonte leur longueur, tandis que les cils proprement dits sont des poils de substance cornée, soustraite i l'action de la vie. Les cils vibratiles n'ont été bien connus que dans ces derniers temps, parce qu'ils ne se voient qu'au moyen des meilleurs microscopes. Les plus grands, ceux qu'on observe sur les branchies des moules et des autres coquilles, sont longs de 8/100*^ de millimètre et larges de 9/10000^: ceux des planaires, qui ont peut-être les plus petits de tous, sont longs de 6/10000'» de millim. et larges à peine d'un 10000« de millim. Ils servent soit à la locomotioilfchez les trèspetits animaux , soit i la nutrition, à la respiration et aux fonctions de sensation et de reproduction, en faisant mouvoir les liquides à la surface des organes.

La substance nerveuse se présente avec des caractères différents dans la masse centrale, qui est le cerveau, et dans les nerfs, qui se distribuent aux divers organes pour les mettre en relation avec ce centre ou avec des amas de la même substance qu'on nomme les ganglions. Le cerveau se compose en effet de fibres molles très-déliées, qui s'altèrent et se déforment au contact de l'eau comme plusieurs antres tissus vivants; ces fibres alors présentent des renflements ovoïdes, espacés d'une ou plusieurs fois leur longueur , lesquels renflements d'ailleurs sont manifestement susceptibles de se gonfler davantage encore par le contact de l'eau ; toutefois on admet que ces fibres à renflements se trouvent déjà pendant la vie dans la substance blanche ou interne du cerveau , ainsi que dans les nerfs de la vision et de l'audition. Les autres nerfs sont formés de fibres cylindriques uniformes, creuses et remplies d'un liquide transparent ; elles sont plus épaisses que celles du cerveau, cependant elles n'ont que 5/1000<^ de millim.

Les glandes sont formées d'un tissu mou, diversement agrégé, mais non fibreux ni lamellaire, et qu'on nomme vaguement parenchyme; elles consistent généralement on tubes diversement repliés , i travers les parois desquels les liquides organiques subissent une sorte de filtration, ou bien elles sont formées par des replis et des anfractuosités de la membrane muqueuse. Celle-ci reiêl dans le corps de l'animal tontes les cavités en communication directe avec l'extérieur, et dans tonte son étendue elle joue le râle d'une glande en sécrétant le mucus; sa surface est, dans plusieurs endroits, hérissée 'is vibratiles extrêmement fins, comme dans les ca-

vités nasales ou olfactives de. tons les vertébrés, dans U bouche des grenouilles, etc.

DBS FOX'CTIOWS OU PBéX0UB%BS DE LA Mt,

XutriUon.

La fonction la plus essentielle i tous les êtres or^fÊmses, c'est la nutrition ; car elle préside à leur oonserralioa : aussi est-elle commune aux végétaux et aax amnooi. mais elle s-'exécnte d'une manière différeale, peut-être même d'une manière opposée. Son but, en effet , est ie faire pénétrer intimement dans l'intérieur do corps th vants de nouvelles molécules matérielles pour augmenter leur masse on pour remplacer celles qui ont été éltniiaê«» par suite du mouvement vital. Or ces nouvelles mokté» peuvent être empruntées directement au règne inoi^qne, c'est-i-dire aux éléments liquides ou gueux di»sous dans les eaux et dans l'atmosphère, ou bien rr f^t des substances organiques produites par diven coq» organisés ou ayant déjà participé à la vic^ On pra! dire en général que ce dernier mode de nnlntM> caractérise le règne animal, tandis que les végrisaj comme s'ils étaient destinés providentiellement à préparer la matière oi^anique pour les animaux , se nonmisent eux-mêmes d'éléments inorganiques , qn'ils ftfcs. trouver dans l'air, dans la pluie et dans les eau f^^ imbibent le sol. Cependant cette distinction n'est p» absolue , et , sans parler des êtres intermédiaim qa tiennent autant du règne végétal que du règne aoiaii. beaucoup d'animaux des classes inférieures pesvfsi. comme les végétaux, s'assimiler les éléments ioor||iniques dissous dans les eaux on combinés avec ïeK elle-même , et d'autre part, les plantes savent bien tusimiler les éléments organiques contenus dans le brreau et dans les engrais. Toutefois on penl adaiH&t^ cette grande et essentielle différence que les animasi tb> sorbent l'oxygène contenu dans l'air atnospbériqae la dans l'eau, afin de se débarrasser d'un excès de cwrheu provenant du travail de la nutrition dans lenn orpnés ; ce carbone devant ensuite être rejeté à l'état d*8nêe carbonique conmie produit de la respiration. Les plow au contraire absorbent l'acide carbonique conlcoa din l'air ou dans l'eau , et le décomposent sons l'infiocscc de la lumière pour rejeter l'oxygèn^M s'approprier W carbone qui augmente la masse de leun déments, n «^ combinant lui-même avec les éléments de Fean oo n**^ d'autres produits de l'organisme.

