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GÉNÉHALITÉS DE L'HISTOIRE NATURELLE

ao espace raembrtaeax qui , frotté vivement par Fautre aile, prodoii leur cri si conoa. Les criqneU, au contraire, se font eoteadre en frottant contre leurs ailes supérienres le bord interne de leurs cnisMS dentelé en manière de lime. Le bourdonnement plus on moins aigu que font la plupart des insectes en volant est produit sans doute par Pagilation des ailes; mais c'est Tair contenu dsns les sacs trachéens, i la base de Tabdomen, qui contribue surtout par sa vibration à donnera ce bruit son timbre et son intensité, comme l'air contenu dans la caisse d'un violon. Divers insectes i tégument plus dnr produisent un bruit particulier en frottant l'eitrémité de rtbdomen contre les étuis, ou le corselet (protboraz) contre le segment qui le suit

Xer/s et semationê.

Quoique les animaux les plus simples, les infusoires, les polypes , les acalèphes et la plupart des helminthes loient dépourvus de nerfs aussi bien que les végétaux , et gne les uns et les autres donnent des signes plus ou moins évidents iKirritabilité et de molilité , cependant ou 1 coutume de considérer lei nerfs comme euentiellement nécessaires pour la manifestation de ces phénomènes. Ce sont des cordons blancs qui transmettent les impresûons venues du dehors à un centre nommé cerveau cbes les f ertébrés , on i un système de renflements nommés ganglions ches les mollusques et les articulés , et qui , i partir de ce centre ou de ces centres, transmettent aux fibres musculaires les ordres de la volonté ou l'agent nécessaire pour que tel mouvement, telle action ait lieu.

Le système nerveux chez les vertébrés comprend : 1* le cerveau, logé dans la botte osseuse du crâne , qui, ivec les organes des sens et de la manducation , constitue Is partie principale de la tête de ces animaux ; 2*^ la moelle épinière , prolongement du cerveau , logé dans un csnal osseux formé par une séné d'os nommés vertèbres et constituant la colonne vertébrale on l'axe du squelette ; S^les nerfs qui, partant du cerveau et de la moelle épinière , servent aux sensations et i la locomotion , et sont lenlt soumis à l'action de la volonté ; 4® des ganglions liés par quelques filets nerveux à la moelle épinière , mais recevant des nerfs beaucoup plus nombreux distribués ux organes de la digestion, de la circulation , etc., dont fsetion est indépendante de la volonté. Ces nerfs et leurs ganglions forment un ensemble qu'on désigne sous le nom de grand-sympathique , à canse de la coordination qu'ils établissent entre les fonctions de la vie organique. Le cerveau et la moelle épinière occupent toujours la région dorsale des vertébrés, et le grand-sympathique est situé tn-desious. Ches les articulés, au contraire, une double chaîne de ganglions plus ou moins distincts, plus ou BHMns soudés entre eux occupe la région ventrale à partir du commencement de l'œsophage , que surmonte une première paire de ganglions unis latéralement à ceux qui commencent la chaîne ventrale. De ces divers ganglions partent les nerfs qui portent aux fibres muscn- Isires les ordres de la volonté , ou qui transmettent à ces gsttglions les impressions du dehors. On ne peut donc , mslgré leur position si différente, s'empêcher de les considérer comme représentant le cerveau et la moelle épinière des vertébrés , et non le système du nerf grand- «ympathique. Chez les annélides le système nerveux est tout s fait analogue i celui des articulés ; mais , chez les mollusques, à part un rolher nerveux formé autour de i ssophage par les cordons qui unissent les ganglions supérieurs et inférieurs, on ne voit plus aucune analogie : les ganglions sont épars et ne forment plus de chaîne îentrale. On a attribué aux échinodermes un système neneuxen rapport avec la forme rayonnée de leur corps, c nt-ê-dire formant autour de la bouche un anneau d'où ptrteat des branches, correspondant aox rayons ou aux

branches de ces animaux. En généralisant beaucoup trop ensuite le rapport qui existe naturellement entre la disposition do système nerveux et la forme du corps des animaux , on a voulu admettre que celle-ci dépend de cellelà; mais, puisqu'on est forcé de reconnaître que les animaux les plus simples n'ont pas de système nerveux . on ne peut donc poser en principe que la forme dépend toujours du système nçrveux.