Quoique les phénomènes de la nutrition ne £/férant pas essentiellement , quel que soit l'état bqnide 9» gazeux des éléments introduits dans Tocganisme, m nomme rtipiroHon l'ensemble de cenx qui s'efTeclaff^ avec des cléments gaseux libres ou dissous dans Tne ainsi la respiration des animaux a pour objet une absorption d'oxygène et une formation d'acide carbonique . H la respiration des plantes au contraire a pour objet osr absorption d'acide carbonique , suivie d'une cxhalsliA d'oxygène sous l'influence de la lumière ; c'est par absorption seulement que les végétaux admettent dans 1 atérieur de leurs tissus les éléments destinés à U natntin et c'est dans Tintérieur des cellules que le phénonènt éf l'assimilation parait s'accomplir. L'eau chargée de ditr^ principes venant en contact avec les cellnla qui l«nr^ nent les fibres radicellaires , pénètre à Iraf ers le« p*rois de ces cellules; de même que dans les expérieor» d'endosmose un liquide moins dense traverse une mmbrene qui le sépare d'un liquide pins dense. Cepeodiat ce simple fait physique ne suffit pas ponr expliquer IV cension de la sève jusqu'au sommet d'nn arbn et l'os <^ bien forcé d'admettre ici rintervenlion d nne force êi^ | férente des forces physiques. C'est par ïttkH mèm ée cette impulsion de la sève que les vaisseanx naisseiri êr la jonction de certaines cellules en séries loogitudioski

GÉNÉRALITÉS DE L'HISTOIRE NATL'RELLE.

QaelqUM êoimaux tH&-nmples , parmi les infusoires H lat veri, le noniritsent égalemeot par abiorption sans être nécesMirement ibrinés de cellales comme les ?égétiax , et sans être m^me revêtus d*nne membrane ; mais cbes le pins grand nombre des aninuaz , les aliments Mot reçQs par une bowkg dans une cavité intérieure, qui Ht Xtutmae , où s'opère une réaction particulière , la ë^euion , pour rendre les substances assimilables ; c'est nae fonction qni distingue complètement les animaux des végétaux. Beanconp de loophytes n'ont qu'une seule ouverture pour l'entrée des aliments et pour l'expulsion do résidn de la digestion ; d'antres ont un second orifice, qui est Fanas; mais le plus souvent, dans ce cas, comme cbei tons les animaux des antres classes, avant de se terminer à l'anus, l'appareil digestif se prolonge en un loDg canal qni est l'iiitesft'ii , et qui est droit on diversement enronlé. Les polypes bydraires , les méduses et les pianiires ont l'estomac ou l'intestin simplement creusé dut la substance molle du corps, et non constitué par de« membranes spéciales comme ches tous les animaux d'une structure plus complexe. Chei tous néanmoins, on doit sdmettre que la surface interne de la cavité digestive lerrète un produit susceptible de modifier les aliments. Cbet les vertébrés, les crustacés et les articulés, on voit en ontre un oi^ne volumineux, le foie, à travers lequel filtre le sang pour laisser un produit spécial , la bile , qui, lersé dans l'intestin , contribue encore à la digestion. Cbei les insectes, qui ^n'ont pas de sang, ou du moins dont le sang ne circule pas dans des vaisseaux raoifiéi , le foie est remplacé par des tubes flottants dans It esvité abdominale. Excepté les polypes , les infusoires , les tctièphes et quelques mollusques , tous les animaux ont la boucbe munie d'appareils pour saisir ou pour prépsrer la nourriture ; ce sont les micboires , les lèvres «t la langue; ce sont, en outre, les glandes salivaires prodaisanl un liquide destiné à ramollir les aliments on i les dissoudre, et quelquefois même produisant 00 venin destiné à tuer nue proie vivante. D'ailleurs, Il conformation de la boucbe présente les modifications les plus variées en rapport avec la manière de vivre des animaux. Les vertébrés et quelques mollusqnet ont deux mâchoires mobiles dans le sens longitudioal de haut en bas ; les articulés ont plusieurs paires de mâchoires mobiles transversalement , et pouvant être considérées comme des modifications d'autant de paires de membres articulés. Mais chez plusieurs de ces animtoi, insectes et cmstacés suceurs, ces mêmes pardès s'allongent et s'associent ou se soudent diversement ponr former une trompe ou un suçoir dont la structure prat toujours être assimilée , par analogie , i celle de la l>ottcbe des insectes broyeurs.

Le résultat de la nutrition est sans doute d'introduire de nonvellcs molécules dans les tissus vivants pour en 'ccrottre le volume et la masse ; mais il est aussi de produire et de mettre en réserve des substances organiques non vivantes pour servir plus tard à l'entretien de la vie qoand toute antre alimentation est devenue iosufiisante 00 impossible , soit pour l'être lui-même , soit pour les <{ermei, mofs ou graines qui en p#viennent. C'est ainsi qne raibnmine est mise en réserve dans l'oeuf, et que la l^raiase l'accumule entre les organes des animaux qui doivent passer un certain temps engourdis comme les loin , ou qui doivent subir une transformation pendant ooe période de sommeil comme les insectes. Ches les ^^étauz , la l^nle , la gomme , ainsi que les substances %na»n et sucrées , sont également mises en réserve dans ■M racines, dans les bulbes et dans les graines, lîn dernier résolut de la nutrition enfin est la séparation de <vrUinet substances organiques ou inorganiques, les QOft inutiles on surabondantes dans l'organisme , comme lorinv, |i tueur des animaux, les résines et 1rs huiles

essentielles des végétaux ; les autres devant encore servir, comme la bile , le lait , la salive , le mucus , à l'accomplissement de quelques autres fonctions.

Re$piration.

La respiration ,VDmme nous l'avons dit , est la nutrition en tant qu'elle a pour objet l'absorption ou l'assimilation des éléments gaceux contenus dans l'air ou dans l'eau ; quelquefois , ches les êtres les plus simples , elle se confond avec la nutrition proprement dite ; mais i mesure que l'organisation devient plus complexe , elle s'effectue par des organes plus nettement définis. Toutefois, ches tous les végétaux , l'absorption des éléments gaseux parait avoir lien à travers la membrane des cellules ou de l'épiderme, quoique l'on ait admis que les stomates sont des ouvertures destinées à l'entrée et à la sortie des gas ; car les algues , (es conferves , comme toutes les plantes submergées , absorbent l'acide carbonique dissous dans l'eau et exhalent de l'oxygène gazeux sans pourtant avoir de stomates ; et d'ailleurs , l'acide carbonique , qui n«* forme guère qu'un demi-millième du volume de l'air atmosphérique , ne pourrait , en si faible proportion , arriver suffisamment dans une plante terrestre s'il ne devait entrer que par les stomates.

On a admis aussi que les trachées du végétal servent à la respiration comme les canaux du même nom ches les insectes; mais les trachées comme les autres vaisseaux et les interstices qui séparent les cellules, ont tous contenu d'abord des liquides. C'est plus lard que l'air y remplace les sucs végétaux en y arrivant i travers les parois mêmes et non par des ouvertures spéciales ; ces cavités peuvent d'ailleurs communiquer entre elles dans toute l'étendue de la plante, et contribuer ainsi à faciliter l'absorption ou l'exhalation des éléments gazeux.

Le résultat principal de la respiration des végétaux est l'absorption de l'acide carbonique délayé dans l'atmosphère on dissous dans les eaux, et provenant soit de la décomposition des corps oi^nisés, soit de la respiration des animaux, soit de la combustion. Cet acide carbonique pénètre ainsi dans le tissu végétal en perdant son état gaseux , et comme il représente un volume égal d'oxygène, on comprend comment , quand il vient a être décomposé dans les parties vertes exposées au soleil , on observe un dégagement si considérable de gaz ; c'est l'oxygène pur qui se dégage ainsi , tandis que le carbone reste combiné dans les tissns vivants. Mais l'action de la lumière est indispensable pour que cet effet se produise, car dans l'obscurité il se dégage une partie de l'acide carbonique qui avait précédemment pénétré dans les tissus, ou qui, dissous dans l'eau, est puisé par les racines. Les parties dépourvues de couleur verte, comme les racines et les fruits , ne dégagent au contraire dans tous les cas que de l'acide carbonique. Les graines en germination dégagent aussi beaucoup de ce gas , après avoir absorbé une quantité à peu près correspondante d'oxygène, mais alors c'est plutôt une action chimique qu'un phénomène respiratoire.