Les sensations qui mettent les animaux en rapport avec le monde extérieur et que pour cette raison on nomme fonctions de relation , sont bien plus nécessairement liées à l'existence d'un système nerveux, que la fonction de la locomotion , quoique le sens du toucher paraisse inhérent à la nature même du tissu homogène dans lequel résident tontes les fonctions vitales des animaux inférieurs. Après le sens du toucher, celui de la vue est le plus généralement départi aux animaux ; mais il n'a bien' souvent pour objet qu'une simple perception de la lumière, et non la formation d'une image sur l'extrémité dn nerf optique. On ne peut même s'empêcher d'accorder une certaine sensation de la lumière aux végétaux et à des polypes, qui sont privés d'yeux, car on les voit s'incliner du cdté le pins éclairé, tes yeux destinés à la formation des images sont de deux sortes : les uns sont simples , et leur structure rappelle complètement celle de l'appareil que les physiciens ont nommé chambre obscure; les autres, qui appartiennent aux crustacés et aux insectes , sont des yeux à réseau , composés d'un très-grand nombre de petits yeux réunis sons une seule cornée divisée en autant de petites facettes. L'organe de l'audition ne se trouve avec toute sa perfection que chez les mammifères et les oiseaux ; chez les reptiles il est déjà incomplet , et chez les poissons il ne communique pas directement avec le milieu ambiant; on reconnaît encore une oreille imparfaite , chez les céphalopodes et ches certains crustacés, à la base de leurs antennes. On a voulu attribuer aussi à quelques autres mollusques un organe d'audition, mais la plupart des animaux inférieurs en sont dépourvus. Les organes de l'odorat et du goût se voient dans un nombre d'animaux beaucoup plus restreint : ce dernier même est presque nul chez les oiseaux, dont la langue est dure et cornée, Mais d'un autre cdté on peut bien supposer qu'ils se confondent avec le sens du toucher chez les mollusques, dont la peau est si molle et si impressionnable , et que chez les insectes dont le corps est traversé par des milliers de trachées les moindres odeurs peuvent être perçues par l'ensemble de ces vaisseaux aérifères.

ChaUur amimaU^ pkotpkareMeenett Heetrieité.

Quoique certains végétaux, tels que les aroidées montrent dans leur fleur, à l'instant de la fécondation, un dégagement de chaleur, quoique les insectes en sociétés nombreuses, tels que les abeilles, puissent produire une élévation notable de température dans leur habitation ; cependant, excepté les mammifères et les oiseaux, qu'on nomme par exception animaux à sang chaud , tous les êtres vivants n'ont qu'un très-faible degré de chaleur propre.

La température du sang des mammifères est presque constante de 38 à 40 degrés centigrades quel que soit la température de l'air extérieur ; celle î|es oiseaux, constante aussi, est de quatre à cinq degrés plus élevée. On a cru pouvoir attribuer cette chaleur à la combinaison de l'oxygène avec le carbone dans les poumons ou dans les veines pour former de l'acide carbonique, comme dans la combustion du bois et du charbon dans UM foyers. Hais la constance même de cette température , quel que soit le climat , et d*tmtre part l'absence de chaleur propre ches les reptiles , prouvent que cette combinaison n'est pas la vraie cause ou du moins n'est pas la seule de la chaleur produite.^ Il est bien vrai-

temblable aa contraire qoe l'action des nerfs contribue davantage à ce dégagement de chaleur, comme elle est aussi la cause unique de Télectricité animale , -et cela même eipliqne le refroidissement d*un membre paralysé dans lequel la sensibilité ou l'action nerveuse a disparu sans que la nutrition cesse d'avoir lieu.

La phosphorescence ne s'observe guère dans l'état de vie que ches des animaux inférieurs , ches quelques insectes comme le ver luisant, ches des petits crustacés , des mollusques , des méduses , des annélides , des polypes, des iofusoires , etc. ; son intermittence fait penser aussi qu'elle est en partie soumise à la volonté de l'animal , mais elle persiste quelquefois après la mort, et dans ce cas elle peut bien être analogue à celle que nous montrent les corps organisés en décomposition, comme les débris de poisson , c'est-À-dire qu'il y a combustion du phosphore mis en liberté par les réactions mutuelles des substances oi^aniques.

L'électricité animale n'a été bien observée que ches quelques poissons comme la torpille et le gymnote ; elle est produite dans des organes spéciaux , composés d'un grand nombre de cellules remplies d'un liquide mucilaginenx et empilées de manière à former un amas de prismes hexagones juxtaposés. Cette disposition n'est pas sans une certaine analogie avec celle des piles voltaïques ; mais ce sont des nerfs venant d'un lobe particulier du cerveau « et distribués en grand nombre dans ces cellules qui dégagent véritablement le fluide électrique que l'organe a seulement la faculté de retenir et de condenser. Les secousses données par ces poissons i la main qui les touche , sont entièrement semblables à celles que donne la bouteille de Leyde chargée d'électricité, et l'on est parvenu dans ces derniers temps à reproduire avec eux tous les autres phénomènes électriques. Comme d'autre part on savait depuis les expériences de Galvani qne l'électricité transmise par les nerfs peut exciter les contractions musculaires d'un animal tué récemment , on a été conduit à admettre une certaine analogie entre le fluide électrique et l'agent nerveux.

Inteiligenee. — Instinct.