Certains infusoires de couleur verte respirent i la manière des végétaux, c'est-à-dire qu'ils décomposent aussi l'acide carbonique et dégagent de l'oxygène; mais ce n'est là qu'une exception, et pour l'immense majorité des animaux la respiration produit un résultat tout contraire, c'est-à-dire qu'il y a absorption d'oxygène et exhalation d'une quantité correspondante d'acide carbonique , pour débarrasser l'organisme d'un excès de carbone. Chez les infusoires les plus simples la respiration doit se confondre avec la nutrition proprement dite; chez les infusoires ciliés au contraire qui ont nue bouche et des estomacs temporaires , creusés dans la substance glutineuse interne, la surface extérieure est munie de cil. ,ib«Ule.. qui. p.r leur^gUUon^r^çije,^^ l«

fois b locomotûm , le mouTemenk d'aflUu des aiimenU et le renonvelleinent do liquide en contact, d'oii résalte nue véritable respiration extérieure. Les planaires ont tout le corps revêtu de cils vibraliles extrêmement fins qui produisent auui la locomotion ft la respiration. D'autres vers , comme les belminthe^l^ lombrics , les

sangsues, etc., doivent respirer seulement par l'absorption qui a lieu à la surface entière de leur corps. Les mollusques aquatiques font couverts de cils vibratiles qui, pour les embryons dans l'œuf, produisent un mouvement de rotation très-curieux, et qui concourent à la respiration ; mais, chez ces animaux adultes, la fonction respiratoire est localisée dans des oi^anes variables qu'on nomme branehies. Ce sont, par exemple, quatre feuillets parallèles ches la plupart des concbifères ou bivalves ; ce sont un on deux peignes on arbuscules ramifiés ches beaucoup de gastéropodes et de cépbalbpodes.

On nomme aussi branchies les organes respiratoires des crustacés, quoique leur structure soit très-différente. Chei les uns , en effet , ce sont des lames triangulaires empilées de manière à former des masses pyramidales recourbées sous la carapace , et chacune de ces lames représente elle-même un sac membraneux très-aplati dans lequel circule le liquide nourricier ; chei d'autres, tels que l'écrevisse, chaque branchie est formée de tubes membraneux parallèles , rapprochés en manière de brossç ; ches d'autres encore , ce sont des houppes , des lamelles très-minces , ou de» soies plumeuses, mais toujours c'est un appareil membraneux à travers la paroi duquel s'effectue la respiration. Certains crustacés terrestres , comme le cloporte , respirent au moyen de lames toujours ténues à l'abri de la sécheresse. C'est à peu près de même que respirent les araignées, qui, dans des sacs particuliers, sous l'abdomen, ont des paquets de petites lamelles empilées comme les feuillets d'un livre et qu'on a improprement nommés des poumons.

Quant aux insectes, leur mode de respiration est tout i fait caractéristique ; ils ont de chaque côté une série de petites ouvertures nommées nigwuues par lesquelles l'air pénètre dans un système de canaux ramiBés à l'infini qu'on nomme trachée*. Ces canaux semblent soutenus par une fibre en hélice , mais en réalité ils sont formés par une membrane épaissie , suivant des lignes transverses parallèles, ou suivant une seule ligue en hélice. Dans ce cas la respiration est tout à fait interne , c'est l'oxygène, arrivant par les stigmates, qui va chercher les fluides et les tissus organiques jusque dans leur profondeur, et le seul principe de la diffusion des gas suffit pour expliquer l'admission de l'oxygène, et l'évacuation de l'acide carbonique, produit de la respiration. Si quelquefois un insecte agite et gonfle ses divers segments en y faisant entrer une plus grande quantité d'aîr, c'est pour se préparer à prendre son vol en diminuant sa pesanteur spécifique, et non pour respirer davantage. Les acariens, comme les myriapodes et diverses arachnides, reipirent bien aussi par des trachées, mais les plus simples de ces animaux, les mites, par exemple, respirent simplement par toute la surface de leur corps.

Les organes respiratoires des poissons, quoique trèsdifférents aussi de ceux des mollusques ou des crustacés, se nomment également des branehies. Ce sont des arceaux mobiles au nombre de quatre de chaque cdté de la tête, portant chacun une double rangée de filaments rouges, charnus, disposés en dents de peigne. Ils sont protégés par deux plaques osseuses, les opercule*, qui semblent être le prolongement des joues, et dont le mouvement alternatif détermine le renouvellement de l'eau arrivant par la bouche et par des fentes latérales ouvertes au fond du gosier de l'animal. Ces branchies, qui se nomment communément aussi les ouïes des poissons, n'ont pat de cils vibratiles, et absorbent, à

MO

travers la fine membrane qui les revêt, raxfgèoe de l'air dissous dans l'eau. Gert^ns reptiles aquatiqoea , les batraciens, ont, au moins dans le jeune âge, dee branchies qui sont simplement ramifiées et revêtoes de cils vibratiles comme celles des mollusques. Ces \ tiles d'ailleurs ont, i l'état adulte, des que tous les autres reptiles , les oiseaux et les mileres. Les poumons sont des organes mous , eellnlciix . destinés uniquement à la respiiation aérienoe ; fair qui les gonfle y arrive par un canal nommé trachée-artère , lequel se divise ordinairement eu ramificationa nombreuses qu'on nomme les bronches. C'est à travers les parois des cellules auxquelles aboutissent les bronches que le sang, circulant dans des vaisseaux très -fins, reçoit l'oxygène de l'air et abandonne en échange fscide carbonique provenant de l'action de Toxygèoe pntcédemment absorbé. Le mécanisme, qui fait arriver TaBdans les poumons, est asses difTérent dans les dïvcn types des vertébrés, ainsi les tortues dont les o6tes wol immobiles et les grenouilles qui manquent de câCes, remplissent d'air leur bouche dont elles contractent ensuite la cavité pour forcer cet air à pénétrer dans les | Les mammifères ont le poumon renfermé dans i vite formée par les côtes et par le diaphragme , doisua musculaire qui la sépare de l'abdomen. Le volome àr celte cavité devient tout à coup plus grand quand les côtes primitivement obliques se redressent par l'action de» muscles et quand le diaphragme, par l'eflet de la contraction de ses fibres , devient lui-même moins coocave qu'il n'était d'abord. Les poumons ne peuvent se dilater pour remplir ce vide sans que l'air extérieur ne s'y précipite à l'instant , c'est le premier acte respiratoire . l'inspiration ; le second acte , ou l'expiration , a lieu par le relAchement de toutes les fibres qui ont agi et par la contractUité propre quoique asses faible des poumons, et surtout par la contraction des muscles abdominaux qoî, en refoulant la masse des viscères contre le diaphragme, le rend de nouveau concave.

Circulation.

Chez les animaux pourvus d'un cœur et de vaisseau pour la circulation du sang , cette fonction est nécessai> rement lice à celle de la respiration ; car le mouveoicat du fluide nourricier n'a pas seulement pour but de Ir conduire aux différeuts organes qui ont besoin d'éléments réparateurs ou vivifiants , mais aussi il doit reoiporter les molécules dont la vitalité est épuisée et celles qui doivent recevoir l'action directe de l'air. C'est là uotcondition de la perpétuité de ce mouvement , et le fluide ainsi rapporté des diverses parties du corps , et oonuar le sang veineux, doit venir traverser l'appareil respiratoire pour y recevoir, par l'absorption de l'oxygène, de nouvelles propriétés vivifiantes et redevenir sang artériel: toutefois il a dd préalablement se dépouiller, en traversant le foie, de certains principes surabondants, et il s dû se mêler avec le chyle ou le produit le plus récent de la digestion . Le cœur est simplement le moteur ou l'organe d'impulsion du sang; il est simple ou obItiple, c'est-à-dire q^ chez certains animaux on trouve un cœur artériel poussant le sang dans les diverses parties du corps , et un ou deux cœurs chargés jde pousser dans l'appareil respiratoire le sang, qui a besoin de recfvoir l'influence de l'oxygène. Ainsi le cœur à quatre cavités des animaux à sang chaud représente par le fait deoi cœurs réunis ou soudés, quoique distincts.

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