L'homme seul a reçu, avec rintelligence,la perfectibilité, et c'est là ce qui le distingue de tous les autres animaux , qui ont l'intelligence jusqu'à un certain point et dans une certaine mesure, ou ches lesquels cette faculté est suppléée par l'instinct. L'intelligence est la faculté de comparer des idées ou des impressions extérieures, et d'en déduire un jugement qui motive les actions de l'animal. Elle paraît avoir son siège dans le cerveau et ne s'observe bien clairement que chez les vertébrés qui soqt pourvus de ce centre nerveux ; elle est bien manifeste chez les chiens, les singes, l'éléphant, le cheval, qui font de véritables raisonnements , et qui sont susceptibles d'une certaine éducation ; ches les rongeurs et les ruminants elle est déjà bien plus obtuse et plus subordonnée à l'instinct ; ches quelques oiseaux elle est sans doute supérieure à celle des derniers mammifères, mais encore pour les plus intelligents, pour les faucons, par exemple, l'éducation n'est que le développement , la culture de l'instinct et non l'habitude de comparer un plus grand nombre d'idées. Les reptiles sont encore inférieurs sous ce rapport Ax oiseaux , et les poissons ne donnent plus guère de preuve d'intelligence qne par le soin avec lequel ils évitent des dangers nouveaux. Tout le reste ches les divers animaux est du ressort de l'instinct , cette antre faculté qui les fait agir non d'après des idées acquises ou des impressions extérieures, mais d'après des idées innées qui les poussent dans telle ou telle direction , comme la réminiscence d'un acte qu'ils n'ont pas fait eux-mêmes ou plntAt comme le rcve qui poursuit et fait agir un somnambule. Ainsi l'abeille, après sa vie inerte de larve

et son sommeil léthai^qne de nymphe , s'éveille à point nommé avec ses instincts bien complets, avec son aptitude à construire géométriquement ses alvéoles poar loger une progéniture qui n'est pas la sienne , à récolter le miel et le pollen , à préparer le propobs et la cire , et à sentir à travers les airs , les fleurs qu'elle doit visiter et la rncbe où elle revient sans hésiter.

11 faut bien croire alors qu'une impression infiniment trop faible pour faire naître des idées d'on TinteUigence déduirait an jugement, suffit pour éveiller, l'instinct tout entier. C'est ainsi qne les oiseaux voyageurs sont avertis de l'époque de leurs migrations et sont guidés s travers les plus vastes contrées, c'est ainsi que l'insecte semble deviner le lieu précis où il doit insérer son œuf à travers l'écorce des végétaux pour qne la jenoe larve trouve aussitôt la nourriture qui lui convient L'instinct ne se voit guère ches l'homme que dans sa première enfance , lorsqu'il sait si bien trouver le aein qui doit le nourrir. Ches les animaux les plus simples, il n'a également pour but que la recherche de la nourriture , ou peut-être le soin d'échapper à une destruction prochaine ; en s'élevant dans la série des êtres , on le voit revêtir presque les caractères de l'intelligence, et tout an moins on doit reconnaître qne les idées acquises par l'intelligence peuvent se transmettre par la génération et constituer de nouveaux instincts pour les races : c'est ainsi que les chiens de chasse manifestent des inatiods transmis par leurs parents et qui manquent compléta ment à d'autres races de chiens.

Reproduction,

Le fait de la reproduction des êtres vivants, tonjours avec leurs mêmes formes, leur uième stractore et leurs mêmes instincts est un des mystères les plas impénétrables de la création. Quelques philosophes pour l'expliquer se sont trouvés conduits à admettre la pn^ existence des germes qui, depuis l'instant de la créatioe. auraient été contenus et comme emboîtés les uns dam let autres; c'est la doctrine de l'embottement des germa, qui est en contradiction avec beaucoup de faita constants . et qui d'ailleurs doit révolter la pensée en montrant une si énorme proportion de germes inntilement créés aa coflunencement des siècles pour être détroits avant dr nattre. On incline pins généralement à penser anjoord'hui que tons les Cfirps vivants ont le pouvoir de transmettre à une ou plusieurs de leurs parties la faculté de sf développer suivant la forme qui leur est propre. Quelques naturalistes 'ont voulu admettre la possibilité d'aor génération spontanée pour totts les êtres. >ion pas qii« tons les êtres se fussent formés, disait-on, avee lear organisation actuelle, mais cette organisation s'était pmgressivemenl perfectionnée, dans les nouvelles races successivement issues les unes des autres. Cependant qooiqBr l'on ne puisse doutei' de l'influence du milieu ambiant sar le développement des êtres ; quoique, encore aajourd^hui. pour quelques helminthes ou végétaux parasites, pour quelques infusoires ou végétaux microscopiques , oq ne voie guère d'autre origine probable qne la généntjofl spontanée, on ne peut sériensement admettre qne le» organismes les plus complexes soient le résultat des modifications successives de ces êtres ambigus; car, bien loin de subir des modifications profondes , le type des divers organismes se montre avec une persistaor? merveilleuse dans les variétés , dans les rares et jusqof dans les anomalies et les monsti'uosités qui en provienneaL Le mode de reproduction le plus simple, c'est la fi»»parité ou division spontanée d'un être en deux on pissieurs parties qui continuent à vivre et deviennent antaot d'êtres complets semblables à celui d'où ils proviennent. Les végétaux les plus simples, les infusoires, qnelquei turbellariés et les nais , se propagent de cette manière :

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